Dans une démarche à la fois anthropologique, documentaire et artistique, Rip Hopkins a réalisé cette série photographique inédite dédiée au(x) métier(s) de gardien. Le photographe joue avec le sujet et nous emmène dans un périple à travers le département des Alpes-Maritimes, de gardien en gardien. Les images créées portent chacune la force d'une individualité magnifiée et, réunies, nous offrent une vision d'ensemble sur le gardiennage, fonction quelque peu méconnue en dépit de son importance dans notre société. Rip Hopkins en explore les multiples déclinaisons de gardien, nous présentant successivement garde-forestiers, bergers, policiers, auxiliaires de puériculture, moines, ou encore agents d'accueil. Ce faisant, le photographe met en lumière autant la pluralité que ce qui fait sa singularité du gardiennage. Etre gardien, c'est protéger, définir les limites et réguler, comme le fait le berger avec ses animaux. C'est également observer à la marge, tout en étant un rouage essentiel de la mécanique sociale en exerçant une certaine autorité. Enfin, le rôle du gardien ne se limite pas à la contrainte autoritaire : il implique souvent une forme de soin, à l'instar du rôle des soigneurs d'animaux, ou encore de transmission, dans le cas des médiateurs culturels. Rip Hopkins nous présente également les différents espaces de gardiennage, nous rappelant qu'être gardien est toujours nécessairement être gardien de. Les personnes photographiées sont ici ancrées dans leurs lieux de travail, naturels ou culturels, de la région des Alpes-Maritimes : du littoral au Lac supérieur de la vallée des Merveilles, du musée Fragonard de Grasse à la villa Kérylos de Beaulieu-sur-Mer, en passant par la vallée de Roya, la Cathédrale de Sainte-Réparate de Nice et le musée des Merveilles de Tende. A travers les portraits des gardiens, c'est donc tout un tableau du territoire maralpin qui se dessine. Plein de surprises, ce parcours permet d'aborder toute la complexité de la figure du gardien qui oscille entre surveillance et préservation, dans des domaines aussi divers que la conservation du patrimoine, la transmission des traditions, la protection environnementale, le maintien de l'ordre, l'entretien et la surveillance de lieux. Au fil de ses rencontres, Rip Hopkins nous montre avec subtilité et humour qui sont ces gardiens que nous côtoyons quotidiennement sans toujours les voir.
Nombre de pages
211
Date de parution
06/04/2023
Poids
1 400g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782350465982
Titre
Gardiens
Auteur
Bossard Adrien ; Hopkins Rip
Editeur
FILIGRANES
Largeur
210
Poids
1400
Date de parution
20230406
Nombre de pages
211,00 €
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Connues depuis le XIX e siècle, des figurines en terre cuite gallo-romaines ont été découvertes dans divers contextes (habitat, sanctuaires, nécropoles) et adoptent des formes et des significations multiples. Animaux, femmes, hommes et divinités se sont révélés aux archéologues à Vendeuil-Caply en 2013. Ces figures de la terre sont dévoilées au public de février à novembre 2015 dans le Musée archéologique de l'Oise, attenant à leur lieu de découverte. Témoins de croyances et d'un savoir-faire antiques, les figurines de Vendeuil-Caply présentent la particularité exceptionnelle d'être encore peintes. Les " terres blanches de l'Allier " se parent ici de couleurs inédites et le souci du détail de leurs créateurs étonne. Des inscriptions se cherchent un sens tandis que les fragments se reconstituent pour donner corps. Leur signification nous échappe mais leurs formes captivent notre imaginaire. Le Musée archéologique de l'Oise propose de découvrir dans ce catalogue l'ensemble remarquable de figurines gallo-romaines trouvées sur le site de Vendeuil-Caply. Etudiées pour la première fois, elles nous renseignent sur des techniques disparues, une esthétique méconnue et des coutumes oubliées. Mêlant influences méditerranéennes et résurgences celtiques, ces figurines constituent un témoignage vivace de la création artisanale dans le Nord de la Gaule au ii e siècle de notre ère.
Dans la lignée du dessin de presse qui prend son essor au XIXe siècle, le dessin humoristique est toujours très présent dans les médias et continue d'interroger l'actualité au quotidien. L'archéologue est représenté dans ces dessins depuis plus de 150 ans et son apparence a évolué en même temps que la compréhension de sa discipline. L'érudit discret et excentrique du XIXe siècle est devenu le scientifique de terrain que tout le monde connaît et apprécie aujourd'hui. Chaque dessin d'archéologue intégré au propos du catalogue est empreint d'une sympathique malice qui fait écho à des réalités et des problématiques scientifiques. Le Musée archéologique de l'Oise propose de les explorer et de révéler le métier sous un nouveau jour, celui de l'humour. Le musée a eu la chance de pouvoir compter sur la mobilisation de dessinateurs de renom et d'accueillir en résidence Bramley qui a illustré avec talent l'univers des archéologues de Vendeuil-Caply.
Plongé entre deux rives, entre le Viêt Nam et la France, Bao Vuong explore la mémoire, l'exil et la matière dans une démarche à la fois intime et universelle. Marqué par les eaux de l'exode, l'artiste fait de la mer un lieu de passage, de perte et de renaissance, convoquant l'obscurité pour mieux faire jaillir la lumière. Ce catalogue d'exposition retrace le parcours d'un artiste habité par l'histoire et le silence de ceux qu'on n'entend pas.
