La rime et le rite. Essai sur le prêche philosophique
Bouganim Ami
L'HARMATTAN
31,50 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782738443168
Le débat entre judaïsme et paganisme rebondit-il dans la polémique entre Levinas et Heidegger ? Les thèses de ces deux auteurs relèvent-elles du prêche philosophique ? Le traitement philosophique du judaïsme tourne-t-il immanquablement au christianisme ? Le présent ouvrage reconstitue les doctrines de grands noms comme Husserl et Heidegger d'une part, Buber, Rosenzweig et Levinas d'autre part, pour mieux porter son lecteur au croisement entre philosophie et judaïsme où se déciderait le destin spirituel de l'Occident. Rompant avec l'encensement des maîtres qui compromet la vocation critique de la philosophie, Bouganim pratique l'impertinence pour contraindre la pensée à plus de pertinence et la pousser à de nouvelles ouvertures.
Nombre de pages
350
Date de parution
03/05/2000
Poids
430g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738443168
Titre
La rime et le rite. Essai sur le prêche philosophique
ISBN
2738443168
Auteur
Bouganim Ami
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
430
Date de parution
20000503
Nombre de pages
350,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Tarédant est une pauvre ville miteuse située sur une presqu'île du sud marocain, balayée de vents virulents et menacée de toutes sortes de catastrophes naturelles et surnaturelles. Ses habitants se prennent pour les êtres les plus géniaux de la terre. Leurs moeurs, pour le moins étranges, seraient les plus évoluées ; leurs croyances, plutôt insolites, les plus véridiques ; leurs comportements, plus farfelus que normaux, les plus nobles. Ils n'ont pas d'écrits parce que l'écriture les rebute ; ils n'ont pas d'écoles parce que rien n'encroûte autant l'esprit que la scolastique. Les musulmans les considèrent comme des déments et les juifs comme des hérétiques. Les uns les évitent pour ne pas être contaminés par eux ; les autres les accablent d'anathèmes. Malgré cela, ils n'épargnent rien pour remplir leur mission et propager le menkorisme, variété de la kabbale, préconisant le culte du vent, la protection des aliénés et la phobie du crabe.
Tarédant passe pour la ville la plus neurasthénique du Maroc. Elle est accablée par les vents qui ballottent ses habitants, les vagues qui menacent de l'engloutir, les crabes géants qui hantent ses côtes. En revanche, elle se délecte du lourd anathème sous lequel les religions persistent à la maintenir et s'en remet à la protection du saint local, Menkor Zal, digne héritier du très vénéré Rabbi Baruch Espinosa enterré sur les lieux. La ville ne résiste aux calamités qui la menacent que parce qu'elle se prend pour la plus géniale au monde et qu'elle excelle dans l'insigne art de la simulation politique. Tarédant accueille son prince, de retour de l'on ne sait quelle expédition romantique, pour une nouvelle ère de lubies et de leurres, de réalisations et de déboires. Elle reçoit dans son sillage toutes sortes de personnages dont certains sortent des livres où ils mènent leurs scabreuses aventures, et d'autres s'arrachent aux divans où ils déballent leurs glauques histoires. Ses habitants s'accommodent tant bien que mal des abus, des chantages et des extorsions de son gouvernement princier quand les Français décident de faire de leur cité une station balnéaire pour leurs militaires et leurs artistes. Ce sont alors tous les esprits qui s'excitent, les aliénés qui se révoltent, la chronique de la ville qui déraille et son auteur, encore plus taré que le commun des Rédanais, qui délire dans tous les sens.
A la croisée du judaïsme et de la philosophie, Walter Benjamin (1892-1940) a laissé une oeuvre inachevée, érudite et traversée d'illuminations, qui fait de lui l'un des penseurs les plus énigmatiques du XXe siècle. Aujourd'hui, son ombre est partout. Dans les colloques sur la drogue ou sur Paris, les débats sur le marxisme ou le judaïsme. Au fil des recherches sur Baudelaire ou Kafka, le surréalisme ou la Kabbale. Au coeur des études sur la poésie, la littérature ou le cinéma. Son nom est entouré de dévotion, son intuition prémonitoire célébrée, son destin tragique salué. Benjamin aura poussé l'errance juive au désarroi et au génie, nous laissant de lumineuses bribes qu'on ne cesse de retourner et de commenter. Il est parti comme il est venu. Dans un mystère.Ami Bouganim, écrivain et philosophe, pratique dans cet essai brillant et original l'art du montage préconisé par Walter Benjamin pour explorer l'oeuvre et la personnalité de celui qui reste l'une des figures les plus inspirées et les plus attachantes du judaïsme européen.
Ces sept nouvelles évoquent le quartier juif de Fès dans les années 20-30, immédiatement après l'arrivée des Français au Maroc. Elles restituent l'atmosphère d'un espace clos où la proximité et l'intimité créent des situations cocasses, où les rumeurs sont instigatrices des échanges et des démêlés entre les habitants. Ces Juifs fascinés par les lumières de la civilisation, balancent entre moeurs nouvelles et coutumières. S'ils ironisent sur les nouveaux modes de comportement et les sacro-saintes règles du protocole, ils ne savent plus qui gouverne le Maroc et à qui s'en remettre pour leur protection, partagés entre le respect de leurs rites séculaires et la tentation de la modernité. L'ambiance particulière au quartier juif est propice à des récits à plusieurs voix, qui restituent disputes et réconciliations entre des personnages plus originaux (voire fantasques) les uns que les autres.