Les latrines dans les provinces gauloises, germaniques et alpines
Bouet Alain ; Gros Pierre
CNRS EDITIONS
75,00 €
Épuisé
EAN :9782271068033
Les latrines romaines ont, dans notre imaginaire collectif, une place particulière. Les vestiges bien conservés des villes d'Afrique du Nord ou d'Asie Mineure laissent en effet entrevoir une époque pendant laquelle la pudeur telle qu'on la conçoit actuellement n'existait pas, où le Romain n'hésitait pas à satisfaire ses besoins naturels devant son contemporain. Les chercheurs ont focalisé leur attention principalement sur la belle architecture, les grands bâtiments pouvant accueillir parfois plusieurs dizaines de personnes. Ces constructions ne forment pourtant qu'une minorité des latrines antiques. Le développement de l'archéologie permet désormais d'appréhender les aménagements les plus modestes et les plus fréquents, dont les simples fosses, cuvelées ou non, creusées dans le sol. En prenant en compte tous les types de structures d'une région bien déterminée de l'Empire romain - les provinces gauloises, germaniques et alpines -, cet ouvrage donne un aperçu, le plus complet possible, des lieux d'aisance et de leur utilisation. C'est une image différente de celle généralement admise qui apparaît alors. Les aménagements sont, la plupart du temps, simples et répondent à la stricte utilité. Les belles latrines sont rares et n'apparaissent que tardivement. Un certain nombre de dispositions permettent d'isoler ces lieux de l'extérieur; les latrines apparaissent comme un monde clos, refermé sur lui-même. Parallèlement aux constructions, pour la première fois, ce sont les structures mobiles qui sont considérées, tant sur le plan littéraire qu'archéologique: la matella, l'urinoir masculin, le scaphium, l'urinoir féminin, le lasanum, le pot de chambre, mais également l'amphore qui, en remploi, sert à récupérer l'urine pour les activités artisanales. La gestion des latrines au quotidien, leur financement, leur entretien sont étudiés. La circulation de l'eau usée, utilisée pour évacuer les déjections dans les égouts, est décrite tout comme celle de l'eau propre, servant autant au rinçage de l'éponge destinée à la propreté intime, au lavage des mains qu'au plaisir des yeux lorsqu'elle s'écoule à travers fontaines et bassins. C'est enfin l'attitude des usagers qui est analysée: les règles de bienséance de la société romaine ne s'appliquent pas dans cet espace particulier où se côtoient des populations variées. Si la multiplication des latrines a peut-être rendu la ville ponctuellement plus propre, elle n'en était pas pour autant plus hygiénique. C'est donc à une préoccupation primaire de l'homme de toutes les époques que cet ouvrage est consacré; la gestion des déchets par les Romains rejoint ici l'une des préoccupations de nos sociétés contemporaines. Biographie de l'auteur Alain ROUET, Maître de conférences HDR à l'université Michel de Montaigne-Bordeaux III, est chercheur à l'Institut Ausonius (UMR 5607, CNRS ). Il a participé à de nombreuses fouilles en France comme à l'étranger et e coordonné plusieurs chantiers archéologiques. Actuellement, il dirige, sur l'agglomération de Barzan (port de la ville de Saintes, en Charente-Maritime), le chantier-école de l'université pour le gallo-romain. Spécialiste d'architecture romaine, il a publié une étude sur les matériaux de construction (1999) et deux autres ouvrages sur les thermes (2003), ainsi que de nombreux articles sur différents types de monument.
