
Le logement et l'Etat-providence. Y a-t-il une alternative au recentrage de la politique du logement
Le logement a jusqu'à présent échappé à la réforme en cours de l'État providence. Un processus de recentrage semble cependant s'amorcer, mais de façon rampante, par des mesures d'économies successives auxquelles une vision d'ensemble fait défaut et dont le projet de revenu universel d'activité révèle les limites, voire les dangers. Or c'est l'avenir de la politique du logement qui est en jeu : il mérite un débat. L'État peut-il éviter de restreindre la cible de sa politique au logement (ou à l'hébergement) des populations les plus modestes ? Dans l'hypothèse d'un recentrage, par qui seront prises en charge les actions de régulation du marché, qui devront être mieux ciblées mais resteront d'autant plus nécessaires que le processus de métropolisation a toutes chances de se prolonger, voire de s'amplifier ? Notre conviction est que le corollaire du recentrage doit être un approfondissement de la décentralisation. Les métropoles, communautés urbaines ou d'agglomérations s'y sont préparées. Il est temps de leur attribuer des compétences qu'elles exercent déjà largement, faute de quoi c'est un pan entier de la politique du logement qui risque de disparaître.
| Nombre de pages | 128 |
|---|---|
| Date de parution | 05/03/2020 |
| Poids | 150g |
| Largeur | 126mm |
| EAN | 9782380210057 |
|---|---|
| Auteur | Bosvieux Jean ; Coloos Bernard ; Tendil Claude |
| Editeur | OZALIDS |
| Largeur | 126 |
| Date de parution | 20200305 |
| Nombre de pages | 128,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Logement social : les enjeux du modèle français
Bosvieux Jean ; Coloos Bernard ; Borloo Jean-LouisPréface de Jean-Louis BorlooLe parc locatif social français ? les HLM, en langage courant ? est soumis à des injonctions contradictoires : loger de plus en plus de ménages pauvres, tout en restant ouvert au plus grand nombre et en tenant compte de l'impératif de la mixité sociale. Encore marqué par la période de la construction de masse et des grands ensembles, concentrés dans des quartiers qui constituent la cible de la rénovation urbaine, il a néanmoins des atouts, notamment un modèle de financement original qui a fait la preuve de son efficacité. Il doit pourtant évoluer, comme les autres volets de l'État providence. Le danger serait que les changements interviennent au coup par coup, au gré des expédients de la politique budgétaire, sans vision claire du rôle qui lui est assigné pour les décennies à venir. En se fondant sur une analyse de ses caractéristiques, de ses atouts, de ses faiblesses et en se référant aux expériences de pays voisins, les auteurs cherchent à mettre en évidence les enjeux actuels et à proposer des pistes de réforme. Ce livre se veut donc une incitation à la réflexion sur l'avenir du logement social, plus que jamais indispensable pour assurer à chacun l'accès au logement.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER18,00 € -

Croire en l'Etat. Une genèse de l'idée de service public en France (1873-1940)
Bosvieux-Onyekwelu CharlesLa notion de service public est un outil de lutte contre les inégalités sociales et territoriales. En proposant une genèse de cette idée sous la IIIe République, cet ouvrage revient sur une période considérée comme fondatrice et permet de comprendre le privilège des milieux juridiques dans la promotion de cette notion. La volonté de certains de réorganiser le champ du droit explique la captation de cette idée par le Conseil d'Etat et les professeurs de droit. Le service public y apparaît ainsi comme un discours de rechange des élites du monde juridique et administratif, mais qui, dans un contexte en voie de démocratisation, n'est pas toujours contrôlé par elles. Alors que la revendication de service public apparaît aujourd'hui avec insistance ce livre, basé surune une enquête, intéressera le lecteur curieux d'en savoir plus sur la genèse d'un phénomène politique né au cur de l'Etat et antagoniste à la logique des forces du marché.EpuiséVOIR PRODUIT20,00 € -

Précarité générale. Témoignage d'un rescapé de l'Université
Bosvieux-Onyekwelu CharlesIndétermination de l'avenir, injonction à la mobilité, silencieux chantage au poste : la précarité vampirise l'Enseignement supérieur et la recherche. Charles Bosvieux-Onyekwelu, surdiplômé et issu de l'élite, retrace son propre parcours qui l'a conduit à être recruté comme chercheur au CNRS après des années de précarité. À contrepied de la littérature sur les « transfuges de classe », c'est une expérience inversée qui est ici relatée. En dialoguant plus largement avec les travaux sociologiques traitant de la mise en faillite des services publics, l'auteur analyse les causes et les effets de la précarité grandissante qui sévit à l'université.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER16,90 € -

