Vie Sociale N° 1 : Vie sociale, traces et perspectives d'avenir
Bouquet Brigitte
ERES
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EAN :9782749237169
Extrait de l'introduction de Marc de Montalembert et Jacques RiffaultLa revue Vie sociale a succédé en 1964 aux Cahiers du Musée social. Ceux-ci étaient la publication du Musée social, fondé le 19 mai 1894 par le comte de Chambrun qui fixait trois objectifs à sa fondation (reconnue d'utilité publique la même année):- «renforcer les réseaux de la vie associative;- persuader une élite éclairée de rechercher activement des solutions à "la question sociale";- réunir une large documentation sur les mouvements sociaux, en France et à l'étranger».On pourrait résumer aujourd'hui ces objectifs de la façon suivante: donner un contenu à la citoyenneté républicaine par des droits sociaux et des prestations sociales.En 1963, le Musée social fusionne avec l'Office central des oeuvres de bienfaisance (OCOB) et devient le Centre d'études, de documentation, d'information et d'action sociales: Cedias-Musée social. En janvier 1964, paraît le premier numéro de Vie sociale.Tous les trois mois, la revue traite des problèmes sociaux aussi bien sous l'angle de la réflexion et de la recherche que sur le plan de l'aide à la décision et de l'action et l'intervention sociale de terrain. Chaque numéro thématique concilie réflexion et information concrète au service des acteurs, décideurs et chercheurs.Au tournant des années 1980, et au fil des années, Vie sociale s'est peu à peu affirmée comme un des lieux reconnus d'information, de débat, de réflexion, de problématisation, de propositions aussi, dans le domaine de l'intervention sociale.Un recensement des articles qui y ont été publiés au cours de ces années, donne à voir une diversité de thèmes et d'approches couvrant en fait la totalité du champ de l'intervention sociale dans ses différents aspects.De la connaissance des difficultés rencontrées par les populations à la réflexion critique sur les politiques proposées pour y apporter des réponses, de l'interrogation sur les pratiques d'intervention existantes à la promotion de l'innovation, Vie sociale témoigne de la vitalité et de la richesse intellectuelle et pratique d'un vaste secteur professionnel souvent mal connu, parfois franchement méconnu bien qu'il soit vital pour l'avenir de notre société et celui de notre organisation politique, démocratique et républicaine.Défendant une «pensée ouverte», éloignée des idéologies toujours réductrices, sans pour autant sombrer dans l'éclectisme sans principe, en prise sur l'actualité et la complexité du «terrain», Vie sociale a pour vocation d'en favoriser la compréhension et la lecture avec et par ceux qui, bien souvent «en première ligne» et «avec les moyens du bord», quotidiennement se débrouillent pour trouver des issues aux situations parfois (souvent?) désespérées qu'ils rencontrent. Elle s'affirme ainsi comme un support pour l'action et le travail difficile des acteurs, nourrit les réflexions sur les orientations à prendre aux différents niveaux où elle se développe, et promeut l'intervention sociale et sa pensée auprès d'un lectorat soucieux de connaissance et de citoyenneté.Résolument tournée vers l'avenir, «défricheuse» de ce qui se profile sur l'horizon de la question sociale, c'est aussi dans Vie sociale que s'est constitué et continue de se constituer peu à peu un discours historique sur l'intervention sociale. Parce que ce qui est devant est déjà notre présent et que ce qui nous est présent sera très vite passé. Par sa continuité, à près de cinquante années d'existence, Vie sociale a su en garder les traces et y revenir régulièrement pour en interroger le sens, sans jamais sombrer dans la nostalgie vieillissante et au final mortifère du «c'était mieux avant»...
Ce numéro a pour objectif de contextualiser la préparation des Etats généraux du travail social, de réfléchir aux apports des assises territoriales et des travaux des commissions, de mettre en lumière les enseignements majeurs de cette démarche et de proposer un certain nombre d'enjeux fondamentaux pour l'avenir.