Les fouilles qui se sont déroulées entre 2001 et 2008 sur le site antique de Barzan (Charente-Maritime) ont permis de mettre au jour un secteur d'habitat situé dans le quartier du sanctuaire du Moulin du Fâ, à proximité des thermes publics et du sanctuaire qui ont déjà fait l'objet de publications monographiques parues pour leur part en 2008 et 2010. Dès les années 50-30 a.C., l'occupation de ce secteur se densifie ; les multiples aménagements et transformations témoignent d'une grande vitalité de l'habitat. A partir des années 70 p.C, des monuments plus importants, publics ou à vocation publique, se développent en bordure de la voie qui' sépare le secteur de la zone du temple alors que l'arrière de la parcelle se désertifie progressivement. Au travers des études architecturales et des mobiliers archéologiques, des vestiges paléoenvironnementaux, plus de trente chercheurs font ressurgir une part du quotidien d'une agglomération prestigieuse du territoire des Santons, port de Saintes, capitale de l'Aquitaine romaine : son dynamisme, sa population modeste, son environnement, son déclin.
L’effet Papillon ou ‘’ La théorie du chaos’’ est l’un des rares concepts mathématiques à être connu du grand public. Toutefois, si vous vous questionnez sur les circonstances de sa découverte ; sur ses applications au quotidien ; sur le concepts d’ « attracteur étrange » ; ou sur la manière de prévoir l’imprévisible, alors ce livre est là pour vous donner des réponses rapides et accessibles.
Brès Anne ; Marc Claire ; Arnaud Nicolas ; Moullet
. La Terre est une planète exceptionnelle. Elle possède une atmosphère, des océans, des montagnes, des volcans mais également un champ magnétique, une tectonique, des climats variés... qui tous concourent à la rendre habitable. Ainsi, peu à peu, la vie y a émergé et a pu se maintenir malgré une histoire jalonnée de bouleversements majeurs depuis sa formation jusqu'à la crise climatique actuelle. Se maintiendra-t-elle encore longtemps ? Acteur majeur de la recherche en France, le CNRS a mobilisé chercheurs et chercheuses pour répondre à une vingtaine de questions essentielles. Ce livre nous plonge ainsi dans les entrailles de la Planète, et parfois dans son passé très lointain, mettant en lumière tant son caractère exceptionnel que sa fragilité. Sous l'apparente légèreté du graphisme, cet ouvrage couvre des enjeux fondamentaux et rend compte de ce que l'on sait vraiment, ainsi que de la façon dont ce savoir est construit.
La première révolution quantique qui naît notamment sous l'impulsion d'Einstein au début du XXe siècle, bouleverse notre vision du monde, fait émerger des concepts surprenants comme la dualité onde-particule, et conduit à des inventions majeures : le transistor, le laser, les circuits intégrés des ordinateurs. Moins connu est le développement d'une deuxième révolution quantique initiée en 1935 par le débat entre Albert Einstein et Niels Bohr, et rendue possible à partir de la fin des années 1960 par l'expérimentation sur des particules individuelles. Cette révolution, qui se déroule encore sous nos yeux, repose sur la notion étrange de particules intriquées qui se comportent de manière extraordinairement similaire même lorsqu'elles sont éloignées. Cette notion a été vérifiée en particulier dans les expériences d'Alain Aspect au début des années 1980 et connaît déjà des applications concrètes, notamment en matière de cryptographie. Elle pourrait déboucher à terme sur des technologies nouvelles comme l'informatique quantique. Tourné vers une physique d'avenir, cet ouvrage raconte une magnifi que histoire de science, dans laquelle l'expérimentation a permis de trancher des débats philosophiques.