Actes de la recherche en sciences sociales N° 241, mars 2022 : Moraliser le capitalisme ?
Bory Anne ; Bosvieux-Onyekwelu Charles ; BoussardDepuis la fin des années 1990, les entreprises ont développé des formes internalisées d'action « éthique ». D'abord promues à travers la reconnaissance et la prise en charge d'une « responsabilité sociale des entreprises » (RSE) en matière de conditions de travail de leurs sous-traitants ou d'interventions sur des questions de société, ces formes d'action se sont ensuite diversifiées. Les années 2000 et suivantes ont en effet vu se multiplier les politiques d'égalité professionnelle, de diversité, de mécénat de compétences, de bénévolat d'entreprise ou d'intégration des enjeux environnementaux. Ce sont finalement autant d'objectifs éthiques qui ont été intégrés au management des firmes et se sont vus pris en charge par des dispositifs de gestion cherchant à les contrôler, les mesurer, les optimiser, les afficher. La particularité de ce management de l'éthique est d'incorporer la morale dans le modèle économique des entreprises, tout en continuant à revendiquer la recherche de profit. Ce numéro interroge les dispositifs qui font exister cette équivalence entre morale et profit, en partant de celles et ceux qui les mettent en ?uvre : s'agit-il, pour ces professionnels, de « moraliser » le capitalisme, de capitaliser sur la morale ou d'articuler ? et dans quelles conditions ? recherche du profit et quête de la vertu ... Les articles rassemblés montrent le travail effectué par ces travailleurs et travailleuses de la vertu, aux propriétés sociales particulières, pour faire tenir ensemble des éthiques opposées, dont l'équivalence n'est pas donnée. Ils permettent également de comprendre comment cette évolution du capitalisme contribue à transformer les causes morales que celui-ci endosse.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER16,20 €
Du même éditeur
-

100 témoignages sur la gouvernance d'entreprise. Plus de cent diplômés HEC de tous horizons partage
HEC PARIS ALUMNIVoici un recueil unique de témoignages de présidents et d'administrateurs de sociétés qui permet de décrypter la gouvernance d'entreprise. Dans un monde qui se complexifie avec la mondialisation, les règlementations, le numérique, l'émergence de nouveaux business models, la RSE et la montée en puissance des parties prenantes?, les pratiques des conseils d'administration évoluent nécessairement. Cet ouvrage collectif offre 100 témoignages sur des organisations très diverses : start-ups, ETI, CAC 40, associations, entreprises familiales?, en France et à l'international. Les témoignages réunis dans cet ouvrage sont la vivante illustration de l'extraordinaire évolution des pratiques de gouvernance intervenue dans les sociétés, grandes ou moins grandes, cotées ou non, au cours des deux dernières décennies. Daniel Lebègue, fondateur et président d'honneur de l'Institut français des administrateurs. Ici, la gouvernance d'entreprise n'est pas appréhendée comme un ensemble de règles formelles, mais comme un exercice d'intelligence collective, fondé sur la confiance, la loyauté, la compétence, le courage, la curiosité, l'éthique?. Bref, sur l'humain? Ces regards croisés d'hommes et de femmes de terrain, formés à l'école du pragmatisme, sont très réconfortants. À lire ! Anne-José Fulgéras, administratrice de Covéa et MMA, ancien chef de la section financière du Parquet de Paris. Du PDG de L'Oréal au fondateur d'Amber, quand tout roule ou tout se déglingue, quand il faut arbitrer entre manager et actionnaire, cette diversité de témoignages est un hommage à l'intelligence de comportement. Cela se résume en une phrase d'un de mes camarades cités dans cet ouvrage : « L'administrateur n'a pas le droit de s'ennuyer ! » Vincent Beaufils, directeur de la rédaction de ChallengesSur commande en 4-6 joursCOMMANDER23,00 € -

