Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein est "le" cinéaste de la révolution soviétique, et les images de ses films se superposent aux photos d'archive dans l'imaginaire collectif. Les deux expériences essentielles pour sa formation sont la lecture de Freud et sa rencontre avec Meyerhold. Passionné d'art, il participe aux mouvements d'avant-garde, dessine des décors et fait ses premières mises en scène de théâtre dans les années 20. Passé au cinéma, son ambition est d'éduquer les masses par le film, de créer une psychologie collective de "l'homme nouveau". Le montage est au c?ur de son écriture cinématographique. La dernière séance de son premier film, La grève, sur la révolution avortée de 1905, monte en parallèle un massacre de bovins et celui des ouvriers par la police. Suit un an plus tard Le Cuirassé Potemkine, immense succès international qui reste aujourd'hui un classique absolu du septième art. En 1929, il part aux Etats-Unis et tourne Que viva Mexico!, une histoire du Mexique depuis les premiers dieux de pierre. Son retour dans l'URSS stalinienne des années 30 est douloureux; il ne peut exercer son art que sous la pression de la commande et de la censure. Ses deux derniers films sont des allégories puisées dans l'histoire de la Russie: face à la menace hitlérienne, Alexandre Nevski raconte la victoire du prince Nevski contre les chevaliers Teutoniques au treizième siècle; Ivan le terrible, où le tsar est la métaphore de Staline, est un hymne à la nation russe désormais en guerre, et avant tout à son chef. Eisenstein a-t-il été un communiste? Sans doute plutôt marxiste sincère, au sens de sa croyance en la vivacité infinie du peuple. Biographie: Ancien rédacteur aux Cahiers du cinéma, Stéphane Bouquet est écrivain et scénariste.
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Nombre de pages
93
Date de parution
28/02/2008
Poids
338g
Largeur
185mm
Plus d'informations
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EAN
9782866425067
Titre
Sergeï Eisenstein
Auteur
Bouquet Stéphane
Editeur
CAH CINEMA
Largeur
185
Poids
338
Date de parution
20080228
Nombre de pages
93,00 €
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Résumé : Agnès & ses sourires est un récit à la forme singulière. Il suit la logique du dossier de demande d'aide à l'écriture, imposée par l'industrie du cinéma : synopsis, traitement, description des personnages, note d'intention. L'histoire est racontée au rythme de ces différents formats d'écriture fonctionnelle qui servent à donner une image du film à venir. Des coulisses du cinéma émerge une structure poétique et narrative en spirale, faite de répétitions et d'amplification, de détours musicaux et de durées dilatée, venant contrecarrer et confirmer la trajectoire tant implacable qu'annoncée de la mort d'Agnès, personnage principal du récit et soeur du réalisateur. Agnès & ses sourire est avant tout un scénario de mélodrame, mais aussi un écrit conceptuel, une réflexion métaphysique sur l'amour et le langage, un essai littéraire et émotionnel sur le cinéma.
Dans un dîner, il y a toujours un moment où l'on parle météo et un autre où l'on parle politique et un autre où l'on parle cinéma et un autre où l'on parle sexe. En France, en tout cas ? et sans doute ailleurs aussi. " De quoi avons nous eu l'air / à cancaner hier / à la table du dîner ? " demandait par exemple, James Schuyler (poète US) avec lequel il devait être si agréable de converser. Ou peut-être pas. Mais ses poèmes sont d'une tendresse qui rend la compagnie de leur auteur infiniment désirable. La Cité de paroles voudrait être un livre en compagnie. Comme les convives d'un dîner, il vagabonde d'un sujet à l'autre, avec pas mal de sauts dans le passé ou à l'étranger. Le livre parle politique (existe-il un poème démocratique ?) et météo (pourquoi Pasolini aimait-il la pluie ?) et sexe (la prostitution ou l'homosexualité sont-elles des formes qui aident le poème à s'inventer ?) et etc. Mais en basse continue circule la même idée obsédante : les poèmes ne sont pas des choses sacrées ou ésotériques. Au contraire, ils sont des moyens de la conversation et du partage et du laisser-aller. Ils doivent s'efforcer d'être aussi futiles qu'une après-midi passée à la plage. C'est-à-dire que soleil & mer & odeurs d'huiles hydratantes : quelque chose dans l'allant de l'expérience (poétique) est partagé entre inconnus.