L'archéologie en Terre sainte ne peut se réduire à un seul usage politique religieux. Les rapports entre foi et science, mythe et histoire, imaginaire et rationnel sont infiniment plus complexes. A partir d'une approche historique, sont retracés les grandes explorations et les quêtes fantastiques, découvertes scientifiques et débats de société que Jérusalem a suscités.Quels mystères pourrait encore renfermer la Cité de David après que des générations d'archéologues ont fouillé chaque centimètre carré de ce site de la Jérusalem originelle ? Et pourquoi la moindre découverte, sous la moindre pierre, déclenche-t-elle tant de passions ?Peut être parce qu'à Jérusalem, plus qu'ailleurs, dans cette ville sainte pour les trois religions monothéistes, l'archéologie n'a jamais été une science neutre.Depuis ses débuts, il y a 150 ans, l'archéologie en Terre sainte a toujours eu partie liée, de près ou de loin, avec l'idéologie. Au départ les fouilles n'étaient pas seulement inspirées par la Bible, elles étaient censées démontrer son historicité, au moment où la science venait la remettre en cause. Sans compter les intérêts des Grandes puissances qui ont utilisé la religion comme un instrument d'influence.Et pourtant, les différentes écoles archéologiques qui se sont succédées en Terre sainte ? française, britannique, américaine, israélienne ? ont abouti à des résultats remarquables, comme si elles s'étaient dégagées, non sans peine et peut-être pas complètement d'ailleurs, de leurs a priori idéologiques.Ironie de l'histoire : ce sont des chercheurs israéliens, Finkelstein et Silberman, qui ont porté l'attaque la plus retentissante contre l'historicité de la Bible, du moins en ce qui concerne le récit de la Genèse, de l'exode d'Egypte et des royaumes de David et Salomon. Cette remise en cause a été effectuée grâce à une étude menée en Cisjordanie occupée, à la faveur de sa conquête par l'armée israélienne.C'est dire que qu'on ne peut réduire l'archéologie en Terre sainte à un seul usage politique religieux. Les rapports entre foi et science, mythe et histoire, imaginaire et rationnel, sont infiniment plus complexes.
Résumé : Du monumental vase de Vix jusqu'au disque de Nebra, la plus ancienne carte du ciel connue, en passant par les premiers temples de l'humanité en Turquie ou les tunnels regorgeant d'offrandes de Teotihuacan, jamais autant de trésors n'ont été découverts que ces dernières décennies. C'est cette richesse fascinante que Jean-Paul Demoule entend explorer avec nous dans cet ouvrage. Mais au-delà de l'or des Scythes ou des pharaons, des " trésors " non moins estimables sont là, sous nos pieds, insignifiants en apparence ? comme ce brin de cannabis trouvé dans une tombe chinoise ? si ce n'est invisibles ? la séquence ADN qui a caractérisé l'homme de Denisova. Fervent défenseur de l'archéologie préventive, l'auteur montre qu'il importe de les sauver, mais aussi de les penser pour que des mots comme "civilisation", "peuple", "culture" ou "migration" ne soient pas détournés. Fouiller, c'est plus que jamais éclairer notre avenir.
Résumé : Une découverte récente a révélé que les premiers Homo Sapeins vivaient il y a 300 000 ans dans la Sahara vert, l'actuel Maroc. Et ils n'étaient alors pas les seuls humains à peupler la planète. D'où venaient-ils ? Pourquoi les autres espèces du genre ont-elles disparu ? Comment Sapiens a-t-il colonisé la planète ? Laissez-vous guider par Jean-Baptiste de Panafieu à la rencontre de nos ancêtres. Confortablement installé dans votre transat, découvrez l'incroyable histoire de nos origines.
Les apports de l'archéologie, et singulièrement de l'archéologie préventive, sont considérables et donnent matière à repenser profondément le Moyen Age. L'archéologie médiévale mise en perspective sur la longue durée, spatialisée, a découvert la géographicité de ses objets d'étude. Ce changement d'échelle spatiale, comme la nouveauté parfois surprenante d' objets archéologiques" mis au jour en abondance, ont bousculé les paradigmes et cadres d'interprétation anciens. Les archéologues médiévistes sont désormais en situation d'établir ou reconsidérer les héritages, de marquer de nouveaux seuils et de mieux tisser les liens indispensables à l'intelligence de la complexité des produits matériels et de leurs effets. Et cette archéologie médiévale remontée en puissance débouche à présent sur une relance comparable de l'archéologie des périodes moderne et contemporaine. C'est donc un univers très ouvert et porteur d'avenir que le présent livre fera découvrir aux étudiants.