Le mot " prévention " est sur toutes les lèvres, elle serait l'affaire de tous. Recette de bon sens, outil de la pratique, la prévention est également devenue un référentiel d'action publique. Mais dans le même temps, le concept de prévention est susceptible d'interprétations diverses, la mise en œuvre n'est pas à la mesure des annonces et les pratiques de prévention sont réinterrogées. C'est pourquoi au sein du laboratoire Lise du CNAM, dans l'axe intitulé " Politiques et action sociales, acteurs et régulation ", un séminaire, conçu par la chaire de travail social du CNAM et par le Groupement de recherche de l'Ile-de-France (GRIF), a abordé la question " La prévention : concept, politiques, pratiques en débat " sous les approches suivantes : revisiter le concept de prévention dans sa dimension cognitive, analyser les pratiques de prévention dans leurs effets explicites comme implicites, identifier les enjeux et les paradoxes. La première approche est de caractère sociohistorique, prenant en compte les cadres et modèles culturels dans deux champs, le sanitaire et le social. Elle est suivie d'analyses critiques sur la prévention concernant la protection de l'enfance, l'une concernant la France, l'autre le Québec. Puis est traitée la prévention de la délinquance juvénile, particulièrement sous la forme de la prévention spécialisée. Enfin, au terme de cet entre-croisement d'approches compréhensives, constructivistes ou critiques, la dernière partie de l'ouvrage revient sur l'ensemble des enjeux de la prévention. Ainsi, cet ouvrage contribue au débat car il pose des éléments de recherche et de réflexion, les met en perspective, propose des délimitations, esquisse des pistes à approfondir, afin que la prévention qui fait partie de l'éthique sociale puisse être comprise et mise en œuvre de la meilleure manière possible.
Nombre de pages
181
Date de parution
15/10/2005
Poids
260g
Largeur
160mm
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EAN
9782747593403
Titre
La prévention: concept, politiques, pratiques en débat
Extrait de l'introduction de Marc de Montalembert et Jacques RiffaultLa revue Vie sociale a succédé en 1964 aux Cahiers du Musée social. Ceux-ci étaient la publication du Musée social, fondé le 19 mai 1894 par le comte de Chambrun qui fixait trois objectifs à sa fondation (reconnue d'utilité publique la même année):- «renforcer les réseaux de la vie associative;- persuader une élite éclairée de rechercher activement des solutions à "la question sociale";- réunir une large documentation sur les mouvements sociaux, en France et à l'étranger».On pourrait résumer aujourd'hui ces objectifs de la façon suivante: donner un contenu à la citoyenneté républicaine par des droits sociaux et des prestations sociales.En 1963, le Musée social fusionne avec l'Office central des oeuvres de bienfaisance (OCOB) et devient le Centre d'études, de documentation, d'information et d'action sociales: Cedias-Musée social. En janvier 1964, paraît le premier numéro de Vie sociale.Tous les trois mois, la revue traite des problèmes sociaux aussi bien sous l'angle de la réflexion et de la recherche que sur le plan de l'aide à la décision et de l'action et l'intervention sociale de terrain. Chaque numéro thématique concilie réflexion et information concrète au service des acteurs, décideurs et chercheurs.Au tournant des années 1980, et au fil des années, Vie sociale s'est peu à peu affirmée comme un des lieux reconnus d'information, de débat, de réflexion, de problématisation, de propositions aussi, dans le domaine de l'intervention sociale.Un recensement des articles qui y ont été publiés au cours de ces années, donne à voir une diversité de thèmes et d'approches couvrant en fait la totalité du champ de l'intervention sociale dans ses différents aspects.De la connaissance des difficultés rencontrées par les populations à la réflexion critique sur les politiques proposées pour y apporter des réponses, de l'interrogation sur les pratiques d'intervention existantes à la promotion de l'innovation, Vie sociale témoigne de la vitalité et de la richesse intellectuelle et pratique d'un vaste secteur professionnel souvent mal connu, parfois franchement méconnu bien qu'il soit vital pour l'avenir de notre société et celui de notre organisation politique, démocratique et républicaine.Défendant une «pensée ouverte», éloignée des idéologies toujours réductrices, sans pour autant sombrer dans l'éclectisme sans principe, en prise sur l'actualité et la complexité du «terrain», Vie sociale a pour vocation d'en favoriser la compréhension et la lecture avec et par ceux qui, bien souvent «en première ligne» et «avec les moyens du bord», quotidiennement se débrouillent pour trouver des issues aux situations parfois (souvent?) désespérées qu'ils rencontrent. Elle s'affirme ainsi comme un support pour l'action et le travail difficile des acteurs, nourrit les réflexions sur les orientations à prendre aux différents niveaux où elle se développe, et promeut l'intervention sociale et sa pensée auprès d'un lectorat soucieux de connaissance et de citoyenneté.Résolument tournée vers l'avenir, «défricheuse» de ce qui se profile sur l'horizon de la question sociale, c'est aussi dans Vie sociale que s'est constitué et continue de se constituer peu à peu un discours historique sur l'intervention sociale. Parce que ce qui est devant est déjà notre présent et que ce qui nous est présent sera très vite passé. Par sa continuité, à près de cinquante années d'existence, Vie sociale a su en garder les traces et y revenir régulièrement pour en interroger le sens, sans jamais sombrer dans la nostalgie vieillissante et au final mortifère du «c'était mieux avant»...
