Le 5 janvier 1937, à Neuilly, Jean-Baptiste Botul prend dans son taxi une jeune cliente mineure qui lui ordonne: "Cours Désir". Adresse équivoque s'il en est! La nuit qu'ils passeront ensemble dans Paris vaudra à Botul de comparaître devant le tribunal professionnel des taxis parisiens. Pour sa défense, Botul se compare à Nietzsche, victime du démon de midi, amoureux tragique de Lou Andreas Salomé. Le récit qu'il fait de leur rencontre atteste que le Surhomme ne vaut pas grand-chose en face de la Surfemme. Car Lou, selon les termes de Botul, "était plus qu'une femme". Parente de Lilith et de Lolita, elle incarne un démon mutant, moderne, celui de la "sexualité" femelle. Miraculeusement retranscrite, cette géniale plaidoirie confirme que Botul, ce penseur méconnu, fut le plus grand philosophe de tradition orale du XXe siècle.
Nombre de pages
127
Date de parution
24/11/2004
Poids
90g
Largeur
105mm
Plus d'informations
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EAN
9782842058739
Titre
Nietzsche et le démon de midi
Auteur
Botul Jean-Baptiste
Editeur
1001 NUITS
Largeur
105
Poids
90
Date de parution
20041124
Nombre de pages
127,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Philosophe méconnu du XXe siècle, esprit inclassable en marge de toutes les écoles, Jean-Baptiste Botul (1896-1947), auteur de tradition orale, traverse en 1938 une crise profonde mais féconde. Considérant que la philosophie des "choses mêmes" ne s'est pas assez intéressée aux choses molles, Botul crée et explore le concept de moufté. Il en tire des idées étonnantes, qui bouleversent la phénoménologie ambiante, sur l'Etre, le néant, la charcuterie, le fromage, les seins des femmes, le transport des valises et les années trente.
Kant semble avoir vécu dans la chasteté la plus complète. On ne lui connaît ni épouse ni maîtresse. C'est du moins ce que prétendent ses biographes. Philosophe français méconnu, Jean-Baptiste Botul (1896-1947) s'est penché sur ce délicat problème à l'occasion de conférences prononcées en mai 1946 au Paraguay. Il y expose pour la première fois la thèse selon laquelle "les philosophes ont inventé un moyen extraordinaire de se reproduire: ils ne pénétrent pas, ils se retirent. Ce retrait porte un nom: la mélancolie".
Comment peut-on être à la fois un grand séducteur et l'un des plus grands criminels du XXe siècle ? Jusqu'à la découverte de cette correspondance, tout n'était que spéculation. Au fil de cet échange épistolaire, le philosophe Botul, auteur de La Vie sexuelle d'Emmanuel Kant, conduit Landru à se dévoiler... Ces lettres nous offrent enfin un témoignage direct du monstre de Gambais, celui d'un Landru voulant remédier à la triste condition des femmes...
Dans l'absence de production littéraire du philosophe de tradition orale Jean-Baptiste Botul (1896-1947), la Correspondance à moi-même occupe une place de premier plan, restée jusque-là méconnue. D'où l'importance de ce livre, qui met au jour une partie significative de cette correspondance, échangée entre Botul et lui-même pendant la "drôle de guerre", entre novembre 1939 à mars 1940. Jacques Gaillard, latiniste, chroniqueur et philologue d'excellente réputation (prix Renaudot de l'essai 1996), en donne enfin une édition aussi soignée qu'érudite, en réponse à l'ardente curiosité pour l'?uvre botulienne suscitée, en 2010, sous les yeux étonnés du monde entier, par de vertigineuses polémiques au sommet de l'intelligentsia française (ou juste à côté).
A la fin du xviiie siècle, à la suite d'un duel, Xavier de Maistre est condamné à six semaines d'enfermement dans un lieu qui lui est désespérément familier : sa chambre. Il invente une expérience littéraire savoureuse, où chaque pas devient une aventure, chaque objet, du canapé au lit, fait figure de territoire inexploré. "Daignez m'accompagner dans mon voyage ; nous marcherons à petites journées, en riant, le long du chemin, aucun obstacle ne pourra nous arrêter".
Si tu veux que la gloire et les succès t'accompagnent, ne perds jamais de vue la doctrine, le commandement, la discipline, la prévoyance. Car celui qui excelle à résoudre les difficultés le fait avant qu'elles ne surviennent ; celui qui maîtrise autant l'approche directe et indirecte que la ruse triomphera. Voilà l'art de l'affrontement. Connais-toi toi-même et connais ton ennemi, ta victoire ne sera jamais mise en danger. Connais le terrain, connais le temps, ta victoire sera alors totale. Traduit du chinois par le père Amiot
Francis Bacon: On ne sait pourquoi certaines choses vous touchent. C'est vrai, j'adore les rouges, les bleus, les jaunes, les gras. Nous sommes de la viande, n'est-ce pas? Quand je vais chez le boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place des morceaux de viande. Et puis il y a un vers d'Eschyle qui hante mon esprit: "L'odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux."
Schopenhauer Arthur ; Burdeau Auguste ; Salaün Chr
Quand l?artiste accompli «prête ses yeux pour regarder le monde», il nous offre l?opportunité de le voir enfin tel qu?il est, débarrassé des oripeaux du besoin et de l?utilité.Dans ces deux suppléments au Monde comme volonté et comme représentation, Arthur Schopenhauer (1788-1860) montre comment le génie opère par dévoilement soudain: «Le talent, c?est le tireur qui atteint un but que les autres ne peuvent toucher; le génie, c?est celui qui atteint un but que les autres ne peuvent même pas voir.»