La crise concordataire. Catholiques français et italiens entre Pie VII et Napoléon (1808-1814)
Boudon Jacques-Olivier ; Hême de Lacotte Rémy
SPM LETTRAGE
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EAN :9782917232453
La crise religieuse marque incontestablement de son empreinte les dernières années de l'ère napoléonienne. Longtemps larvé, l'antagonisme entre le Saint-Siège et l'Etat français se mue, à partir de 1808, en un duel paroxystique scandé d'épisodes dramatiques comme l'excommunication de Napoléon, l'enlèvement de Pie VII ou le fiasco du concile de 1811, jusqu'au retour triomphal du successeur de Pierre dans sa ville de Rome en 1814. Les manifestations tenues au début des années 2000 pour célébrer le bicentenaire de la conclusion du concordat entre Napoléon et Pie VII ont souligné, à juste titre, le caractère fondateur de cette transaction, entre émergence de l'Etat-Nation moderne et affirmation renouvelée du magistère pontifical. Les neuf communications réunies dans ce recueil examinent, en contrepoint, le devenir de ce même pacte concordataire au moment où il affronte sa première véritable crise. En faisant droit à la diversité des acteurs (clercs et fidèles, au sommet comme à la base) et des contextes (français et italien), elles s'attachent notamment à restituer la manière dont ces vicissitudes ont été vécues par les catholiques de l'Empire, partagés entre deux obédiences. Quelles motivations ont inspiré leur soumission ou leur résistance ? Quel rôle la mémoire du passé révolutionnaire a-t-elle joué dans ces déterminations ? Quels liens peut-on établir avec les oppositions politiques à Napoléon ? Comment la crise a-t-elle nourri les controverses ecclésiologiques et les sensibilités internes au catholicisme ? Quelle image ressort-il du pontife romain ? Autant d'interrogations qui engagent notre compréhension du catholicisme européen du début du XIXe siècle et auxquelles on trouvera dans ces travaux de précieux éléments de réponse.
Nombre de pages
212
Date de parution
12/02/2016
Poids
310g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782917232453
Titre
La crise concordataire. Catholiques français et italiens entre Pie VII et Napoléon (1808-1814)
Auteur
Boudon Jacques-Olivier ; Hême de Lacotte Rémy
Editeur
SPM LETTRAGE
Largeur
150
Poids
310
Date de parution
20160212
Nombre de pages
212,00 €
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Le maréchal Marmont est resté dans la mémoire de l'épopée napoléonienne comme le modèle du traître. La défection d'Essonnes le 4 avril 1814, quatre jours après la capitulation de Paris, est restée à jamais attachée à sa mémoire, alors même que Marmont avait été l'un des plus proches compagnons du jeune Bonaparte, dès le siège de Toulon, puis encore en Italie et en Égypte. Même s'il n'est pas immédiatement promu maréchal, il reste un rouage essentiel du système napoléonien jusqu'à se voir confier le gouvernement général des provinces illyriennes où il a laissé un souvenir durable. Après la chute de l'Empire, Marmont n'aura de cesse de se justifier, objet principal des Mémoires qui seront publiés après sa mort survenue en 1852.
Napoléon et la dernière campagne constitue le troisième et dernier opus de Jacques-Olivier Boudon relatif à l'épopée napoléonienne sur le front après Napoléon et la campagne de Russie, 1812 et Napoléon et la campagne de France, 1814. L'annonce du débarquement de Napoléon à Golfe-Juan le 1er mars 1815 retentit comme un coup de tonnerre dans une Europe pétrifiée par l'audace de l'homme qui a dominé le monde pendant quinze ans. Acclamé à son retour, Napoléon retrouve en vingt jours ses habits d'empereur et s'engage dans une série de réformes libérales qui marqueront d'un sceau nouveau l'Empire des Cent-Jours. Mais il est très vite confronté à l'opposition irréductible des puissances européennes hostiles à ce retour. Dès lors la guerre est inévitable. Napoléon repart en campagne, mais il ne parvient pas à souder autour de sa personne une nation lasse de la guerre. Ce sera sa dernière campagne, une campagne courte ponctuée par la bataille de Waterloo, toujours controversée. A partir d'archives et de mémoires du temps, l'auteur met en scène cette dernière campagne de Napoléon, à la fois héroïque et tragique.
