
Nous sommes ici, nous rêvons d'ailleurs. Une conversation sur l'histoire
Soit un lieu sur la Terre, un village en France. Nous y sommes, l'un et l'autre, pour quelque temps encore. Avant de franchir le pont, à la rencontre des fantômes, nous y sommes de passage. On voudrait nous sommer de choisir entre l'enracinement et le cosmopolitisme ? Pour sortir de cette tenaille mortelle, peut-être faut-il prendre au mot ce jeu d'enfant : va voir ailleurs si j'y suis. On y verra que l'ici se trame au loin, et que personne ne nous empêchera de faire des histoires. En août 2017, lors du Banquet du livre, Patrick Boucheron et Mathieu Riboulet engagent sous la halle de Lagrasse une dernière conversation sur l'histoire, en public. Au-delà de nos horizons familiers, ils imaginent ce que pourrait être l'histoire mondiale de ce lieu singulier. En refusant de lui appartenir, ils l'habitent pleinement, et c'est le monde qui s'offre à eux. Le monde, sans revers et sans gloire, mais le monde.
| Nombre de pages | 125 |
|---|---|
| Date de parution | 05/05/2022 |
| Poids | 184g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782378561451 |
|---|---|
| Titre | Nous sommes ici, nous rêvons d'ailleurs. Une conversation sur l'histoire |
| Auteur | Boucheron Patrick ; Riboulet Mathieu ; Pradeau Chr |
| Editeur | VERDIER |
| Largeur | 140 |
| Poids | 184 |
| Date de parution | 20220505 |
| Nombre de pages | 125,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Peste noire
Boucheron PatrickSont-ce des anges qui chutent du ciel ? Ou des hommes qui s'effondrent, dansant les désastres du passé ? En s'approchant, on comprend qu'il ne s'agit pas d'un tableau ancien, mais bien d'une image récente de notre condition humaine. Car nous sommes toutes et tous des survivants de la peste noire qui, en cinq ans seulement, de 1347 à 1352, emporta plus de la moitié de la population européenne. La peste est la plus grande catastrophe démographique de l'histoire de l'humanité. C'est à la fois un événement monstre et un événement de longue durée, qui laisse ses empreintes dans les textes et les images, mais aussi dans les archives du vivant et dans celles de la Terre. Ce livre propose de les recueillir pour éprouver la capacité des pouvoirs et des sociétés à faire face à la mort de masse. Avec Peste noire, on parcourt une histoire-monde ouverte aux apports de l'archéologie, de la génétique et des sciences de l'environnement, débordant le récit traditionnel d'un Moyen Age qui ne tient plus en place. Dans la tourmente épidémique, le temps se défait et se charge de nos hantises contemporaines. C'est toute l'histoire qui entre dans la danse, avec ses exigences et ses espérances. Car cette danse n'est pas macabre. Elle se place aux côtés des endeuillés pour y célébrer une poésie du savoir qui sait que le contraire de la mort n'est pas la vie, mais la vérité. Professeur au Collège de France, Patrick Boucheron est l'auteur, entre autres, de Léonard et Machiavel (Verdier, 2008), de Conjurer la peur (Seuil, 2013) et de La Trace et L'Aura (Seuil, 2019). Il a dirigé l'Histoire mondiale de la France (Seuil, 2017 et 2025). Il produit aussi sur Arte la série Quand l'histoire fait dates et l'émission Allons-y voir ! sur France Culture.EN STOCKCOMMANDER27,00 € -

Genre et sciences
Combes Françoise ; Boucheron Patrick ; Héran FrançPendant des siècles, les femmes de science ont été invisibilisées, ignorées ou spoliées de leurs découvertes. Si le xxe siècle a vu évoluer la condition féminine en Occident, leur ouvrant l'accès aux études supérieures et aux métiers scientifiques, les femmes restent largement sous-représentées dans certains domaines des sciences et, d'une manière générale, dans la plupart des postes clés de la recherche et de l'ingénierie. Multiplier les approches pour mieux saisir la portée de ce déséquilibre en analysant la place du genre dans la science et le genre comme objet de science, avancer des pistes concrètes pour favoriser la diversité dans les sciences et la représentation équitable de tous les talents, garantes de la continuité de l'innovation : tel est le propos de cet ouvrage, qui réunit à cet effet les textes de chercheuses et de chercheurs de disciplines variées, de l'histoireà la biologie en passant par les mathématiques, l'informatique, la sociologie, le droit, l'économie et la philosophie. Françoise Combes est professeure au Collège de France, titulaire de la chaire Galaxies et cosmologie. Contributions de Nalini Anantharaman, Yasmine Belkaid, Céline Bessière, Samantha Besson, Esther Duflo, Eric Fassin, Camille Froidevaux-Metterie, Clarisse Ganier, Delphine Gardey, Sonia Garel, Claudine Junien, Yannick L'Horty, Nicky Le Feuvre, Xavier Leroy, Antoine Lilti, Pauline Martinot, Dominique Meurs, Marie-Frédérique Pellegrin, Françoise Waquet.EN STOCKCOMMANDER30,05 € -