Bouquet Brigitte ; Sainsaulieu Ivan ; Jaeger Marce
L'exigence d'évaluation a envahi tous les secteurs de la société. Dans le secteur de la santé et celui de l'action sociale et médico-sociale, cette question est au c?ur des dispositions législatives et réglementaires. Elle nécessite plusieurs approches, aussi bien historique, épistémologique, sociologique, méthodologique que politique. L'évaluation, en effet, est d'abord un processus de construction de connaissances et un champ de savoirs et de méthodes scientifiques. Mais elle peut être utilisée comme une forme de régulation du social, inscrite au c?ur des rapports entre la science et la société, entre la science et le politique, entre la science et le contrôle administratif et la technocratie. Ce livre résulte, pour une grande partie, d'un séminaire organisé conjointement par la chaire Travail social du Conservatoire national des arts et métiers et le Groupe de recherches d'Ile-de-France, qui a associé plusieurs instituts de formation en travail social. Il vise à aider les professionnels de l'action sociale et médico-sociale à mettre en place des démarches d'évaluation de leurs activités, mais aussi des processus d'amélioration de la qualité des réponses apportées aux personnes en difficulté. Il s'adresse à toutes les personnes ayant des responsabilités en action sociale et médico-sociale, ainsi qu'aux élèves et étudiants dans ce secteur.
La participation renvoie à un modèle de société qui prend ses distances avec la division du travail et la société salariale. Elle redéfinit les principes présidant l'action publique. Et pour l'action sociale, l'assistance étant jugée trop passive et l'État providence engendrant trop l'assistanat, une législation instaurant la participation entend lui substituer un modèle d'appartenance plus actif, plus individuel et mieux maîtrisé par chacun. Pour autant, quelle est la réalité de la participation? Comment comprendre sa notoriété et vérifier sa pertinence? Peut-on réinventer une nouvelle citoyenneté grâce à la participation, et si oui, comment et dans quel cadre? La participation ne cache-t-elle pas un nouveau projet normatif par une économie libérale dominante? Cet ouvrage est issu d'un séminaire associant professionnels et chercheurs, conçu par la chaire de travail social du Centre national des arts et métiers (Cnam), le Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (Lise), le Groupement de coopération de recherches en action sociale et médico-sociale d'Île-de-France (Gril), qui rassemble plusieurs instituts de formation en travail social, et le Centre d'économie sociale, travail et société (Cestes) du Cnam.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
La thérapie familiale présente plus de risques de ruptures d’alliance que la thérapie individuelle. Fort de son expérience, l’auteur nous invite à créer et à consolider l’alliance thérapeutique sur base du confort du thérapeute. Cette manière originale de procéder permet l’émergence des compétences et des ressources de la famille, souvent enfouies sous les problèmes apparents ! Un livre bienveillant et incontournable en matière de thérapie familiale et systémique !
Le quatrième trimestre de la grossesse désigne les premiers temps du post-partum : bébé vient de naître et ses parents commencent avec lui la plus surprenante et la plus généreuse des aventures humaines. Beaucoup d'informations sont désormais disponibles, mais quand le langage courant et les routines de soins sont en décalage avec les connaissances récentes, ces premiers moments peuvent devenir un véritable casse-tête. Quel que soit le sujet -proximités, alimentation, pleurs, sommeil, hygiène-, les explications et les conseils parfois contradictoires, incomplets ou péremptoires, génèrent un niveau d'incohérence phénoménal et fragilisent les boussoles parentales, alors qu'ils font déjà face à tant de défis.
Dans une société qui a sacrifié ses utopies sur l'autel de l'individualisme et d'un consumérisme débridé, que reste-t-il des ambitions éducatives ? Quel avenir pour notre jeunesse ? Qui, encore, pour s'occuper des enfants et des adolescents, surtout quand ils vont mal. Un dialogue authentique et ouvert entre un universitaire engagé et un professionnel de terrain qui réhabilite l'art de la pédagogie.