Grâce à une série étonnante de victoires (Champaubert, Montmirail, Montereau ou Craonne…), Napoléon a inscrit la campagne de France au cœur de son épopée. Même si elle s’achève par l’abdication de l’Empereur, elle est comparable aux actions d’éclat qu’il a pu conduire en Italie, en Autriche ou en Prusse. Napoléon, chef de guerre, n’a rien perdu de sa superbe. Il parvient toujours à galvaniser ses hommes et à donner l’impression à ses adversaires d’être à la tête d’une armée innombrable. Sans avoir été vaincu en une bataille décisive, l’Empereur doit cependant se résoudre à abdiquer, après la chute de Paris et la défection de ses proches. La campagne de France marque ainsi la fin de l’Empire.La France est lasse de dix ans de guerre et de quinze ans de pouvoir autoritaire. Le charisme de Napoléon ne suffit plus à entraîner les foules derrière lui. La population subit aussi pour la première fois les effets de la guerre, les violences qu’elle engendre, l’occupation du territoire, et aspire à la paix. Dernier épisode de l’affrontement qui a opposé les Européens à la France issue de la Révolution, la campagne de France scelle enfin le sort de l’Europe pour le siècle à venir.
Tant les Français que les Suisses n'ont jamais vu leur histoire de cette manière, sous le prisme que propose cette biographie. Le comte Louis-Auguste-Augustin d'Affry, bourgeois-patricien de Fribourg, natif de Versailles et général au service de France, a littéralement accumulé les plus hautes fonctions militaires : colonel des Gardes suisses, Lieutenant-général dès 1758, Administrateur général des Suisses et Grisons (1771-1792) au service de France. Moins connu est son rôle déterminant au service de la diplomatie française, suisse, et franco-suisse. Sous prétexte que son rôle a été effacé, et apparemment secondaire, il fut écarté de la plupart des études portant sur cette période. Et pourtant, ce valeureux militaire comblé d'honneurs fut le représentant informel du Corps helvétique et de l'établissement suisse en France. Nommé ministre plénipotentiaire de France à La Haye en 1755, il croise (le fer avec) Casanova, notamment. Il réussit à maintenir les Néerlandais dans la neutralité pendant la Guerre de Sept Ans. d'Affry tira de ses expériences diplomatiques un goût très prononcé pour le double jeu, lequel eut tout lieu de s'épanouir abondamment durant les quatre premières années de la Révolution française. Malmené par ses pairs et rejeté par ses compatriotes helvétiques, il a longtemps incarné un aspect embarrassant de l'imagerie de la Révolution française en général et de la terrible journée du 10 Août en particulier. Pour étayer coûte que coûte l'alliance franco-suisse, il soutint scrupuleusement le pouvoir légalement établi en France, mais quand arriva pour Louis XVI le temps de laisser à la représentation nationale la primauté du pouvoir, ce tacticien politique remarquable repositionna sa loyauté et se transforma en quelque sorte en baromètre du rapport des forces en présence en France. La stratégie de l'ambiguïté a un prix et une légende noire s'est emparée de la mémoire de l'atypique d'Affry. Né sous Louis XIV, il survécut à Louis XVI.
Au moment où l'Allemagne capitula le 11 novembre 1918, la solidarité des Alliés était déjà compromise. Les privations, les souffrances, les nombreuses pertes humaines, les destructions matérielles avaient épuisé l'Europe. Reconstruire devenait la priorité, ce qui portait au premier plan les solutions politiques, parfois idéologiques. Voulant dépasser l'affrontement fratricide des peuples, le " pacte de la Société des Nations " posa, sous l'influence de Wilson, les principes d'un ordre international nouveau. La paix comme but de guerre ! Cette paix retrouvée à Versailles s'avérait-elle avantageuse ? Devait-elle prôner la simple coexistence entre les nations ? La paix révolutionnaire constituait-elle une solution possible ? Comment célébrer ce moment tant attendu par tous les belligérants ...
Barjot Dominique ; Bellavitis Anna ; Haan Bertrand
Où en est l'historiographie française et francophone, en ces temps de mondialisation accélérée ? La recherche historique française est demeurée féconde dans chacune des quatre grandes périodes de l'histoire, cet ouvrage en donne un aperçu pour chacune d'entre elles. Les échanges et les interactions entre les traditions historiographiques de différents pays sont à l'ordre du jour, mais des spécificités de chacun perdurent. La France a eu et a encore une tradition marquée d'ouverture, qu'il faut pouvoir maintenir dans un contexte de crise globale, présente et future. L'historiographie française et francophone est en plein renouvellement. Des champs nouveaux s'ouvrent à la recherche, qui font largement appel à des approches transversales et pluridisciplinaires, voire transdisciplinaires.
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