La Jacquerie. Devenirs des effrois de 1358 à nos jours
Bonnot Gaëtan ; Boucheron PatrickL'histoire d'une révolte médiévale Depuis la fin du XIVe siècle, la Jacquerie est un référent historique. La signification et les réappropriations ont été si nombreuses jusqu'au début du XXIe siècle qu'entre la factualité de 1358 et les devenirs de l'événement "jacquerie" , une distorsion s'opère entre la révolte, encore largement à comprendre, et ses sédimentations historiennes et mémorielles. Ce livre ne propose pas de refaire l'histoire du soulèvement mais de livrer plusieurs regards, emboîtés, sur les lendemains d'une révolte rurale souvent réduite à une insurrection paysanne éphémère et brutale. Parfois inscrite dans des mouvements contestataires de grande ampleur (Bonnets rouges, Gilets jaunes), la mémoire de la Jacquerie est davantage ancrée dans le territoire picard, et même isarien. La disponibilité du souvenir tient en grande partie à une disponibilité documentaire : des registres de la chancellerie royales et fonds patrimonialisé jusqu'aux territoires numériques des sites internet en passant par la presse des XIXe et XXe siècles, l'ouvrage tente de penser ces présences de l'événement en interdiscours. Les lendemains sont enfin ceux de conflits engendrés par l'insurrection sur au moins une ou deux générations, qui créent, dans les sociétés politiques locales de la seconde moitié du XIVe siècle, une mémoire vive des "effrois" de 1358.EN STOCKCOMMANDER27,00 € -

Un été avec Machiavel
Boucheron PatrickChaque fois qu'une tempête s'annonce dans l'Histoire, on convoque Machiavel, car il est celui qui sait philosopher par gros temps. En effet, depuis sa mort en 1527, on ne cesse de le lire, et toujours pour s'arracher à la torpeur. Mais que sait-on de cet homme hormis le substantif inventé par ses contempteurs pour désigner cette angoisse collective, ce mal politique, le machiavélisme ? Né dans une république de princes, la Florence oligarchique de la Renaissance et de Savanarole, Machiavel est très tôt sensible à la politique. Premier secrétaire de la Seconde chancellerie, historien, dramaturge, poète, philosophe, politologue avant l'heure, admirateur des peintres, des ingénieurs, des médecins et des cartographes, incorrigible provocateur, Machiavel est surtout un très fin spectateur. En Europe, il voyage, scrute les rapports de force qui meuvent les hommes, renifle les remugles du pouvoir. Il s'étonne de voir, qu'en France, Louis XII tient son peuple d'une main de fer et que ce dernier ne l'en aime que davantage. Peu à peu, l'homme aiguise son style. Chez lui, tout est bon pourvu que l'on puisse exercer l'art du mot juste, " la vérité effective de la chose " : " L'amour est préférable, mais la force, parfois, inévitable ". La chance de Machiavel est d'avoir toujours été déçu par les hommes d'Etat qu'il a croisés sur son chemin. C'est pour cela qu'il a dû inventer son Prince de papier. Si le livre s'attache à dissocier l'action politique de la morale commune, la question demeure aujourd'hui encore de savoir, non pas pourquoi, mais pour qui écrit Machiavel. Pour les princes ou pour ceux qui veulent leur résister ? Et qu'est-ce que l'art de gouverner ? Est-ce celui de prendre le pouvoir ou celui de le conserver ? Qu'est-ce que le peuple ? Peut-il se gouverner lui-même ? Pensez-vous que les bonnes lois naissent de législateurs vertueux ? La fin peut-elle justifier les moyens ? Au-delà de conseils cyniques aux puissants, Machiavel s'interroge en profondeur sur l'idée de la souveraineté populaire car " le peuple connaît celui l'opprime ". Avec verve et une savoureuse érudition, Patrick Boucheron nous éclaire sur cet éveilleur inclassable, visionnaire et brûlant comme un soleil d'été sur la terre toscane. Et avec lui, nous écoutons Machiavel, comme tous les autres avant nous, au futur. Un été avec Machiavel est à l'origine une série d'émissions diffusées pendant l'été 2016 sur France Inter.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER13,00 €
Du même éditeur
-

