Queer zones. Politique des identités sexuelles et des savoirs, Edition revue et augmentée
Bourcier Marie-Hélène
AMSTERDAM
17,30 €
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EAN :9782915547290
Comme un immense jeu de quilles, dont ce livre serait la boule et où l'on verrait valser en tous sens la république straight (blanche, mâle, hétérosexuelle) l'essence de la Femme et le féminisme classique, les homos institutionnels, l'état-major de Ni putes ni soumises, avec, pour faire bonne mesure, Pierre Bourdieu et Jacques Lacan. On s'attaquera à cette zone brûlante qu'est la frontière entre la sexualité, les genres, la race et l'espace public. On comprendra que les genres ne sont pas deux mais innombrables, qu'ils sont le résultat de toutes sortes, de constructions, qu'il faut les voir comme des performances, des imitations sans original. On verra pourquoi le féminisme blanc et républicain s'oppose de toutes ses forces à une telle conception et s'accroche à une vision essentialisée de La Femme. Dans le style trash et érudit qu'on lui connaît, Bourcier reprend en les élargissant les thèmes des gender studies et des postcolonial studies : une entrée en fanfare dans l'univers queer, celui de Madonna, de l'Exorciste du post-porno et des freaks.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
250
Date de parution
20/09/2006
Poids
284g
Largeur
130mm
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EAN
9782915547290
Titre
Queer zones. Politique des identités sexuelles et des savoirs, Edition revue et augmentée
Auteur
Bourcier Marie-Hélène
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
130
Poids
284
Date de parution
20060920
Nombre de pages
250,00 €
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Queer zones 3 est le dernier volume d'une trilogie qui offre un panorama du "queer made in France" tel qu'il s'est développé depuis dix ans. Marie-Hélène Bourcier y poursuit ses analyses des politiques sexuelles et des zones "érogènes" hautement politiques identifiées dès Queer Zones 1 comme espaces de transformation subjective et sociale: le SM, la post-pornographie et les subcultures trans. Elle y souligne les conséquences politiques du refus français d'un cultural turn, dont les effets se font sentir à travers un canon universitaire étriqué et excluant, mais aussi, plus généralement, dans les politiques de l'identité pratiquées en France. Queer Zones 3 s'affirme comme un moment de rupture assumée avec les politiques LGBT officielles, dont l'homonationalisme et l'agenda homonormatif sont aux antipodes des projets politiques queer. Pour Marie-Hélène Bourcier, ces politiques participent d'une gouvernementalité des minorités qui contredit l'un des fondamentaux des luttes féministes, antiracistes et queer: l'empowerment. Queer Zones 3 est ainsi une réflexion sur les ressources et l'orientation de notre "queerisation", un appel à l'action et à la créativité politique, qui s'efforce de dégager les conditions d'une nouvelle "désorientation sexuelle" visant à bouleverser notre conception moderne de l'homosexualité et de l'hétérosexualité.
Comme un immense jeu de quilles, dont ce livre serait la boule et où l'on verrait valser en tous sens la république straight (blanche, mâle, hétérosexuelle) l'essence de la Femme et le féminisme classique, les homos institutionnels, l'état-major de Ni putes ni soumises, avec, pour faire bonne mesure, Pierre Bourdieu et Jacques Lacan. On s'attaquera à cette zone brûlante qu'est la frontière entre la sexualité, les genres, la race et l'espace public. On comprendra que les genres ne sont pas deux mais innombrables, qu'ils sont le résultat de toutes sortes, de constructions, qu'il faut les voir comme des performances, des imitations sans original. On verra pourquoi le féminisme blanc et républicain s'oppose de toutes ses forces à une telle conception et s'accroche à une vision essentialisée de La Femme. Dans le style trash et érudit qu'on lui connaît, Bourcier reprend en les élargissant les thèmes des gender studies et des postcolonial studies: une entrée en fanfare dans l'univers queer, celui de Madonna, de l'Exorciste du post-porno et des freaks.
Ce numéro explore divers agencements inventés par des individus assignés femmes pour composer avec la masculinité. En quoi les femmes et les lesbiennes masculines, les trans'ftm (female to male) sont-elles des hommes pas comme les autres ? Les masculinités inventées à partir de leurs expériences ont-elles le pouvoir de modifier le système sexe/genre, jusqu'où, comment ? Quelles sont les relations entre ces masculinités sans hommes et les masculinités hégémoniques, d'un côté, le féminisme, de l'autre ?
L'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.
Sellier Geneviève ; Chollet Mona ; Lacurie Occitan
Au tournant des années 1960, la Nouvelle Vague inaugure une nouvelle façon de faire du cinéma : libération de la mise en scène, réalisme des dialogues, attention portée au montage... Ce mouvement se distingue en outre par sa critique politique de la société de consommation et des normes morales bourgeoises. La critique a toutefois une limite, et de taille : elle évacue presque complètement les aspirations des femmes, nouvelles actrices de la culture de masse. Les créateurs sont majoritairement des figures masculines, et les représentations qu'ils véhiculent empreintes de stéréotypes, quand elles ne tendent pas à invisibiliser les femmes ou, pire, à associer leur émancipation à une régression politique. C'est donc avec une vision monolithique et glorifiante de la Nouvelle Vague que Geneviève Sellier nous invite à rompre. Décentrant la figure de l'auteur, articulant l'analyse des films avec leur contexte de production et de réception, elle nous raconte les transformations des rapports de sexe, et la lutte toujours en cours des femmes pour asseoir leur légitimité en tant que créatrices à part entière.