En 1667, dans une France à peine remise de ses guerres de religion, le roi Louis XIV se consacre à un nouveau chantier : la création d'un droit unique destiné à homogénéiser les multiples institutions policières et judiciaires incapables de combattre efficacement le crime. Le fer de lance de cette entreprise énorme, semée d'embûches, sera M. de La Reynie, nouveau lieutenant de police de Paris, qui sait qu'il ne peut compter sur ses pairs. La première décision de La Reynie consistera donc de s'adjoindre les services d'un "commissaire" secret : le jeune Dieudonné Danglet, ancien élève de la confrérie des Oratoriens, un fin lettré doté de facultés d'observation et d'un pouvoir de déduction hors du commun, fine lame et surtout ancien voleur.Impliqué malgré lui dans le meurtre trouble d'un procureur, Danglet, sorte de Vidocq avant la lettre, va faire appel à son tour à ses comparses de la Cour des miracles (Cyclope le vide-gousset, Fleur la lanceuse de couteaux, le nain Atlas...) et démêlera un complot aux nombreuses ramifications : des dévots sont décidés à raviver les braises encore chaudes des massacres de la Saint-Barthélémy pour prendre le pouvoir à la Cour...Avec ce premier roman historique au suspense sans faille où se mêlent finement réalité et fiction, Philippe Bouin, ex-chef d'entreprise, nous régale. Le masque d'un narrateur ? le père Grégoire, protecteur de Danglet ? lui permet d'adopter un style haut en couleurs, proche de celui de l'époque, dont il rend à la perfection la vie quotidienne comme les grands moments. On ressort à regret de ces Croix de paille, convaincu d'avoir vécu un temps sous le règne du Roi Soleil aux côtés des gueux comme des princes. Fort heureusement, pour prolonger le plaisir avec La Peste blonde. --Nathalie Mège
Nombre de pages
255
Date de parution
24/03/2000
Poids
232g
Largeur
124mm
Plus d'informations
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EAN
9782878581225
Titre
Les Croix de Paille
Auteur
Bouin Philippe
Editeur
VIVIANE HAMY
Largeur
124
Poids
232
Date de parution
20000324
Nombre de pages
255,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pour Charlotte Auduc, cette nouvelle mission est stupide, et la gastronomie est la clé de l'affaire ! Mais pourquoi le super préfet l'envoie-t-elle dans le Périgord pour attester qu'un trufficulteur est bien mort d'un infarctus ? Sur place, elle démontre que le défunt, personnalité locale, a été mordu par un serpent. A l'inverse des ordres reçus, elle expédie le corps à l'IML, au grand dam de sa hiérarchie et de services étrangement secrets. Dès lors, elle enquête de Sarlat à Bergerac où, entre autres, elle rencontre un châtelain débauché, des artistes foutraques, un gourou déjanté, et, surtout, des grands chefs étoilés. D'autant qu'un cuisinier est également mordu par un serpent. L'esprit claque, les reparties font mouche, et au fond d'un faitout mijote un brouet terrifiant.
Louis Vival vit une existence paisible avec Judith jusqu'au jour où les " Fils de la Lumière ", cercle secret d'initiés près de trois fois millénaire, lui révèlent qu'il est le " Lecteur ", l'élu annoncé dans les textes de Qumran. " JE " l'a choisi pour porter son message aux hommes. Son verbe résonne dans la pierre depuis la nuit des temps, seul le " Lecteur " est capable de l'entendre. Des êtres disparus depuis des siècles doivent chacun lui en remettre un fragment. Quand il en aura saisi le sens, " JE " l'accueillera pour lui dire la Vérité. Mais laquelle ... Contre son gré, Louis, agnostique et scientifique, se lance dans un jeu de piste initiatique où, de Paris à Carnac, de Brocéliande à l'Égypte, de Gaza à Nazareth, de Jérusalem au Kenya, il rencontre des personnages mythiques, des tueurs, des agents, ébranle l'hypothèse de la divinité de " JE ", explore les origines de l'humanité, balaye les croyances humaines, ésotériques, religieuses, extraterrestres... Polar métaphysique ou initiatique, Stone est un livre haletant qui rebondit sans cesse. Philippe Bouin connaît " ses classiques ", textes inconnus du grand public. Il s'en est servi pour nourrir un thriller stupéfiant qui, par certains côtés, rejoint les fantasmes de complot et de manipulation de l'après 11 septembre.
G est une charmante localité tenue d'une main de fer par son maire, Victor Juillet. L'assassinat du père Piffaud, curé " bolchévique " qui dénonçait son emprise sur la ville, le fait grincer. Pas de vagues ! Il prie le préfet de missionner un enquêteur discret. Hélas pour lui, l'enquêteur est une enquêtrice fâchée avec la discrétion. Le commandant Charlotte Auduc se fiche des procédures et du langage châtié. Elle débarque à G sous la protection de l'homme le plus important de la rue du Faubourg Saint-Honoré. Les meurtres se succèdent. Les langues se délient et Juillet la menace. Victor Juillet ignore que Charlotte a un compte à régler avec sa ville.
La collection "Polar" s'agrandit de cinq titres originaux en novembre 2022. Le lauréat ne sera connu qu'en septembre 2022, ainsi que les noms des quatre autres auteurs retenus pour publication. Des histoires inédites sélectionnées par un jury de professionnels (journalistes Ouest-France, responsables des édtions, abonnés du quotidien...) pour leur originalité et le style singulier des auteurs.