Toutes les époques sont dégueulasses. Ré(é)crire, sensibiliser, contextualiser
Murat LaureLaure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Goya de père en fille
Récondo Léonor deLéonor a quatre ans lorsque son père, le peintre Félix de Récondo, lui raconte l'exil d'Espagne en 1936 ; il avait quatre ans lui aussi, et fuyait avec sa mère et ses frères la guerre civile et les franquistes. En 2015, à la mort de son père, la question de la nationalité espagnole surgit, alors que la violoniste se mue en écrivaine : lui suffirait-il d'entreprendre les démarches, longues, pénibles, pour panser par le droit le sens de la filiation ? Habitée par les images de Goya (Les Désastres de la guerre) et celles de son père, qui y font écho (Prison), Léonor de Récondo lit et relie les mots et les souvenirs, l'art, la littérature et l'histoire. Entre la musicienne et le peintre, une mémoire, enfouie, trouée, se fait jour. Léonor de Récondo est née en 1976. Elle est l'autrice notamment de Amours (Sabine Wespieser, 2015), La Leçon de ténèbres (Stock, 2020) et Marcher dans tes pas (L'Iconoclaste, 2025).EN STOCKCOMMANDER7,00 € -

Moi, Marthe et les autres
Wauters AntoineDans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.EN STOCKCOMMANDER12,50 € -

Récits de la Kolyma
Chalamov Varlam ; Benech Sophie ; Fournier CatheriLes Récits de Varlam Chalamov, réunis pour la première fois dans une édition intégrale, retracent son expérience des camps de la Kolyma où se sont écoulées dix-sept années de sa vie. Ils représentent une construction complexe, qui s?échafaude à travers différents recueils. Ce sont des fragments, qui doivent se lire comme les chapitres d?une oeuvre unique, un tableau de la Kolyma. Chaque récit s?ouvre sur une scène du camp. Il n?y a jamais de préambule, jamais d?explication. Le lecteur pénètre de plein pied dans l?univers du camp. Les premiers recueils, écrits peu après la libération, portent en eux toute la charge du vécu. A mesure que le narrateur s?éloigne de l?expérience, le travail de la mémoire se porte aussi sur la possibilité de raconter le camp. Certains thèmes seront alors repris et transformés. La circulation des mêmes motifs entre différents récits, différentes périodes, constitue à elle seule un élément capital pour le décryptage de la réalité du camp ; on y retrouve la grande préoccupation de Chalamov : comment traduire dans la langue des hommes libres une expérience vécue dans une langue de détenu, de crevard, composée de vingt vocables à peine ? Les récits s?agencent selon une esthétique moderne, celle du fragment, tout en remontant aux sources archaïques du texte, au mythe primitif de la mort provisoire, du séjour au tombeau et de la renaissance. On y apprend que le texte est avant tout matière : il est corps, pain, sépulture. C?est un texte agissant. A l?inverse, la matière du camp, les objets du camp, la nature de la Kolyma, le corps des détenus, sont en eux-mêmes un texte, car le réel s?inscrit en eux. Le camp aura servi à l?écrivain de laboratoire pour capturer la langue des choses. Le camp, dit Chalamov, est une école négative de la vie. Aucun homme ne devrait voir ce qui s?y passe, ni même le savoir. Ce thème fait écho à la Connaissance inutile de Charlotte Delbo : il s?agit en fait d?une connaissance essentielle, mais acquise à prix trop élevé, une connaissance sur l?être, sur l?état ultime de l?homme. C?est désormais un savoir que l?art ne saurait évincer.EN STOCKCOMMANDER49,00 €
De la même catégorie
-

Résister. Edition revue et augmentée
Saqué SaloméNouvelle édition augmentée de ce petit pamphlet nécessaire à lire et à diffuser ! Salomé Saqué nous relate des faits, vérifiés et sourcés, sur l’extrême-droite, ses méthodes, ses origines comme ses dangers pour les droits et la démocratie. Mais elle nous donne aussi des pistes pour résister ensemble. Un ouvrage éclairant qui inspire à faire front commun avec beaucoup de justesse mais aussi de force et qui invite à un vrai débat démocratique.EN STOCKCOMMANDER5,00 € -