Ethique et Economie : comment sauver le libéralisme ? Actes de la Fondation 2012-2019
Esambert BernardL'économie d'aujourd'hui n'est-elle pas un défi aux valeurs de justice et de respect de la dignité humaine ? L'économie libérale est celle de la liberté des acteurs, mais leurs droits ne peuvent être défendus sans insister sur les devoirs qui y correspondent. Si nous ne parvenons pas à retrouver cet équilibre, des risques sérieux existent de voir refleurir les écoles anti-libérales et un retour au protectionnisme ou à l'étatisme, sources d'inefficacité, de perte de liberté et de conflits planétaires. Le temps est venu de concevoir une Charte éthique du libéralisme économique qui impose les garde-fous nécessaires tout en préservant la capacité de progrès continu de l'économie libérale. Sous l'impulsion de Bernard Esambert, la Fraternité d'Abraham a engagé une réflexion sur cette problématique, et pour promouvoir et approfondir ces idées, s'est rapprochée de l'Académie des sciences morales et politiques, afin de créer en octobre 2013 une Fondation, abritée par celle-ci. À l'initiative du Président de cette Fondation, Bertrand Collomb, une série de conférences a été organisée depuis 2015 à l'Institut de France, pour instruire ce sujet et sensibiliser à l'urgence de réintroduire un comportement éthique dans la conduite de l'économie. Des ressources abondantes ont été rendues disponibles : les textes de toutes les conférences prononcées depuis octobre 2015, la réflexion « Éthique ET Libéralisme » de Bernard Esambert, les communications des responsables de groupes de travail thématiques, les interventions des penseurs et des chercheurs réunis à l'initiative de Bertrand Collomb. Les « Actes de la Fondation Éthique et Économie » visent par leur publication à attirer l'attention sur cet arsenal de réflexions devant permettre d'aboutir à un corpus de propositions concrètes pour réintroduire le réflexe d'éthique auprès de l'ensemble des acteurs du monde économique. Avec les contributions d'Ahmed ABBADI, Stanislas d'AUDIFFRET, André BABEAU, Michel BADRÉ, Philippe BARBARIN, Suzanne BERGER, Michel CAMDESSUS, Christian CASPER, François CLAVAIROLY, Bertrand COLLOMB, Paul DEMBINSKI, Jean-Pierre DUPUY, Bernard ESAMBERT, Gaël GIRAUD, Sergeï GURIEV, Ángel GURRÍA, Jean-Pierre HANSEN, Masami KITA, Haïm KORSIA, Pascal LAMY, Jean-CLaude LECONTE, Edmond LISLE, Narayana MURTHY, Baudoin ROGER, Blanche SEGRESTIN, Jean TIROLE, Xuexin ZUO.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER27,00 € -

Autonomie, responsabilité, solidarité. Comment moderniser les relations professionnelles ?
La crise confirme la nécessité de faire évoluer nos modes de régulation des relations professionnelles, déjà secoué par les mutations du travail. Elle souligne également les limites et les opportunités de deux formes de travail qui coexistent sans se confondre : le salariat et l'entrepreneuriat. À rebours de propositions qui dominent l'actualité, l'ouvrage s'attache aux spécificités de chacune de ces formes et propose des évolutions de leur régulation propres à chacune. Notre conviction est que l'avenir de la régulation des relations salariales passe par un approfondissement de la décentralisation du dialogue social. L'accord d'entreprise, lorsqu'il existe et dès lors qu'il respecte des principes fondamentaux, doit se substituer à la loi ? non plus simplement y déroger ? et s'imposer au contrat de travail. Les relations entrepreneuriales sont régies par le droit commercial et doivent le rester. Le contrat de prestation de service, individuel par nature, peut s'inscrire dans un ensemble contractuel. Notre conviction est que c'est au c'ur de cet ensemble, et dans les logiques propres à l'entrepreneuriat, que doivent être imaginées des protections pour les travailleurs ? non dans l'extension du droit du travail. En revanche, la protection contre les risques graves ne doit pas dépendre du statut professionnel, ce qui justifie qu'elle soit en partie universalisée. Cet ouvrage montre que ces propositions s'inscrivent naturellement à la fois dans l'histoire des relations sociales et dans l'expérience et les pratiques des acteurs.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER14,00 € -

Que peut l'entreprise ? Réaffirmer l'initiative privée dans le monde de l'après-Covid
Torres FélixDans un mouvement continu, mais qui s'accélère, l'entreprise se transforme en s'adaptant aux mutations de l'écosystème dans lequel elle s'inscrit. Depuis deux décennies cette transformation intègre les demandes sociétales croissantes dont elle est la cible. Parce qu'elle est devenue incontournable dans les société modernes, l'entreprise voit son champ d'intervention s'élargir toujours plus. Dans Que peut l'entreprise ?, Félix Torres interroge les limites de cette extension et pointe le risque d'une socialisation de l'entreprise qui ferait passer au second plan son rôle essentiel de création de valeur et sa nature privée. Le risque de voir la fonction économique de l'entreprise transformée en mission sociale prend une nouvelle tournure dans le contexte de crise économique provoquée par la pandémie de la Covid-19. S'il est légitime que l'État soutienne financièrement les entreprises dont il a réduit ou suspendu l'activité, ce soutien ne saurait devenir subrepticement un modèle économique. L'entreprise doit au contraire préserver la spécificité économique d'organisation hiérarchisée qui fait son dynamisme et son efficacité dans un marché concur- rentiel. Ni acteur politique, ni institution sociale, l'entreprise est d'abord une entité économique animée par un état d'esprit, celui de la liberté d'entreprendre. Face aux défis contemporains, l'enjeu est moins de « réinventer » l'entreprise que de « réencastrer », à l'échelle du capitalisme, les dimensions économique et sociale pour restaurer les termes d'une nouvelle prospérité et d'un nouveau compromis social. Une nouvelle donne qui passera par la capacité d'initiative, d'efficacité et de profitabilité propres aux entreprises en économie ouverte démocratique de marché.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER12,00 €
