
Endiablade. Ou comment des jumeaux causèrent la mort d' un chef de bureau
Dans la jeune Union Soviétiques des années 1920, Korotkov, modeste chef de bureau au Dépôt central de matériel pour allumettes, est renvoyé du jour au lendemain. Révolté par cette injustice, il découvre peu à peu qu'il vit dans un monde peuplé de cauchemars dont seule la folie lui permettra de s'échapper. Une dénonciation satirique et fantastique d'une bureaucratie tentaculaire et diabolique par l'auteur du Maître et Marguerite.Né à Kiev en Russie en 1891, Mikhaïl Boulgakov est le fils d'un professeur de théologie. Il suit des études de médecine et exerce comme médecin sur le front en 14-18, puis comme journaliste à partir de 1920 à Moscou. Il collabore à Goudok (Le Sifflet), la revue des cheminots, et publie des textes fantastiques qui se révèlent être de violentes satires de la société soviétique et de la NEP comme Endiablade (ou La Diaboliade). Les ?ufs du destin, en 1925, une nouvelle fantastique, dénonce les traits effrayants d'un monde bureaucratique de savants fous. La même année paraît Coeur de chien, dans lequel un simple chien transformé en être humain est nommé à un poste de fonctionnaire ! En 1926, Les Jours des Tourbines, l'adaptation théâtrale de son roman sur la guerre civile en Ukraine, La Garde blanche, remporte un immense succès et sera jouée pendant plusieurs décennies à Moscou. Malgré ce succès, ses pièces suivantes sont interdites par la censure ou éreintées par la critique. Réduit au silence, Boulgakov tente de quitter l'URSS en 1930, mais il est nommé à un poste subalterne au Théâtre d'Art de Moscou où il reste jusqu'à la fin de sa vie. Il meurt le 10 mars 1940. Vingt-six ans plus tard, paraît, avec des coupures, son roman Le Maître et Marguerite, écrit entre 1928 et 1940.Cette oeuvre, sans doute la plus connue de Boulgakov, retrace la vie des moscovites dans les années 1920-1930, bouleversée par l'apparition du Diable. Aujourd'hui, sa maison natale à Kiev est devenue un musée. Posthume aussi, Le roman de Monsieur Molière dans lequel Boulgakov nous fait partager sa passion pour l'oeuvre du dramaturge. À sa mort, les conditions étaient réunies pour que naisse un mythe : peu à peu sortirent de l'ombre des ouvrages dont la somme constitue le plus assourdissant démenti à toutes les formes de pessimisme. À mesure qu'elle était révélée, l'oeuvre de Boulgakov - instrument de la libération intérieure d'un écrivain isolé, muselé, persécuté - apparaissait comme un acte de foi dans les plus hautes valeurs humaines.
| Nombre de pages | 112 |
|---|---|
| Date de parution | 01/01/2004 |
| Poids | 74g |
| Largeur | 110mm |
| EAN | 9782070312818 |
|---|---|
| Titre | Endiablade. Ou comment des jumeaux causèrent la mort d' un chef de bureau |
| Auteur | Boulgakov Mikhaïl ; Marrou-Flamant Françoise |
| Editeur | FOLIO |
| Largeur | 110 |
| Poids | 74 |
| Date de parution | 20040101 |
| Nombre de pages | 112,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Coeur de chien
Boulgakov MikhaïlQuand Mikhaïl Boulgakov publie Coeur de chien en 1925, la Russie soviétique bénéficie d'une relative liberté créatrice avant la période sombre du stalinisme qui s'annonce. L'écrivain, bien qu'il tienne à rester en marge des courants littéraires, en profite de façon inespérée. En d'autres temps, le sujet de son roman lui aurait valu quelques années de goulag : un illustre professeur, spécialisé dans le rajeunissement des êtres humains, tente une expérience sur un chien ramassé dans les rues de Moscou. Tandis qu'il lui greffe l'hypophyse d'un individu qui vient de mourir, l'animal se métamorphose en un être ivrogne, grossier et méchant... Le professeur sera alors harcelé par des commissions étatiques et prolétariennes en tout genre, guidées et fanatisées par le chien devenu homme et, qui plus est, homme de parti. Se servant de l'irrationnel, de la dérision et de la folie, Boulgakov critique une époque totalitaire et tragique.EN STOCKCOMMANDER9,00 € -