Autopsie de l'université. Un regard sur l'enseignement universitaire et son évolution
Louryan StéphaneD'une communauté médiévale de clercs, l'université est progressivement devenue un véritable enseignement de masse, où les professeurs, censés être des érudits et des savants, sont de plus en plus confrontés à des étudiants impréparés aux exigences du haut enseignement, notamment en raison des déficiences d'un enseignement secondaire miné par l'idéologie de l'égalité des capacités et de la réussite pour tous. L'établissement est par ailleurs menacé par la toute-puissance de l'administration, la barbarie du "managérialisme" , l'irruption du juridisme, et plus récemment encore la "cancel culture" et le "wokisme" . Renvoyant dos à dos les excès du gauchisme culturel et la toute-puissance du néolibéralisme triomphant, l'auteur s'attache à identifier ce qui a progressivement muté une forteresse du savoir en ce que d'aucuns voudraient voir comme une machine à délivrer des diplômes. Il entend aussi dénoncer tout ce qui restreint la liberté et le pouvoir des professeurs. Depuis trop longtemps l'université absorbe peu à peu les dérives d'une société clientéliste dont les valeurs culturelles et intellectuelles se dégradent peu à peu, et en appelle à un sursaut salutaire de l'institution, qui suppose la fin de toute sujétion au pouvoir politique et économique.EN STOCKCOMMANDER16,00 € -

Allah n'a rien à faire dans ma classe. Enquête sur la solitude des profs face à la montée de l'isl
D'Hondt Laurence ; Martin Jean-PierreRésumé : Pourquoi la théorie de l'évolution est-elle contestée dans nos écoles ? Pourquoi les cours d'histoire sont-ils remis en cause ? Pourquoi le port du voile est-il devenu un tel enjeu ? Pourquoi Samuel Paty a-t-il payé de sa vie l'exercice de l'esprit critique ? Enseigner est aujourd'hui devenu un métier dangereux. L'école n'est plus un sanctuaire, un lieu protégé de la fureur du monde. Les islamistes la considèrent comme l'école de la mécréance, parce qu'elle enseigne la liberté de conscience. De Kaboul à Bruxelles ou Paris, elle est une cible. Déconsidérés, trop peu entendus, les enseignants ne sont pas armés pour y faire face. Dans cet ouvrage qui se veut un cri d'alarme, Laurence D'Hondt et Jean-Pierre Martin sont partis à la rencontre de ces professeurs qui osent évoquer leur solitude et briser le silence. Des témoignages entrecoupés de chapitres qui raconteront l'influence de l'islamisme au coeur de nos écoles publiques et privées, la détresse des directeurs, le silence embarrassé des syndicats et des partis politiques, les enjeux de la laïcité. Enfin, les auteurs rapporteront, à travers les réflexions et les expériences de professeurs, des initiatives pour refaire de l'école un lieu d'instruction et non de prosélytisme.EN STOCKCOMMANDER22,50 € -

Nos puissantes amitiés. Des liens politiques, des lieux de résistance
Raybaud AliceDe plus en plus de personnes décident de mettre leurs amitiés au centre de leurs vies et de politiser cet engagement ; cet essai propose une enquête réfléchie sur ce lien essentiel mais souvent oublié. L'amitié est souvent considérée comme secondaire, voire futile. Dans nos récits, elle passe au second plan, éclipsée, une fois la jeunesse passée, par le couple et la famille. Mais pourquoi le couple romantique devrait-il être le seul modèle de relation ? Aujourd'hui, de plus en plus de personnes trouvent dans les relations d'amitié des espaces de joie, de solidarité et de résistance face aux aliénations du patriarcat, du capitalisme, et aux défis écologiques. Que ce soit entre hétéros, queers, entre femmes, hommes ou dans des groupes mixtes, nombreux sont ceux qui réinventent, au sein de l'amitié, des façons de militer, de vivre, de consommer et de vieillir. A travers des entretiens, des références culturelles, des études sociologiques et des textes philosophiques, Alice Raybaud explore comment l'amitié peut être une force libératrice et émancipatrice, bien souvent politique. " Un essai hybride, engagé et panoramique qui nous aide à penser les modèles culturels et sociaux émergents. " Le Temps " Une lecture aussi vivifiante que réconfortante, tant elle déplie de nouveaux possibles. " La LibreEN STOCKCOMMANDER10,30 €
