
La gangrène
Le gouvernement a fait saisir, le 19 juin, les exemplaires d'un livre, La Gangrène, que venaient de publier Les Editions de Minuit. Ce livre reproduisait des déclarations de cinq détenus algériens, pour la plupart étudiants, qui affirmaient avoir été abominablement torturés dans les locaux de la D.S.T., rue des Saussaies, à Paris, entre le 2 et le 12 décembre 1958. Le gouvernement a justifié cette saisie, dans un communiqué officiel, par le caractère "infamant et mensonger" du livre. Jeudi, au Sénat, répondant à une interpellation de M. Deferre, M. le Premier ministre ajoutait que cet "ouvrage infamant", "affabulation totale qui ne saurait représenter en quoi que ce soit l'ombre de la vérité " avait été " rédigé par deux écrivains stipendiés du parti communiste". Que le gouvernement considère les faits évoqués dans La Gangrène comme infâmes, il n'est pas un Français qui ne s'en réjouira. Jérôme Lindon, 29 juin 1959.
| Nombre de pages | 112 |
|---|---|
| Date de parution | 01/06/1959 |
| Poids | 88g |
| Largeur | 115mm |
| EAN | 9782707305688 |
|---|---|
| Titre | La gangrène |
| Auteur | BOUM |
| Editeur | MINUIT |
| Largeur | 115 |
| Poids | 88 |
| Date de parution | 19590601 |
| Nombre de pages | 112,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Nausées matinales et autres petits bonheurs
BOUMLe bébé est aussi long qu'une quille. C'est parfait, parce qu'à ce stade, vous avez justement l'air d'une boule de bowling.EpuiséVOIR PRODUIT16,00 € -

La méduse
BoumDans ce roman graphique doux-amer, l’autrice et dessinatrice québécoise propose le récit d’une jeune femme hantée par un handicap invisible qui lui détruit peu à peu l’existence. C’est un récit d’une justesse folle sur l’accueil d’une maladie ou d’un handicap dans sa vie, de la confrontation au déni, dont l’émotion intense ne bascule jamais dans la mièvrerie. S’appuyant sur sa propre expérience (l’autrice ayant perdu l’usage d’un œil), c’est un récit puissant et doux à la fois qui transporte sans faillir par son esthétique et sa subtilité. Également récit d’amour LGBT, récit d’émancipation et d’amitié, La méduse est un ouvrage remarquable qu’on a déjà envie de relire une fois la dernière page tournée.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,00 € -

Le clan des femmes
Boum HemleySarah est née dans un village au coeur de la savane, miraculeusement préservé des changements qui bouleversent l'Afrique en ce début de XXe siècle. A sa petite fille qui l'interroge, elle raconte sa vie. Une vie faite de renoncements et aussi d'espoirs, magnifiée par la rencontre de femmes exceptionnelles. Mariée à neuf ans à un ami de son grand-père, Sarah est enceinte à peine pubère et grandit en tant qu'épouse dans un foyer polygame. Raconter sa vie lui permet de dévoiler à sa petite-fille le rôle des femmes dans cette société archaïque et conservatrice, l'entêtement qu'elles mettent toutes à exister par leur travail, par la force de leur volonté ou même par la ruse. Au fil des pages, on découvre Sarah confrontée aux limites que la société lui impose, aux prises avec l'amour, obsédée par son désir d'enfants. Une femme d'hier et d'aujourd'hui, une femme qui avance, tout simplement.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER14,50 € -

Si d'aimer...
Boum HemleyLa thématique autour de laquelle se tissent les trois récits de Salomé,Moussa et Valérie est a priori lourde, puisqu'il s'agit du sida surgi au seinde la société bourgeoise de Douala. Cependant, le sida n'est pas le sujet dulivre, il en est le moteur. Symbole de l'irrémédiable quand elle s'abat surune personne, cette maladie qui interpelle la mort condamne l'individuà l'essentiel. Condamnation qui est le point de départ d'une nouvellevie, sans concession, sans mensonge, hors de toute la superficialitédu quotidien, des relations sociales et familiales, et au c ur d'unquestionnement ultime qui touche tout un chacun: que faisons-nous denos vies? Quelle suite leur donner pour ne plus passer à côté de l'essentiel?En cela réside toute la magie de ce roman, son incroyable optimisme auc ur du pire, qui fait basculer les personnages sur le versant de l'entraide,de l'amitié indéfectible, du courage, de la dignité. Point de compassionmièvre pour autant, bien au contraire, un humour puissant et un regardlucide sur la vie "d'avant" et sur le désir d'accéder à sa propre vérité.Le choix d'entremêler trois récits de la même histoire à la premièrepersonne fait émerger précisément la vérité de chacun en tant quepersonne à part entière.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER20,75 €
Du même éditeur
-