Résumé : Essentielle pour comprendre le monde qui nous entoure, la psychologie sociale éclaire les interactions entre les individus et la société. En se penchant sur les mécanismes qui régissent ces échanges, elle répond à de nombreuses questions d'hier et d'aujourd'hui : comment nos appartenances sociales influencent-elles l'image de soi et le comportement ? , pourquoi, face à une injustice, certaines personnes se rebellent alors que d'autres se soumettent ? , quand et pourquoi est-on prêt à secourir des personnes en détresse ? , est-il vrai que les médias contribuent à la violence ? ... Cet ouvrage, écrit par deux spécialistes du sujet, propose une synthèse et une vision d'ensemble des différents travaux et contenus de la psychologie sociale. Une approche claire, pédagogique et progressive des trois grands domaines que sont la pensée sociale (jugement, perception, identité), l'influence sociale (la culture, les normes, attitudes, changements et comportements) et les relations sociales (relations intimes, processus de groupe) dans une approche à la fois historique et pratique. Pour aider l'étudiant à maîtriser la matière, il trouvera dans le manuel : une partie théorique exposant les enjeux et évolutions du sujet des cas pratiques (expériences et exemples) des résumés des questions de révision des illustrations et des vidéos des cartes mentales des suggestions de lecture De son côté, le professeur aura à sa disposition : des slides de présentations des illustrations l'accès à une page Facebook dédié au livre Un véritable guide et outil de travail pour l'étudiant et le professeur en psychologie.
Pourquoi sommes-nous si vulnérables à la manipulation collective ? Découvrez les racines psychologiques du totalitarisme moderne. Dans cet essai percutant, le professeur de psychologie clinique Mattias Desmet explore les mécanismes psychologiques qui sous-tendent la montée du totalitarisme de masse. Il identifie quatre facteurs clés - isolement social, manque de sens, anxiété et insatisfaction flottantes - qui rendent une société vulnérable à la manipulation collective. A travers l'exemple de la crise du COVID-19, Desmet montre comment ces dynamiques ont été exacerbées, conduisant à une unification de la population autour d'un ennemi commun, le virus. Cette "hypnose collective" crée un climat où les individus, pris dans une quête de sens et de solidarité, se tournent aveuglément vers un narratif dominant. La psychologie du totalitarisme est une réflexion essentielle sur la psychologie de masse et la manière dont les sociétés peuvent être conditionnées à accepter des idéologies totalitaires. Un ouvrage clé pour comprendre les dangers d'une pensée collective déconnectée de la liberté individuelle.
La psychologie du travail et des organisations constitue un champ de la psychologie qui offre de nombreux débouchés. Cet ouvrage, première approche du domaine, se veut pratique d'accès en présentant sous forme de fiches les savoirs de base ainsi que les thèmes émergents de la discipline. Il considère les évolutions actuelles du travail et fait également une place aux différentes applications (recrutement, bilan de compétences, formation psycho-sociologique, santé au travail, conditions de travail, diagnostic organisationnel...). Enfin, un texte de synthèse fait ressortir les paradoxes de la situation du travail en France.
Résumé : Pourquoi une manifestation, pourtant encadrée, bascule-t-elle dans la violence ? Comment expliquer qu'un individu change de comportement dans une foule ? Qu'advient-il de notre libre arbitre lorsque nous nous rassemblons en nombre ? Qu'est-ce qu'un leader charismatique et comment s'y prend-il pour convertir une foule à ses idées ? Comment sommes-nous passés de la dictature du souverain à celle de l'opinion publique ? Avec ce livre de 1895 promis à un succès mondial, Gustave Le Bon (1841-1931) dissèque l'âme des foules, cette logique grégaire qui fait sauter les digues individuelles et emporte tout sur son passage dès lors qu'une masse se constitue. Un classique à l'origine de la psychologie sociale.