Résumé : Une lettre de Pier Paolo Pasolini explique son attachement à L'Évangile de Saint Matthieu : " Ce jour-là je l'ai lu tout à la file, comme un roman. Et dans l'exaltation de cette lecture, il m'est venu l'idée d'en faire un film. " En fait, dès son adolescence, la lecture de Matthieu fut une source d'inspiration pour sa poésie. Il s'est d'ailleurs souvent identifié lui-même à la figure du Christ, venu aider et aimer les hommes, et que les hommes rejetaient. La réalisation d'Il Vangelo secondo Matteo marque un tournant dans la carrière de Pasolini cinéaste, ce film a été le laboratoire de son style propre, dans la mesure où il s'aperçoit très vite que l'adaptation du texte du Nouveau Testament le mène à la limite du chromo. Il choisit donc de rester littéralement fidèle au texte en bouleversant, la grammaire cinématographique. Il mêle des expériences formelles variées, du réalisme du reportage à la stylisation de certains " tableaux " de la vie du Christ pour aboutir à ce qu'il nomme un " magma ". Son Christ, au milieu de ces années 60 si novatrices, dégage un parfum de scandale. Le poète rebelle, influencé par la vision humaniste du communisme d'Antonio Gramsci, porté par les courants catholiques d'extrême-gauche de l'époque, dresse le portrait d'un Christ révolutionnaire : le cinéaste entend dans l'Evangile un appel à la lutte contre un ordre ancien, vers un monde meilleur où régnerait une grande joie primitive.
Résumé : In anno aetatis est l'inscription que les Romains gravaient sur les tombes. Cela vent dire : il est mort dans l'année de cet âge, par exemple vingt-trois ans. D'une certaine façon, ce titre convient à ce livre, qui est un tombeau. Je tiens le compte, jour par jour, de la mort et comment elle progresse. Je est le personnage de ces textes. Il est celui qui va mourir ; et aussi, il désire et attend la beauté. Il est probable que je puisse être presque n'importe qui, ou an moins beaucoup de monde. Publier semble accréditer l'idée que c'est important qu'on existe, soi - alors que dieu sait. A la fin, on se retrouve la bouche entrouverte et les yeux qui bavent. S. B.
Résumé : Puisant dans des films célèbres et très divers, sélectionnés dans toute l'histoire du cinéma, classique ou récent, ce livre rend compte d'une histoire du scénario au cinéma et décèle les tendances actuelles des cinémas américain, français et asiatique. Ces scénarios sont des modèles actuels et vivants, réservoirs d'exemples dans leurs irrégularités et par les aléas de leur écriture. Le parti pris de cet ouvrage est qu'au fond, les histoires sont toujours les mêmes, ce dont se réjouit son auteur qui y voit le signe d'une solidarité de l'expérience humaine à travers l'espace et le temps. Ce qui est en revanche indéfiniment neuf, c'est l'art de la narration, l'art du conte, dont le scénario est une application particulière au cinéma. Cette narration repose sur des techniques utilisées dans tout scénario, des "trucs", des procédés très pratiques. Loin de les ériger en normes, l'auteur s'attache aussi à montrer comment il est possible de les retourner, les dévier ou les renouveler. Michel Chion inventorie les éléments constitutifs d'un scénario, les ressorts dramatiques, les procédés de construction et de narration, les fautes possibles..., qu'il est toujours permis de commettre. Les quatorze films de référence sont Le Testament du Docteur Mabuse, Le Port de l'angoisse, L'Intendant Sansho, L'Invasion des profanateurs de sépulture, A travers le miroir, Taxi Driver, Pauline à la plage, Thelma et Louise, Chute libre, Pulp Fiction, Un jour sans fin, In the Mood for Love, L'Emploi du temps et Uzak.
Cet ouvrage est une sélection des articles critiques les plus importants écrits par Eric Rohmer entre 1948 et 1979, dans des publications aussi différentes que Les Temps modernes, Arts, Combat, ou, principalement, les Cahiers du cinéma, dont il fut l'un des principaux critiques depuis sa création, et, entre 1957 et 1963, le rédacteur en chef.
La Boulangère de Monceau (1962) La Carrière de Suzanne (1963) Ma nuit chez Maud (1968) La Collectionneuse (1966) Le Genou de Claire (1970) L'Amour l'après-midi (1972)