En 1924, Jean de Bosschère et sa compagne Elisabeth d'Ennetières s'installent à Due Santi, via Appia Antica, près de Rome, le pays du merle bleu. C'est à Due Santi, où il se constitue une bassecour, qu'il passe, avec Elisabeth "celle qui donne la paix", les années les plus heureuses de sa vie. Une basse-cour (j'oublie les pintades) où il y a aussi, dans leur radicale étrangeté des paons. Qui a le plus de talent ? Celui qui décrit une poule, un canard, une pintade, ou celui qui décrit un paon ? Je crains que, sur le plan du talent, l'oiseau au somptueux plumage ne soit le (beau) perdant de ce petit jeu, mais pour un naturaliste, il ne s'agit pas de talent d'écriture - Artaud aura beau jeu de fustiger les afféteries de Bosschère romancier - mais de finesse d'observation, et sur ce plan, les gallinacées, tout comme les pigeons aux yeux rouges, ont leur mot - et plus encore - à dire. "On connaît la couleur de l'oeil de son chien, mais celle de l'iris de l'ours, de l'émeu, des lamas ? Et si on en connaît les nuances, s'est-on souvent arrêté avec surprise, et pendant de longues minutes, à étudier cette merveille inouïe qu'est l'oeil de certaines grenouilles, de certains oiseaux ?".
Nombre de pages
280
Date de parution
13/04/2016
Poids
180g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782252040195
Titre
Les paons et autres merveilles
Auteur
Bosschère Jean de
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
120
Poids
180
Date de parution
20160413
Nombre de pages
280,00 €
Disponibilité
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Jean de Bosschère, dont l'oeuvre atteste à la fois la connaissance profonde et l'amour de la Nature, est un des maîtres dans l'art de découvrir et de décrire le mystère des choses animales et végétales. Voici la haie vive : monde secret, fourmillant d'êtres dont elle est le refuge, l'abri, le garde-manger. Le naturaliste l'observe, il l'espionne, pourrait-on dire, dès l'aurore, guettant les premiers bruits du réveil, cris, chants qui se mêlent dans un tout harmonieux. Voici le pic, chasseur de vers et de larves, voici les derniers attardés, la chouette et l'effraie... Les saisons passent sur la haie. La Voie Lactée printanière est une longue et lumineuse traînée de fleurs. Les insectes peu à peu fourmillent : hanneton, cantharide, grillon. Voici les parfums : églantine, muguet, sureau, tilleul ; les parures : liseron, chèvrefeuille, clématite. Les chenilles apparaissent, mais aussi les papillons. Comme il a amoureusement décrit la fleur, l'oiseau, le scarabée et l'escargot, Jean de Bosschère s'attarde aux merveilles du vanesse, du paon de jour, du machaon. La haie offre ses bouquets : violette, campanule, digitale ; elle est faite d'arbres aussi : charme, érable, cornouillet. La nuit, c'est le règne de la belette et de la chauve-souris. L'automne transforme la haie en buisson ardent. Les fruits de l'églantier, de l'alisier, du fusain bonnet-de-prêtre revêtent les branches d'écarlate. Une à une, toutes les plantes sont décrites avec leurs habitats, leurs moeurs, leurs vices et leurs vertus. Tous les oiseaux, tous les insectes et le comportement particulier de chaque espèce ; aucun être végétal ou animal n'est oublié, et des dessins aussi gracieux qu'exacts illustrent ces pages où la poésie ne le cède qu'à la science.
Cet ouvrage projette un éclairage nouveau sur le sexisme et son impact sur les insertions sociales différentes des deux sexes. Il confronte pour cela différentes approches issues de la psychologie sociale, de la psychologie du développement, de la psychologie du travail mais également d'autres issues des sciences de l'éducation et de la sociologie. Si certaines inégalités tendent à disparaître, d'autres se maintiennent ou se recomposent.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.