Le système éducatif à l'heure de la société de la connaissance
Boudet Martine ; Saint-Luc Florence ; Meirieu Phil
PU MIDI
26,00 €
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EAN :9782810703241
En réponse à la crise que traverse le système éducatif français, a été votée en 2013 une nouvelle loi d?orientation et de programmation. Elle offre, par ses principaux dispositifs (création des ESPE en lieu et place des IUFM, accent mis sur le primaire, mise en place d?un enseignement de la morale laïque et relecture des programmes disciplinaires?), l?opportunité de reconstruire une culture professionnelle commune. Cet ouvrage se propose d?appréhender le système éducatif dans son contexte socio-culturel et sous l?angle de l?économie mondialisée de la connaissance. Il a été rédigé par une équipe pluridisciplinaire et pluri-catégorielle, qui part du constat des dysfonctionnements occasionnés par une forme de culture scolaire excessivement uniformisante et abstraite, et dans les faits inégalitaire. L'institution peut être revivifiée par la mise en place de stratégies dialogiques, intégrant les paramètres de la pluralité des publics, de l'expérience des milieux de vie et des pratiques interculturelles, en particulier dans les quartiers populaires. Refonder le système éducatif présuppose d'une manière générale de problématiser les conditionnements grâce à une approche anthropologique. Pour cela, l?ouvrage propose deux démarches : une démarche émancipatrice inspirée par les mouvements d?éducation populaire et citoyenne ; et une démarche universitaire et institutionnelle portée par les sciences de l?éducation. Des alternatives opérationnelles, synthèses de ces deux démarches, apportent des perspectives concrètes d?application à court, moyen et long terme.
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Nombre de pages
477
Date de parution
12/12/2014
Poids
754g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782810703241
Titre
Le système éducatif à l'heure de la société de la connaissance
Auteur
Boudet Martine ; Saint-Luc Florence ; Meirieu Phil
Editeur
PU MIDI
Largeur
160
Poids
754
Date de parution
20141212
Nombre de pages
477,00 €
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Depuis une décennie, enseignant·es, publics, citoyen·nes, sont confronté·es à une avalanche de réformes à base économiste et technocratique, qui, à défaut de légitimité, sont souvent imposées par la force. Il devient urgent de résister à cette "? culture de la violence " instituée sous différentes formes, ainsi qu'à la sélection sociale qui en est la motivation et qui conduit au sacrifice des nouvelles générations. A l'heure de la mondialisation, l'émergence d'un " capitalisme cognitif " discrimine les savoirs en fonction de leur degré de rentabilité,. La progression d'un nationalisme xénophobe entrave l'élaboration d'une culture commune. Cet ouvrage a été rédigé par une équipe interdisciplinaire et intersyndicale. Ses membres exercent dans diverses villes, Lille, Marseille, Nantes, Paris, Rennes, Toulouse. Ils sont universitaires, ou responsables dans l'enseignement, l'inspection, la protection des personnels
Au vu de la crise du système néolibéral géopolitique, socio-économique, écologique, sanitaire, il importe de réformer certaines règles de la vie internationale. Concernant l'Afrique, continent particulièrement impacté, l'annulation des dettes illégitimes fait partie de ce programme. de même que l'abolition du franc CFA, l'arrêt des opérations militaires extérieures et des Accords de partenariat économique (APE). la relocalisation des économies, la restitution des biens culturels spoliés... C'est sur ces bases que s'organisent les sociétés civiles, dont les femmes sont souvent les protagonistes, les diasporas installées en Europe. ainsi que les mouvements sociaux. Cet ouvrage est à l'actif d'une équipe de spécialistes et de responsables associatifs de différents pays : Mali, Sénégal, Togo, France, Belgique... L'actualité est étayée par des panoramas internationaux, qui incluent les accords transatlantiques. Un point est fait sur les programmes élaborés par les collectifs d'intellectuel.les et les réseaux citoyens. Néolibéralisme et néocolonialisme font bon ménage. En réponse, cette publication se veut un outil altermondialiste, qui contribue à faire des relations Afrique-Europe-France le tremplin d'un sursaut solidaire. Que le mouvement antiraciste et "des droits civiques" (Black Lives Matter/BLM), qui se développe actuellement, soit une opportunité pour les peuples du Sud de faire valoir les principes d'un alter-développement, à la fois afrocentré et à visée universelle.
L'actualité le montre : les recompositions géopolitiques à la faveur de la mondialisation et de la médiatisation des échanges, mais aussi de la crise du système néolibéral, suscitent un regain des aspirations identitaires. Si, en négatif, celles-ci se traduisent par des nationalismes xénophobes voire guerriers, les formes démocratiques et progressistes, notamment sur le terrain régional, sont, elles aussi, bien réelles. Le panorama est ainsi éclairé par des fulgurances, marquées par une logique d'ensemble, à en juger par l'actualité écossaise, catalane, corse, camerounaise anglophone, néo-calédonienne, kurde... Des aspirations linguistico-culturelles et territoriales, enfouies jusqu'ici sous la gestion d'appareils d'Etat et de marchés, renaissent au grand jour. Les citoyennes sont incitées à se réenraciner dans une culture plus profonde, dont les fondamentaux sont d'ordre anthropologique. Leurs "armes cordiales" sont les sciences humaines et sociales, la littérature et les arts, l'éducation scolaire et populaire, les médias, le tourisme... L'objectif est une démocratisation culturelle et un développement durable, cosmopolite certes, mais aussi auto-centré dans le cas des cultures dominées. L'avenir dira qui, des forces de régression nationalistes et xénophobes ou des forces de paix et d'inclusion, l'emportera. Dans ce livre, les auteures font le pari d'une évolution plus harmonieuse et apportent leur expertise et leurs expériences à cet égard. En cette année déclarée "année des langues autochtones" par l'Unesco, voilà un enjeu altermondialiste majeur.
Faisant suite à un précédent essai, " Les hymnes et chants identitaires du grand sud " (IDECO, 2009), cet ouvrage analyse le patrimoine symbolique de la France métropolitaine et ultramarine à partir de ses différents éléments constitutifs : blasons, drapeaux et logotypes, devises, chants, dates de fêtes et de commémorations, figures et lieux représentatifs... Les textes des chants sont transcrits, le cas échéant, en langue d'origine - alsacien, basque, breton, catalan, corse, créole, occitan/provençal -, et traduits en français. Les relations inter-régionales et transfrontalières, qui participent du développement des territoires, sont prises en compte, de même que l'actualité des recompositions institutionnelles et des biens inscrits sur la liste du patrimoine mondial (UNESCO). En cette période de ressourcement identitaire, ce livre répond à une nécessité éditoriale. A celle également de didactiser des données d'anthropologie culturelle et de géopolitique, en l'occurrence interrégionale. A ce titre, il peut intéresser différents publics, désireux de préserver la mémoire des territoires, ou bien en quête de dialogues interculturels et de démocratie culturelle.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.