Pourquoi Michel Scot, le fameux savant de l'entourage de Frédéric II, Guido Bonatti, le plus célèbre astrologue du XIIIe siècle, Asdente, un cordonnier de Parme qui abandonna son métier pour devenir prophète, et de malheureuses femmes " qui laissèrent l'aiguille, la navette et le fuseau, pour se faire devineresses et se livrer à des enchantements avec herbes et images ", se retrouvent-ils condamnés ensemble à subir le châtiment des devins en marchant à rebours, la tête à l'envers, dans la quatrième bolge du huitième cercle de l'Enfer de Dante Alighieri ? C'est en partant de cette question que ce livre examine, en amont et en aval du texte de Dante, l'évolution à la fois commune et divergente de l'astrologie et des arts divinatoires et magiques durant les quatre derniers siècles du Moyen Âge occidental. Pour de nombreux clercs médiévaux et certains laïcs en quête de puissance, en effet, le XIIe siècle a été celui de la découverte de nouvelles techniques de prédiction et d'un élargissement du champ d'application de la magie, le XIIIe siècle celui de la quête d'une norme face à ces innovations, et les XIVe et XVe siècles ceux de l'application de cette norme, au profit des astrologues mais aux dépens des magiciens et surtout des sorcières. Au carrefour entre l'histoire des sciences et de la magie et celle de la société et des pouvoirs, Entre science et " nigromance " met ainsi l'accent, dans une première partie consacrée aux mie et mile siècles, sur le rôle des traductions dans l'évolution des savoirs astrologiques, divinatoires et magiques, sur la demande sociale et l'impulsion des cours et sur la recherche d'une norme théologique et juridique en la matière. La seconde partie examine la promotion socioculturelle et politique de la science des étoiles à la fin du Moyen Âge, celle, à un moindre degré, de la chiromancie, de la géomancie et des livres de sorts, les pratiques et rituels des magiciens et leurs motivations, le livre débouchant sur un réexamen, à nouveaux frais, des condamnations de la magie et de la divination et sur la genèse médiévale de la chasse aux sorcières.
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Date de parution
04/12/2006
Poids
1 030g
Largeur
160mm
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EAN
9782859445447
Titre
ENTRE SCIENCE ET NIGROMANCE
ISBN
2859445447
Auteur
BOUDET
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
1030
Date de parution
20061204
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« Vingt regards sont braqués sur moi. Ils m?écoutent, tous, et je me demande ce que je fous là, avec l?impression d?être une mauvaise comédienne dans le remake sans le sou d?une série judiciaire américaine.Vingt personnes, des dossiers de vingt pages photocopiés trois fois, une heure de temps de vie multipliée par vingt individus multipliée par les heures de préparation desdits dossiers, les échanges par mail, par courrier et par téléphone.Tout ça pour régler au millimètre les conditions d?entrée de ma fille à l?école de la République.Ma petite Louise, trois ans, deux bras, deux jambes et toujours ce foutu chromosome en plus. »Quatre ans après La vie réserve des surprises, Caroline Boudet prend de nouveau la plume et revient sur les mois qui ont précédé l?entrée en maternelle de sa fille Louise, porteuse de trisomie 21. Des mois lourds, difficiles, souvent ubuesques : un véritable parcours du combattant pour elle et ses proches.Dans ce récit émouvant et drôle, l?auteure raconte la lutte sans répit pour la scolarisation de Louise. Elle en profite aussi pour dire ce qui est souvent tu, pour montrer ce qui est caché, par pudeur ou par gêne, concernant le handicap et le quotidien qui en découle (un autre bébé ou pas, et le grand frère ?, et le couple dans tout ça ?, le syndrome de stress post-traumatique après l'annonce du handicap d'un enfant, rester une femme quand on est « mère courage »...) Avec, en filigrane, ce tourbillon d?émotions - dont le rire, omniprésent dans les pires situations - qu?est la vie avec un chromosome en plus.Notes Biographiques : Caroline Boudet est journaliste et maman de deux enfants. L?Effet Louise est son troisième livre.
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Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.
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