Ce numéro a pour objectif de contextualiser la préparation des Etats généraux du travail social, de réfléchir aux apports des assises territoriales et des travaux des commissions, de mettre en lumière les enseignements majeurs de cette démarche et de proposer un certain nombre d'enjeux fondamentaux pour l'avenir.
Bouquet Brigitte ; Sainsaulieu Ivan ; Jaeger Marce
L'exigence d'évaluation a envahi tous les secteurs de la société. Dans le secteur de la santé et celui de l'action sociale et médico-sociale, cette question est au c?ur des dispositions législatives et réglementaires. Elle nécessite plusieurs approches, aussi bien historique, épistémologique, sociologique, méthodologique que politique. L'évaluation, en effet, est d'abord un processus de construction de connaissances et un champ de savoirs et de méthodes scientifiques. Mais elle peut être utilisée comme une forme de régulation du social, inscrite au c?ur des rapports entre la science et la société, entre la science et le politique, entre la science et le contrôle administratif et la technocratie. Ce livre résulte, pour une grande partie, d'un séminaire organisé conjointement par la chaire Travail social du Conservatoire national des arts et métiers et le Groupe de recherches d'Ile-de-France, qui a associé plusieurs instituts de formation en travail social. Il vise à aider les professionnels de l'action sociale et médico-sociale à mettre en place des démarches d'évaluation de leurs activités, mais aussi des processus d'amélioration de la qualité des réponses apportées aux personnes en difficulté. Il s'adresse à toutes les personnes ayant des responsabilités en action sociale et médico-sociale, ainsi qu'aux élèves et étudiants dans ce secteur.
Konaté Ousseynou ; Ndoye Aby ; Ndour Ngor ; Sané T
Ce livre explore les solutions pour une gestion durable et intégrée des ravageurs et maladies qui affectent le maïs, l'anacardier et le manguier en Casamance, dans le cadre du Programme National de Développement des Agropoles du Sénégal. Structuré autour des conclusions d'un atelier scientifique tenu à Ziguinchor, l'ouvrage met en lumière les défis phytosanitaires entravant la productivité de ces filières stratégiques pour l'agro-industrie. Il propose des stratégies combinant des approches biologiques, chimiques et des innovations locales pour renforcer la souveraineté alimentaire et la compétitivité économique. S'appuyant sur une collaboration étroite entre chercheurs, décideurs et producteurs, ce travail offre une vision stratégique pour valoriser le potentiel agricole de la région. Les recommandations incluent la vulgarisation des bonnes pratiques, l'amélioration des capacités de stockage et la transformation agro-industrielle accrue. Cet ouvrage se veut un outil précieux pour les acteurs du développement rural, les institutions publiques et les partenaires internationaux, en quête de solutions concrètes pour le développement durable des territoires.
Les rivages de Bretagne sont soumis en permanence à l'action des vagues, des marées et des courants côtiers. L'abondance ou le manque de sédiments le long des côtes, l'évolution du niveau moyen de la mer, la fréquence des tempêtes et, depuis quelques siècles, les diverses interventions humaines participent également au façonnement du littoral, dont la dynamique est dominée par des tendances à l'érosion et/ou à l'accumulation de limons, sables et galets suivant les périodes et les secteurs considérés. Cet ouvrage porte sur l'évolution des flèches de galets qui ourlent les côtes bretonnes. La mise en place et la mobilité de ces cordons littoraux est retracée à différentes échelles spatiales et temporelles, permettant de déterminer la part respective des forçages naturels et anthropiques dans l'évolution de ces formes d'accumulation.
Ce livre présente la vision politique, économique et sociale de monsieur Thiémokho Diop pour le Sénégal, en proposant des réformes fondatrices et un modèle de développement endogène. L'auteur, qui a consacré plus d'une décennie de réflexion et de recherche aux régimes politiques les plus démocratiques et les modèles économiques les plus performants, propose une vision innovante qui vise à inspirer le peuple sénégalais à prendre son destin en main et à impulser un modèle abouti de développement économique et social. La notion de filières transfrontalières, conceptualisée par Thiémokho Diop et qui est axée sur une intégration économique africaine forte devrait, selon lui, permettre aux pays du continent de développer individuellement et collectivement une industrie manufacturière lourde seule à même de garantir une souveraineté économique.