Morphine
Boulgakov MikhaïlRésumé : "Le 17 janvier. Tempête, pas de consultation. Ai lu pendant mes heures d'abstinence un manuel de psychiatrie, il m'a produit une impression terrifiante. Je suis fichu, plus d'espoir. J'ai peur du moindre bruit, je hais tout le monde quand je suis en phase d'abstinence. Les gens me font peur. En phase d'euphorie, je les aime tous, mais je préfère la solitude". Le journal halluciné d'une descente aux enfers, dans les affres du manque, aux limites de la folie, par l'auteur du Maître et Marguerite.EN STOCKCOMMANDER3,00 € -

Oeuvres Tome 2 : La maître et Marguerite et autres romans. Suivis du Théâtre
Boulgakov MikhaïlBoulgakov travailla jusqu'à sa mort au Maître et Marguerite. Le roman parut dans la revue Moskva en 1966-1967, amputé d'un bon tiers, pour cause de censure. Il fut néanmoins le grand événement littéraire de la période du «Dégel». Les Russes furent sidérés d'y découvrir une représentation à la fois délirante et plus vraie que nature de la réalité soviétique dans laquelle ils étaient encore plongés, et qu'ils avaient fini par ressentir comme plus ou moins «normale». Ils furent, aussi, incroyablement fiers de ce livre vite reconnu comme un chef-d'oeuvre, et dont on propose ici une nouvelle traduction - la première depuis plus de trente ans. Les théâtres, les comédies, les coulisses et les plateaux sont présents dans Le Maître et Marguerite comme dans les deux autres romans retraduits pour cette édition : La Vie de M. de Molière et Mémoires d'un défunt (Roman théâtral). Boulgakov était un passionné de théâtre. En partie inédites en français, ses oeuvres dramatiques - drames, comédies satiriques ou d'anticipation, pièces sur Molière ou sur Pouchkine -, viennent logiquement compléter ce volume. Sans oublier Batoum, pièce de commande sur la jeunesse de Staline, finalement non agréée par la maître du Kremlin. Une fois de plus, Boulgakov avait écrit «pour son tiroir» ; le Choix de correspondance qui clôt le volume révèle les conditions dramatiques dans lesquelles il composa l'une des plus grandes oeuvres de notre temps.La Vie de M. de Molière - Mémoires d'un défunt - À ma secrète amie - Le Maître et Marguerite. Théâtre : Les Jours des Tourbine - L'Appartement de Zoïka - L'Île pourpre - La Fuite - Adam et Eva - Béatitude - Alexandre Pouchkine - La Cabale des dévots - Ivan Vassilievitch - Batoum - Choix de correspondance suivi de THÉÂTRE (?UVRES, II)Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER82,00 € -

Le maître et Marguerite
Boulgakov MikhaïlRésumé : Le maître est un écrivain raté (il a jeté son manuscrit au feu), qui devra son salut à une femme : pour lui, Marguerite signera un pacte avec le Diable. Comme son héros, Boulgakov fut victime de la censure, connut la misère, fut sauvé par sa femme. Dans son "grand roman" (rédigé de 1929 à sa mort en 1940), il superpose à une nouvelle version de l'histoire de Faust une réécriture des Evangiles, autour de Ponce Pilate, et une désopilante satire du Moscou stalinien, en unissant conte fantastique et amour fou.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER9,50 €
Du même éditeur
-

Les Fourberies de Scapin
MolièreVous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...EN STOCKCOMMANDER2,00 €
De la même catégorie
-

Le rêve d'un homme ridicule. Un récit fantastique (journal d'un écrivain, édition mensuelle, avril 1
Dostoïevski Fédor Mikhaïlovitch ; Markowicz AndréEN STOCKCOMMANDER6,10 € -

La femme d'un autre et le mari sous le lit. Une aventure peu ordinaire
Dostoïevski Fédor Mikhaïlovitch ; Aucouturier GustEN STOCKCOMMANDER3,00 € -

Les Frères Karamazov
Dostoïevski Fédor Mikhaïlovitch ; Freud Sigmund ;Quand je vais vers les gens, il me semble que je suis le plus vil de tous, et que tout le monde me prend pour un bouffon ; alors je me dis : "Faisons le bouffon, je ne crains pas votre opinion, car vous êtes tous, jusqu'au dernier, plus vils que moi !" Voilà pourquoi je suis bouffon, par honte, éminent père, par honte. Ce n'est que par timidité que je fais le crâne. Car si j'étais sûr, en entrant, que tous m'accueillent comme un être sympathique et raisonnable, Dieu, que je serais bon !EN STOCKCOMMANDER10,00 €