Revue d'études palestiniennes N° 106, hiver 2008 : Après la rencontre d'Annapolis : vers une troisiè
Al-Dakhil Khaled ; Mansour Sylvie ; Hermann DenisEpuiséVOIR PRODUIT15,00 € -

Les Rites d'interaction
Goffman ErvingLa vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER19,00 € -

Fin de partie
Beckett SamuelDans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER8,00 €
De la même catégorie
-

La guerre froide. 2e édition
Durandin CatherineRésumé : Conflit atypique entre les Etats-Unis et l'URSS, alliés conjoncturels de 1941 à 1945, la guerre froide est l'histoire d'une opposition entre deux idéologies irréconciliables : le libéralisme et le communisme. Analysant le processus d'entrée dans la guerre froide, la logique profonde des crises de Corée et de Cuba ou encore la course au nucléaire, Catherine Durandin passe en revue l'évolution des stratégies militaires, les étapes du dialogue américano-soviétique ? entre chantages et accords ponctuels ? et la façon dont les populations ont vécu le conflit. Avec le mur de Berlin, le bloc soviétique a éclaté et l'URSS s'est effondrée. Mais depuis que l'OTAN s'étend à l'Europe centrale et orientale, la guerre froide est-elle réellement derrière nous ?EpuiséVOIR PRODUIT9,00 € -

Je vous ai compris ! suivi de L'Algérie n'est pas la France, de Le droit à l'insoumission et du Mani
Gaulle Charles deJe vous ai compris!" C'est ainsi qu'en 1958 Charles de Gaulle tente de rassurer les Français d'Algérie, sans pour autant prendre clairement position dans le conflit qui déchire le pays depuis bientôt quatre ans. La détermination du Gouvernement provisoire algérien qui déclare vouloir mettre fin à "l'ère de l'asservissement et de l'esclavage" laisse désormais peu d'espoir aux visées colonialistes de la France. L'onde de choc se propage jusque dans les cercles intellectuels français où la bataille fait rage entre les partisans d'une libération du peuple algérien et les tenants de l'écrasement de la "rébellion algérienne". Des discours qui ont marqué l'Histoire, par des figures d'exception.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER3,50 € -

La Guerre d'Indochine. 1945-1954
Dalloz JacquesCet ouvrage synthétique offre une approche sereine de la première guerre d'Indochine - celle des Français. Le livre s'ouvre sur un tableau du pays à l'époque coloniale. Puis, l'analyse des faits et des tempéraments, des doctrines et des documents puisés aux meilleures sources permet une présentation complète de cette longue guerre coloniale, qui est à la fois un conflit révolutionnaire modèle, un moment de l'affrontement Est-Ouest et un chapitre très lourd de l'histoire de la IVème République.EpuiséVOIR PRODUIT10,20 € -

La guerre d'Algérie vue par les Algériens. Tome 2, De la bataille d'Alger à l'Indépendance
Stora Benjamin ; Rochebrune Renaud dePeut-on raconter autrement l'histoire de la guerre d'Algérie ? L'ambition de ce livre est de rapporter, en se fondant sur toutes les sources possibles et en particulier sur des documents inédits ou difficilement accessibles, un récit de cette guerre telle qu'elle a été vue, vécue et relatée par les Algériens, et en premier lieu par les combattants indépendantistes. Ce second volume, qui s'ouvre avec l'assassinat d'Abane Ramdane par les autres chefs du FLN, au lendemain de la bataille d'Alger, et va jusqu'à l'indépendance et les implacables luttes pour le pouvoir qu'elle entraîne, confirme que, sous ce regard neuf, la plupart des aspects de la guerre prennent un tour totalement différent. Le temps de la politique et des négociations en vue de mettre un terme au conflit, quand l'aspect militaire du combat devient peu à peu moins essentiel, sera en effet aussi celui de profonds bouleversements, ignorés du côté français, au sein du FLN. Des bouleversements provoquant des affrontements dont les premiers bénéficiaires seront Ahmed Ben Bella et Houari Boumediene au cours de l'été 1962, mais dont les conséquences se font sentir jusqu'à aujourd'hui.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER11,20 €

