Crimes, cataclysmes et maléfices dans l'opéra baroque en France
Bouissou Sylvie
MINERVE
25,00 €
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EAN :9782869311282
Ce livre propose une vaste étude sur l'opéra baroque en France, singulière exception culturelle en Europe, genre écartelé entre les règles conservatrices de l'Ancien Régime et le souffle des Lumières, et marqué par Lully et Rameau, mais aussi Charpentier, Jacquet de La Guerre, Desmarets, Destouches, Marais, Campra, Mondonville, Royer, Dauvergne, pour ne citer que les principaux. Parce que l'homme heureux n'a pas d'histoire, l'opéra baroque offre au malheur une place de choix en s'articulant autour de crimes, cataclysmes et maléfices conceptualisés par l'auteur sous le terme de " catastrophe lyrique ". Véritable mécanisme de la dramaturgie musicale de l'opéra, la catastrophe lyrique répond aux attentes d'un public avide de spectaculaire et d'émotions. Si les crimes outrepassent la morale ou la loi en brassant inceste, suicide, sacrifice et meurtre, les cataclysmes aspirent à imiter au plus près la Nature par le biais d'orages, de tempêtes et de tremblements de terre tandis que les maléfices associent Enfers et sorcellerie, terrain privilégié de la démence, des métamorphoses et des monstres. Poétisation musicale de la mort, de la violence et de la terreur, la catastrophe lyrique porte en elle une ambivalence troublante et paradoxale en cultivant le plaisir de l'horreur.
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Nombre de pages
300
Date de parution
18/05/2011
Poids
458g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782869311282
Titre
Crimes, cataclysmes et maléfices dans l'opéra baroque en France
Auteur
Bouissou Sylvie
Editeur
MINERVE
Largeur
155
Poids
458
Date de parution
20110518
Nombre de pages
300,00 €
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Résumé : Figure majeure de la musique française, Jean-Philippe Rameau (1683-1764) laisse une oeuvre considérable (clavier, musique de chambre, musique vocale religieuse et surtout opéras). Il fut également un théoricien de la forme musicale et un philosophe, participant aux débats esthétiques de l'époque des Lumières. Le 250e anniversaire de sa mort est l'occasion, après les célébrations de 1983 de faire le point sur les travaux engagés depuis trente ans. De nombreuses recherches, l'édition scientifique monumentale de son oeuvre ont enrichi la connaissance de l'homme, du compositeur et du théoricien. Sylvie Bouissou, rédactrice en chef de cette édition, propose ici une synthèse remarquablement documentée qui constitue la monographie de référence.
En raison de son ampleur, de sa production pléthorique de textes érudits et de son formidable développement musical (Monteverdi, Purcell, Lully, Vivaldi, Bach, Haendel, Rameau...) l'âge baroque utilise une lexicographie particulièrement mouvante, qui reflète l'évolution accidentée de ses formes, de son langage et de ses instruments. Adoptant des principes esthétiques nouveaux, comme le récitatif ou la basse continue, il a crée des genres majeurs : opéra, oratorio, cantate, sonate...
En raison de son ampleur, de sa production pléthorique de textes érudits et de son formidable développement musical (Monteverdi, Purcell, Lully, Vivaldi, Bach, Haendel, Rameau...), l'âge baroque utilise une lexicographie particulièrement mouvante qui reflète l'évolution accidentée de ses formes, de son langage et de ses instruments. À partir des traités de l'époque, du corpus musical et des recherches actuelles en musicologie, l'auteur a tenté de résumer l'essentiel. À l'instar de toutes les révolutions culturelles, la musique baroque a pris le contre-pied de son modèle, la musique de la Renaissance, en adoptant des principes esthétiques nouveaux, comme le récitatif, la basse continue ou le style concertant, et en créant des formes majeures, comme l'opéra, l'oratorio, la cantate, la sonate, le concerto grosso et le concerto de soliste. En même temps qu'une incitation à la découverte d'une période étonnamment riche de l'histoire de la musique, ce vocabulaire se veut une réponse concise aux questions que peuvent se poser le musicien, l'étudiant et le mélomane.
Dans le sillage des démarches de John Cage et des membres du mouvement Fluxus, l' "art sonore" connaît aujourd'hui une expansion qui ne cesse de croître. Cette dénomination s'applique à des pratiques touchant à la fois aux arts plastiques et à la musique. Elle suppose une attention toute particulière à ce qui se rapporte globalement à la perception auditive, que ce soit de la part des compositeurs ou des artistes issus du domaine visuel. La plupart associent étroitement les composantes plastiques et sonores dans des oeuvres qui peuvent s'apparenter aux carégories de la sculpture, de l'installation ou des multimédias. Sont évoquées ici, avec l'apport de témoignages d'artistes parmi les plus représentatifs (Nam June Paik, Takis, Wolf Vostell, Sarkis, Jaume Plensa...), des réalisations qui supposent des interactions effectives entre les domaines visuels et acoustiques. Ce qui est mis dès lors en relief, ce sont aussi bien les objets producteurs de son que les appareils destinés à sa transmission, ou encore les phénomènes et propriétés physiques liés à la propagation sonore et à la question du silence, l'espace investi jouant à cet égard un rôle décisif. Questionner le sonore constitue un véritable catalyseur pour les plasticiens. Cela représente aussi une manière de tirer parti de façon créative des apports des nouvelles technologies sans faire nécessairement de celles-ci une fin en soi. L'ouvrage s'enrichit de nouveaux artistes et de leurs créations. Citons notamment la plasticienne Wanda Mihuleac, le concepteur d'installations sonores immersives Steve Heimbecker, le designer sonore Tanguy Clerc ou encore le compositeur de musiques expérimentales Frédéric Acquaviva.