Entrer dans l'arène, affronter la toile, c'est combattre, tant il est vrai que la création a partie liée avec la mort... Barcelo, Botero, Dalí, Gustave Doré, Goya, Manet, Masson, Picasso, Solana, Viallat, Zuloaga, tous ont exploré leur fascination pour la corrida et les valeurs qu'elle partage avec l'art authentique. Alors même qu'un Picasso confesse son impuissance à transposer le spectacle sur la toile, au risque pour certains de sombrer dans l'espagnolade, la couleur locale ou le kitsch, nombreux sont les artistes à s'y aventurer. De la radicalité des eaux-fortes de Goya aux formes immémoriales des couvercles en métal de Viallat, dramaturgie, érotisme, violence, sacrifice, sacralité, intemporalité sont convoqués dans une inlassable remise en jeu du métier. Aucune étude ne s'est encore proposée d'envisager sur un temps long les échanges féconds entre art et tauromachie, ni d'en interroger les principaux enjeux. Pourquoi les artistes s'acharnent-ils à peindre la corrida, avec quelle passion, sur quelles terres secrètes ? Interrogations d'autant plus vives qu'elles se posent à une époque où la culture taurine divise les aficionados et leurs adversaires, en France et jusqu'en Espagne, où les uns demandent à la loi d'abroger cette pratique décrétée cruelle et barbare, quand les autres aspirent à en obtenir le classement au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO. Variant les lectures, à la fois iconographique, historique et poétique, ce livre pionnier perce à jour l'acharnement des artistes à fondre la tauromachie dans leur pratique. Ozvan Bottois analyse la représentation de la corrida en soi - le toro, le torero, la corrida et son rituel -, mais également la façon dont elle s'articule avec les différents contextes culturels, identitaires et politiques. Il étudie aussi le mythe et la poétique de l'arène, dégageant ainsi la portée universelle que les artistes assignent au choc du taureau et de l'homme sous le regard de la foule, véritable choeur antique. Un même désir anime artistes et toreros, celui du duende, cette grâce ou cette confirmation que la corrida peut être affaire de peinture, un art dans l'art, une nécessité dans la création.
Nombre de pages
336
Date de parution
12/04/2017
Poids
2 486g
Largeur
267mm
Plus d'informations
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EAN
9782754109758
Titre
Tauromachie. De l'arène à la toile
Auteur
Bottois Ozvan ; Tillier Bertrand
Editeur
HAZAN
Largeur
267
Poids
2486
Date de parution
20170412
Nombre de pages
336,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Plaisirs obscurs, comédies suspectes, carnavals morbides, scènes de sorcellerie,de guerre, de violence ou de folie font l’essentiel du monde de FranciscoGoya (1746-1828). L’artiste ne fut pas le seul à sonder les passions humaines, lesdésirs secrets et funestes, ni à frayer avec le fantastique, l’étrange ou l’interdit.Mais il le fit avec une radicalité unique, en assénant sans relâche une véritéterrible, qui nous renseigne sur les violences historiques et sociales au tournantdu xixe siècle.Dans cet essai, Ozvan Bottois propose de repenser l’oeuvre de Goya à la lumièredu concept de Déraison tel que l’a analysé Michel Foucault dans son Histoire dela folie à l’âge classique. Ce parti pris théorique, déployé dans la perspective del’histoire de l’art, ouvre la voie à une compréhension nouvelle du parcours deGoya : au lieu d’aborder ses oeuvres d’un point de vue moral, l’auteur les analysepour ce qu’elles montrent réellement, et en révèle la force subversive.Car Goya déplace tout autant le regard du spectateur que l’objet de sontableau. Ses dessins, ses gravures et ses peintures n’ont cessé de nous concerner.Ils nous poussent à envisager à nouveaux frais notre rapport au mondesocial, à l’imagination, à la violence, au désir, voire à la folie.L’AUTEURMaître de conférences en histoire de l’art contemporain à l’université Paul-ValéryMontpellier III, membre de CRISES (Centre de recherches interdisciplinaires ensciences humaines et sociales, université Paul-Valéry Montpellier III), Ozvan Bottois est l’auteur de l’ouvrage Tauromachie. De l’arène à la toile, publié chez Hazan en 2017, et de divers écrits sur l’art espagnol des xixe, xxe et xxie siècles, parus dans des revues universitaires, des ouvrages collectifs ou des catalogues d’exposition.
Les civilisations mayas et aztèques, nées autour du golfe du Mexique, sont qualifiées de "précolombiennes" car elles se sont développées avant l'arrivée de Christophe Colomb (1492). La disparition des Mayas reste largement inexpliquée, et la destruction des traces des Aztèques, exécutée par les Conquistadores, a anéanti d'innombrables vestiges. Ces très anciennes sociétés connaissaient l'écriture, les mathématiques, l'art, l'architecture, et elles étaient dotées d'institutions sociopolitiques. Ce guide s'efforce de restituer au plus juste ces civilisations, à travers cinq chapitres présentant des personnages clefs, l'organisation sociale et les rites, la vie quotidienne, ou la religion. Le dernier chapitre répertorie un grand nombre de sites témoins de cette civilisation. Quatre cartes, une liste des musées, une chronologie, un glossaire, un index et une bibliographie complètent cette documentation.
