Un femme seule écrit des lettres à un écrivain dont le dernier roman a déclenché en elle un besoin d'aimer furieusement. Une lycéenne d'une beauté troublante charme tous les garçons qui l'approchent mais choisit, pour l'initier à l'amour, un homme plus âgé et bien médiocre. Un ancien marin tient des propos virulents sur le meurtre et l'absence de repentir chez les assassins, tout en ayant lui-même un comportement criminel. Une femme mariée, mère de deux filles, voit sa vie bouleversée, le jour où elle rencontre un jeune homme immature en qui elle reconnaît le fils qu'elle n'a jamais eu. Un poète, plongé dans la méditation, est persuadé de contenir en lui une parcelle de Dieu. Voilà quelques-uns des personnages que l'on peut croiser tout au long des huit nouvelles, teintées d'étrange et de fantastique, qui composent ce recueil.
Nombre de pages
168
Date de parution
18/04/1998
Poids
170g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782715221024
Titre
L'ami inconnu
Auteur
Bounine Ivan
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
118
Poids
170
Date de parution
19980418
Nombre de pages
168,00 €
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Sans doute y a-t-il peu de points communs entre Sania Diespérova, qui, après trente années de désillusions, décide de boire la goutte de miel qui reste dans le calice de la vie, et la belle Véra qui rompt paisiblement avec son compagnon de quinze ans. Et peu de relations entre ces femmes et le berger Ignace, assassin amoureux, ou Paracha, trouvée folle sur le bord de la route. Du moins ont-ils tous dû, un jour, confronter les rêves qu'ils avaient fomentés avec la sèche réalité des choses. Hommes et femmes d'une Russie ancienne, prérévolutionnaire, ils sont tous, pour nous, comme les gens du domaine aujourd'hui désert de Soukhodol : ils sont morts, ceux qui figure en cette relation, et leur passé, de plus en plus, prend figure de légende, et a cette tonalité, douce-amère, d'un murmure grave et mélodieux.
Mitia, jeune étudiant moscovite, est épris de Katia, une apprentie comédienne à peine plus âgée que lui. Vive, ravissante, elle semble très amoureuse, elle aussi, mais Mitia souffre d'une jalousie morbide, folle, qui empoisonne leur relation. Brusquement, il décide de partir à la campagne, dans la propriété de sa mère, et y attend Katia. Attente torturante de la lettre qui ne vient pas, qui vient enfin, mais qui n'est pas celle qu'il attendait...
La nuit de Noël, dans un chalet isolé, deux femmes se disputent violemment. Quelques heures après, Alice est retrouvée morte au fond d'un ravin. Deux ans plus tard s'ouvre le procès du féminicide : sur le banc des accusés, Sarah, sa compagne, et Serge, un guide de haute montagne. Sarah raconte leur histoire - les ruptures, l'emprise, les coups. Elle décrit la dynamique des violences conjugales, mais n'avoue jamais le crime. Une écrivaine assiste aux débats. Elle observe les voix qui se succèdent et se contredisent. Victimes, accusés : chacun parle depuis sa place, avec ses mots, et sa part brute. Au fil du procès, entre silences et angles morts, les certitudes vacillent : tout devient suspect. Jusqu'au verdict. Avec son neuvième livre, Agnès Vannouvong propose un roman sombre et envoûtant.
Tourgueniev Ivan ; Mongault Henri ; Lartigue Pierr
Sourd-muet de naissance, le serf Gérasime est une force de la nature. Il rêvait d'épouser Tatiana, mais celle-ci est promise à un autre. Il se console en recueillant Moumou. La société russe du XIXe siècle est ainsi faite que Gérasime n'a le droit d'aimer qu'une chienne. Encore que... Ecrite pendant la détention de Tourguéniev à ta maison d'arrêt de Saint-Pétersbourg en mai 1852, cette nouvelle interdite par ta censure fut finalement publiée en mars 1854 dans ta revue Contemporain. Texte choisi et présenté par Pierre Lartigue.
Résumé : Félix Fénéon, critique d'art, inaugura un genre exceptionnel : les nouvelles en trois lignes. Il tint, pendant des années, avec un humour noir et une cruauté infinie, une rubrique de trois lignes dans un grand journal parisien. Les faits divers se succèdent à un rythme infernal. Comme si l'ironie du sort était une figure de style... Comme si les malheurs des uns allaient offrir aux autres des bonheurs d'écriture, et de lecture.