Michel Boujut a grandi entre deux drames familiaux, insérés dans la tragédie collective des deux guerres mondiales. Celui de son grand-père Maurice, fauché à 26 ans en septembre 1914, et celui de son père Pierre, prisonnier dans un stalag pendant quatre ans et demi. A la troisième génération, Michel, jeune appelé qui doit partir pour l'Algérie, décide de rompre le cycle infernal du casse-pipe: il désertera. La raison de son adieu aux armes, c'est "le refus, radical, d'une guerre sale faite salement." Alors, au lieu de rejoindre son. unité, le soldat Boujut Michel arrive à Paris, le 13 mai 1961, le jour où le monde apprend la mort de Gary Cooper. C'est un signe du destin: en attendant de quitter la France, il se cachera pendant quinze jours dans les salles obscures du Quartier latin. Ainsi naîtra une vocation dont il fera son métier. Critique de cinéma, essayiste et romancier, Michel Boujut revient sur le moment clé qui a fait basculer son existence, son refus d'aller combattre en Algérie. Loin d'être une évocation nostalgique, ce livre plein d'élan nous fait partager des coups de coeur de cinéphile, des passions littéraires, et ouvre les portes d'une réflexion profonde sur la nécessité de l'insoumission face à l'indignité.
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Nombre de pages
169
Date de parution
05/01/2011
Poids
114g
Largeur
110mm
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EAN
9782743621780
Titre
LE JOUR OU GARY COOPER EST MORT
Auteur
Boujut Michel
Editeur
RIVAGES
Largeur
110
Poids
114
Date de parution
20110105
Nombre de pages
169,00 €
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1939.L'Eden Roc, un palace de la côte d'Azur, abrite un groupe de célébrités. Le romancier allemand Erich Maria Remarque(A l'ouest rien de nouveau), le cinéaste Pierre Chenal sont enfermés dans l'hôtel pour écrire une adaptation de Bruges la morte de Rodenbach. La vedette en sera Marlène Dietrich, maîtresse de Remarque. Le roman s'appuie des confidences de Chenal à Boujut
Un récit-enquête sur les traces d'un fanatique au temps de la guerre froide, Jean Kanapa (1921-1978). Ancien élève de Sartre, intellectuel du PCF suspicieux et austère. archétype du stalinien redoutable et redouté, son histoire se confond avec celle du parti pendant plus de trente ans: aveuglement, mensonge, négation de soi et repentir. Michel Boujut nous entraîne, cinquante ans après, dans l'autopsie sentimentale d'un cadavre encombrant. II se passionne pour Kanapa. l'inquisiteur porté par une idée communiste aujourd'hui disparue, l'interroge à distance, lui demande des comptes. Faut-il sauver le soldat Kanapa? Et comment a-t-on pu être stalinien? Autour de cette sombre figure, le récit de Boujut emprunte des chemins de traverse et des souvenirs personnels pour se propulser du trop-plein idéologique d'hier au vide du sauve-qui-peut libéral actuel. Au fil du voyage se dessinent l'imaginaire et la culture communistes. Et, en contrepoint, ce que cette Histoire fait résonner en nous: rejet radical ou fascination trouble? Biographie de l'auteur Journaliste, critique de cinéma, Michel Boujut a publié des essais et des romans dont, chez Flammarion, Un ange passe (2002).
Armstrong a inspiré des milliers de trompettes, suscité des vocations innombrables, enchanté des millions d'amis qui, simplement, l'écoutaient. Il est pour moi l'image même de l'Américain qui a su briser le conformisme, l'image de l'homme profondément grand et profondément original. " Duke Ellington
A l'aéroport, Lucy achète Moby Dick et une bouteille de scotch. De quoi tuer le temps avant de prendre livraison d'un " client ". Lucy collecte les âmes pour Lucifer. A la morgue, le Dr Hegel remercie " le piqueur ", un serial killer qui a déjà poignardé onze victimes avec un pic à glace, de lui envoyer sur la table de dissection de superbes jeunes femmes. Au cimetière, Véronique Hegel converse avec sa mère, enterrée depuis des années. Quant à Walter Gösta, il se planque. Son délai terrestre a expiré, mais il refuse d'honorer son contrat. Lucy est à sa recherche. Le sens de tout ça ? " Ne cherche pas à savoir. De toute façon, qu'est-ce que signifient la vie, la mort, toutes ces foutaises ? " Un serial killer, un ange de l'enfer, un médecin nécrophile, un cadavre en fuite, des damnés qui croient échapper à leur destins en s'aspergeant d'eau bénite... Ce sont quelques-uns des personnages de ce thriller de Marc Behm, l'auteur inclassable et génial de la Reine de la nuit, Mortelle Randonnée, Trouille et à Côté de la plaque. " La grâce behmienne est indicible " Bertrand Audusse, Le Monde
«Malgré son poids, american tabloid tient de l'épure, tant il semble que l'auteur ait taillé à la serpe dans un manuscrit que l'on imagine colossal. Plein comme un oeuf, american tabloid requiert une attention de tous les instants : une simple ligne parcourue d'un oeil distrait, et c'est une conspiration, un retournement de veste ou un cadravre qui risquent d'échapper au lecteur. Il n'en fallait pas moins pour passer au scalpel les mille jours de l'administration Kennedy et dresser le tableau dantesque des cinq ans qui courent de novembre 1958 au 22 novembre 1963 à Dallas...».
Ce livre, qui se présente comme un petit traité de l'emploi du temps, met l'accent sur la nécessité de l'oubli. L'oubli est nécessaire à la société comme à l'individu. Il faut savoir oublier pour goûter la saveur du présent, de l'instant et de l'attente, mais la mémoire elle-même a besoin de l'oubli. Mêlant les références ethnologiques et littéraires, Marc Augé identifie trois formes de l'oubli qui sont autant de manières de vivre le présent.
Leo Strauss se penche sur la signification du nihilisme allemand, qu'il considère comme la base culturelle du national-socialisme. C'est la seule fois où il parle du nazisme, lui qui en a connu les premiers signes en tant qu'Allemand et en tant que juif.Son analyse est simple et lumineuse. Il démontre que loin d'être un phénomène lié à la folie d'un chef capable de sidérer un peuple entier, le nazisme est enraciné dans l'histoire de l'Allemagne moderne et dans l'histoire de la modernité. Sa critique s'inscrit dans la tradition philosophique classique et dans la tradition biblique, l'une et l'autre radicalement opposées au nihilisme contemporain. La crise de notre temps est tout entière là, avec les moyens, donnés par la tradition, de la surmonter.Ce livre est composé de trois essais : " Sur le nihilisme allemand ", 1941, " La crise de notre temps ", 1962, et " La crise de la philosophie politique ", 1962.