Arts, Cultures, Valeurs éducatives. L'harmonie et le sublime, la monade et la raison : variations ph
Boudinet Gilles
L'HARMATTAN
23,00 €
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EAN :9782296061798
Les Lumières, notamment avec le couple kantien du sublime et de la raison, se sont engagées en rompant avec les conceptions leibniziennes de la monadologie et de l'harmonie préétablie. Si l'héritage kantien va traverser toute la " Modernité " du XIXe et du XXe siècle, la période actuelle, dite " postmoderne ", se solde par des mutations fortes qui affectent la question du sens et des valeurs éducatives des formes artistiques. Aussi, à suivre les pensées de deux philosophes très emblématiques de la " Postmodernité ", à savoir Gilles Deleuze qui revient au " baroque " leibnizien et Jean-François Lyotard qui, lui, retrouve le texte kantien, notre culture contemporaine s'offre à une réactualisation du débat entre l'harmonie de la monadologie et la dualité du sublime et de la raison. En croisant ici quelques " fragments " notamment issus de l'esthétique musicale et de la philosophie, il s'agit de suivre ce débat, tout en le considérant comme un axe d'analyse permettant de mieux interroger le sens et les valeurs éducatives des arts à l'époque actuelle.
Nombre de pages
236
Date de parution
22/07/2008
Poids
302g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296061798
Titre
Arts, Cultures, Valeurs éducatives. L'harmonie et le sublime, la monade et la raison : variations ph
Auteur
Boudinet Gilles
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
302
Date de parution
20080722
Nombre de pages
236,00 €
Disponibilité
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Dans un improbable dialogue, le dieu Pan et le personnage de Moïse, tel qu'il fut sculpté par Michel-Ange, devisent sur ce qui a provoqué la disparition de l'espèce humaine. La réponse est à chercher dans un accident de l'éducation, où l'humanisation du nouveau-né devint soudainement impossible : son cri ne put plus trouver les voies qui devaient lui permettre d'entrer dans les langages et la culture. Ces voies sont celles de la musique, flux continu d'émotions, que défend Pan, et de la discontinuité des mots que lui oppose alors Moïse.
La musique témoigne d'une sensualité fondatrice, où la peau émue a ouvert la construction du corps et de la psyché. Cette sensualité, ici suivie à partir du mythe de Pan, prend pour nom Eros. Or celui-ci a plusieurs visages. Déjà, dans Le Banquet, Pausanias distingue l'Eros « céleste » de celui « vulgaire ». Le premier s'adresse à l'âme et aux Idées, en portant un désir alimenté par les formes culturelles propres aux arts libéraux. Le second signifie l'abandon charnel à la transe et à la jouissance. Si le conflit entre Apollon et Dionysos se retrouve alors, Eros révèle aussi un troisième visage, plus primordial que les deux autres et nécessaire à leur opposition. Ces trois visages définissent chacun une esthétique musicale, tout en interrogeant l'élaboration corporelle et symbolique du sujet.
Apprendre l'art aujourd'hui... Mais pourquoi ? En quoi la postmodernité affecte-t-elle les valeurs de l'art, notamment dans ses dimensions de médiation culturelle et d'éducation ? La première partie de cet essai propose de saisir 3 principes centraux de l'esthétique "moderne", alors inférés à partir des pôles opposés que représentent les pensées de Heidegger et Adorno. La deuxième partie confronte ces trois principes à diverses théorisations de la postmodernité. La "déconstruction" qui en résulte est analysée dans la dernière partie en termes de changement radical du rapport à l'altérité, où s'inscrit le travail des oeuvres.