HOKUSAÏ. Voyage au pied du mont Fuji offre l'occasion d'explorer le paysage dans l'oeuvre d'Hokusai. L'ouvrage présente plus de 120 estampes de la collection Georges Leskowicz, issues de séries remarquables : Trente-six vues du mont Fuji, Ponts célèbres et Cascades, Véritables miroirs des poètes chinois et japonais, Cent poèmes à la nourrice. La route du T kaid et ses cinquante-trois stations sont appréhendées à travers la série moins connue des Clochettes de la route et une Vue d'ensemble en surplomb. Apparaissent dès lors l'originalité du maître et son approche éclectique du paysage, tant dans sa manière de le composer - empruntant aux traditions chinoise, japonaise et occidentale -, dans le recours au bleu de Prusse et à une grande variété de formats, ou encore dans son choix évident de donner toute sa place à l'homme, saisi dans des scènes de voyage ou dans ses activités quotidiennes.
Le bonheur tue est un projet artistique né de la nécessité de transformer des photographies de presse illustrant différentes périodes de l'histoire du Liban. La double explosion du port de Beyrouth, en 2020, a ravivé la douleur et l'angoisse de tout un peuple, ranimant les traumatismes d'un pays régulièrement meurtri. L'artiste, ayant grandi en tentant de fuir ces "images fantômes" , cherche désormais à se les réapproprier en coloriant et en manipulant ces clichés, pour mieux comprendre et exorciser les souffrances du passé. A travers une approche mêlant images d'Epinal et photos de guerre, l'oeuvre questionne l'éternel retour du traumatisme, révélant des motifs récurrents tels que la fuite, le cri ou la détresse. Loin de la recherche du spectaculaire, l'artiste privilégie une sélection subjective de photos qui, par leur mise en dialogue et leur dimension universelle, deviennent des archétypes de la tragédie humaine. Grâce à la coloration et au photomontage, plusieurs strates temporelles et symboliques s'entrelacent, confrontant la mémoire individuelle et collective. Ce projet souligne la difficulté d'apprivoiser la douleur psychique et met en lumière la dualité des Libanais oscillant entre fierté et autodétestation, face à un pays où la beauté et le chaos coexistent.
Dans ce livre, Jean-Claude Delalande propose une série de photographies en noir et blanc, véritables scènes de vie domestique soigneusement mises en scène. A travers ces saynètes sobres mais expressives, le photographe explore la relation de couple moderne, souvent marquée par la solitude, la tension et une tendresse discrète. Il s'y met lui-même en scène, accompagné de son épouse ou de sa famille, dans des décors familiers - maisons de vacances empruntées ou louées - où chaque détail est pensé, jusqu'à l'accessoire le plus anodin. Son approche narrative rappelle celle des bons romans : l'image devient un chapitre, l'ensemble une chronique douce-amère sur les liens humains. Loin de l'humour facile, Delalande joue avec une ironie subtile et une mise en scène précise, à la manière d'un théâtre photographique. Son style visuel, influencé par le cinéma des années 1960, combine grande rigueur technique, lumière travaillée et profondeur de champ maîtrisée. Comparé à Anna et Bernhard Blume ou Duane Michals, Delalande trace pourtant une voie personnelle, cérébrale et discrète. Il produit sans souci de notoriété, mais avec exigence. Son oeuvre, saluée par plusieurs concours, semble prête à rencontrer le public, même si lui continue de cultiver, à la manière de Kafka, la richesse d'une pratique artistique en marge.
DAMI est un voyage intime, poétique et sensoriel signé SMITH, artiste plasticien et chercheur, dont l'oeuvre explore les liens entre visible et invisible, humain et non-humain, matière et esprit. Réalisé dans le cadre de la résidence photographique INSTANTS au Château Palmer, ce nouveau projet puise à la fois dans l'histoire familiale de l'artiste et dans une enquête plus vaste sur nos racines, nos croyances et notre rapport au vivant. Par un concours de coïncidences presque magiques, SMITH découvre que ses grands-parents maternels se sont rencontrés précisément là où il est invité en résidence. Ces révélations deviennent les déclencheurs d'une recherche à la fois psycho-géographique et visionnaire, nourrie par l'écoute du territoire, la transe, le rêve et les visions inspirées par les plantes-maîtresses. Mêlant photographie, sculpture, thermogrammes et écritures sensibles, DAMI est une traversée de la mémoire et des éléments : de la vigne au compost, du bois brûlé aux corps en métamorphose, l'ouvrage célèbre l'unité fragile du vivant. Entre enquête, hommage et expérience sensorielle, DAMI s'impose comme une oeuvre singulière, traversée par l'intuition, les fantômes, les racines - et par une foi discrète en ce que le monde a encore à nous révéler.
Deauville, dont l?identité est multiple et complexe, s?est prêtée, depuis sa fondation en 1860, au jeu des regards et des réappropriations. Tour à tour, les premiers photographes, les reporters de la presse illustrée, les grands auteurs des années 1930 et 1950, nombre de photographes de Magnum, et les plus grands photographes de mode ont investi et restitué Deauville avec la curiosité, l?attention et l?écoute qui permettent d?être inspiré et créatif. Avec Planche(s) Contact, festival de créations photographiques créé en 2010, Lise Sarfati, Charles Fréger, Massimo Vitali, Filip Dujardin, Meffre & Marchand, Paolo Roversi, Sarah Moon, Kishin Shinoyama, Lars Turnbjörk, Harry Gruyaert, Philippe Ramette? ont été invités, sous forme de commandes photographiques du festival, à photographier une part de la ville, une part de Deauville. Cinq ans après sa création, Planche(s) Contact s?affirme en 2015 comme le principal festival photographique d?une Normandie qui a joué un rôle essentiel dans l?histoire de la photographie, comme elle l?a joué quelques années auparavant dans l?histoire de l?impressionnisme. Cette sixième édition de Planche(s) Contact, en proposant une trentaine d?expositions en libre accès, s?affirme désormais comme un rendez-vous majeur et créatif, rassembleur et festif, pour célébrer la photographie en Normandie.