Riche d'un ensemble remarquable des tableaux de Mantegna, de loin le plus important hors d'Italie, que viendront compléter des prêts exceptionnels, le musée du Louvre consacre, pour la première fois en France, une rétrospective majeure à cette figure éminente de la Renaissance en Italie du Nord. Formé dans le milieu humaniste de Padoue et de Ferrare, Mantegna va se distinguer par son goût "antiquaire", obsédé par la restitution imaginaire et documentée à la fois d'une Antiquité rêvée et par son talent d'invention allégorique et savante. A la cour de Mantoue, auprès d'Isabelle d'Este et de son mari le duc de Gonzague, il va développer, par la fresque, les peintures sur bois mais aussi par la gravure, une oeuvre qui influencera au-delà des artistes de la péninsule jusqu'à Dürer. L'exposition et son catalogue s'attacheront à montrer, à travers des oeuvres de techniques très diverses, les étapes majeures de la carrière de cet artiste, menée entre Padoue, Vérone et Mantoue durant la seconde moitié du XVe siècle, son influence sur ses contemporains et la diffusion précoce de son art dans toute l'Europe.
Résumé : Catalogue officiel de l'exposition De Palmyre à Mossoul, voyage au coeur d'un patrimoine menacé du 9 octobre 2018 au 9 février 2019 à l'Institut du monde arabe. Pour la première fois, l'Institut du monde arabe présente une exposition inédite : une expérience totalement immersive dans les plus beaux sites du monde arabe aujourd'hui menacés. Le Proche-Orient et le bassin méditerranéen ont vu se succéder les civilisations et les empires les plus grandioses. Perses, Grecs, Romains ou Arabes ont tous construit des monuments extraordinaires, vestiges de l'histoire de l'humanité. Bâtis depuis des siècles, ces sites sont aujourd'hui menacés par le fondamentalisme et les conflits armés. Afin de préserver la mémoire de ces sites et de garder l'espoir de les voir renaître un jour, l'IMA s'est associé à la société ICONEM qui, par des procédés technologiques innovants, scanne, enregistre les sites en danger et permet ensuite d'en produire des reconstitutions numériques. La technologie est alors au service des scientifiques mais aussi du grand public qui peut ainsi découvrir les merveilles architecturales de l'Orient. En mettant en avant des sites ayant déjà fait l'objet de destructions ou aujourd'hui menacés, l'IMA souhaite sensibiliser le public à la nécessité de préserver le patrimoine mondial, et au rôle essentiel que jouent les nouvelles technologies pour la transmission de ce bien commun aux générations futures. Cette expérience permettra aux visiteurs de se promener parmi quatre grands sites emblématiques du monde arabe : Mossoul en Irak, Alep en Syrie, Palmyre en Syrie et Leptis Magna en Libye.
Catalogue officiel de l'exposition L'Orient des peintres, du rêve à la lumière du 7 mars au 21 juillet 2019. Riche d'une soixantaine de chefs-d'oeuvre provenant des plus importantes collections publiques et privées d'Europe et des Etats-Unis (musée du Louvre, musée d'Orsay, musée des Augustins de Toulouse, la Städtische Galerie im Lenbachhaus de Munich, la collection Thyssen-Bornemisza de Madrid, le Rijksmuseum d'Amsterdam, le Sterling and Francine Clark Art Institute de Williamstown), cette manifestation entend révéler à travers ce voyage un nouveau regard sur cette peinture. Portés par le souffle de la conquête napoléonienne, les peintres européens ont fantasmé l'Orient avant de vérifier leur rêve dans le voyage. Pourtant, ce dernier ne fait pas disparaître un fantasme indissociable de la figure féminine, celle de l'odalisque, ou femme de harem, et continue de nourrir les peintres, d'Ingres et Delacroix aux premières heures de l'art moderne. "L'atelier du voyage" apporte cependant une connaissance de l'architecture et des arts décoratifs qui infléchissent progressivement une pratique classique vers une géométrisation et conduit à la recherche d'une harmonie entre corps humain et ornement abstrait, de Gérôme et Landelle à Vallotton, Migonney, Bernard ou même Matisse. D'autre part, l'expérience du paysage, des scènes de la vie quotidienne en plein air, nourrit de nouvelles pratiques et précipite l'émancipation de la couleur. Dans l'éblouissement de la lumière d'Orient et face à des spectacles inconnus, le peintre invente de nouvelles manières de peindre. Des paysages de Fromentin ou de Lazerges aux prémices de l'art moderne, des Impressionnistes et Néo-Impressionnistes aux Fauves, à Kandinsky et à Klee, la couleur se libère peu à peu de l'exactitude photographique. La naissance de l'abstraction ainsi passe par l'Orient : l'exposition sera alors l'occasion de découvrir certains aspects moins connus de l'art moderne à sa naissance.