Gina est fille de général. Elle vit à Budapest et connait la vie d'une jeune fille choyée qui a toute liberté pour se divertir et sortir. Lorsque son père l'envoie à Árkod, au Nord-Est de la Hongrie, dans un pensionnat de filles très strict, elle est désespérée. A son arrivée, on lui enlève toutes ses affaires personnelles et on lui interdit de communiquer librement avec ses proches. Peu à peu, elle est initiée aux étranges traditions entretenues par les pensionnaires, comme celle de confier ses soucis à une statue représentant une femme que toutes appelle Abigaël. Mais Gina se rebelle et révèle aux adultes un de ces secrets bien gardés. Elle devient alors la bête noire des pensionnaires qui l'exclut sans pitié. Mais Gina n'a d'autre choix que de s'intégrer? Elle décide alors de demander de l'aide à Abigaël. Mais qui peut bien se cacher derrière ce (ou cette) mystérieux ami(e) qui leur veut du bien ? Gina parviendra-t-elle a quitté cet endroit et cette ville qu'elle déteste ? Une chose est sûre, cette expérience bouleversera sa vie à jamais.
Tuân a quarante ans. Malgré le froid de l'hiver, il se promène dans la forêt de Chantilly avec l'espoir d'assister à la floraison des premières jonquilles. Lentement, il se laisse envahir par les souvenirs enfouis de son enfance indochinoise... S'il reste persuadé d'avoir été " presque parfaitement heureux jusque l'âge de douze ans ", Tuân a cependant été très tôt confronté au mystère effroyable de la mort. Ses parents sont tués une nuit par des voleurs, qui ont eux-mêmes été jugés et sauvagement pendus en présence de l'enfant de sept ans. Recueilli par son grand-père qu'il adore, le petit garçon va développer un goût pour la poésie et un amour immodéré pour la langue française : " En classe, les leçons étaient données en qu?c ng? et en français. " Mais l'aïeul, lui aussi, décède. Il est alors recueilli par l'une de ses tantes, Cô Anh. Et en 1954, il assistera, impuissant, au départ de sa tante et de ses enfants ? notamment Tiên, sa jeune cousine tant aimée ?, contraints de suivre leur mari et père, qui a décidé de rejoindre l'armée populaire. Si l'emploi de la langue des " colonisateurs " fait de lui, aux yeux de son oncle, un " traître à la patrie ", ils signent aussi sûrement son destin : son amour de la langue française et de la poésie de Gérard de Nerval sera son viatique, son talisman. Elle le soutiendra, elle sera son refuge, au coeur des pires atrocités qu'il vivra et rencontrera en traversant son pays déchiré par la guerre, puis par la partition d'un Viêt Nam exsangue. Hoai Huong Nguyen nous fait les témoins de la renaissance lumineuse de Tuân, grâce à la force éphémère des fleurs, les résonnances d'une langue avec ce qu'il y a de plus intime chez l'être humain, la vertu de la poésie, même la plus sombre. Avec une perpétuelle oscillation entre le passé et le présent, évoquant l'enfance comme les pires horreurs de la guerre, serti de haïkus, Sous le ciel qui brûle, qui convoque les plus subtils parfums du Viêt Nam, est une ode bouleversante à la langue française et à la puissance vitale et régénératrice des mots.
Tes allers-retours entre la vie et la mort tu vas les faire encore longtemps ? Le temps qu'il faudra. Pourquoi ? Tu te fais du souci pour moi ? Tu es juive, n'est-ce pas ? C'est insensé, tu sais ce qu'ils te feront s'ils te prennent ? Je n'ai pas peur. A Copenhague, je suis chez moi. Ce sont eux les envahisseurs. Danemark 1943, Niels Rasmussen rencontre Sarah à la rousse chevelure. Il rejoint alors la Résistance et devient le saboteur de génie qui remodèle la ville occupée à coups d'explosifs. Quand le conflit mondial s'achève, Sarah attend un enfant et les héros sont prêts à recueillir leurs lauriers. Pourtant, une page du Parisien Libéré glissée dans un courrier anonyme va infléchir le destin. Dans la rubrique "Epuration" Niels lit : C'est le 7 mai que le dramaturge Jean-François Canonnier, actuellement détenu à Fresnes, passera devant la Cour de justice de la Seine. Il sera défendu par maître Bianchi. Eperdu d'incompréhension et pour sauver son "frère de coeur", il entreprend une odyssée qui fera vaciller toutes ses certitudes quant à l'héroïsme, la lâcheté, la Résistance et la collaboration. Roman d'aventures, enquête introspective, Niels fait fi des genres littéraires et nous soumet à la question : Et vous, qu'auriez-vous fait ...
Les héros d'Armande Gobry-Valle souffrent tous de l'absolue solitude, celle qui claquemure dans le mutisme, pousse vers la folie. Ainsi, la mercière anonyme lentement terrorisée par la jalousie d'Arthur, son chien, la femme liée à son mari par une haine farouche, unique possession qu'elle défend jusqu'au meurtre, ou le fonctionnaire qui, à quelques mois d'une retraite résignée, découvre, grâce à Aurore, une comédienne qui le remarque à peine, la jeunesse, l'amour, le désir, aspirent tous à se libérer de LA peur qui les tue plus sûrement que n'importe quelle maladie, n'importe quel accident. Et pourtant, à la lecture de ces histoires, ce n'est pas le désespoir qui nous empoigne, mais un formidable instinct vital, le refus de la mort, l'ivresse de vivre. Armande Gobry-Valle a été ces personnages terrifiés. Mais elle est passé du côté de la vie. C'est ce qui fait d'elle un écrivain.