Le petit livre indispensable pour tous ceux qui s'intéressent au monde matériel (makers, fablabs, design, etc.) En 1971, Victor Papanek publie Design pour un monde réel, devançant de peu la publication du rapport Meadows intitulé Les limites à la croissance (dans un monde fini), qui alerte sur la prolifération d'objets manufacturés dans un monde en proie aux crises climatiques. Plus d'un demi-siècle plus tard, les questions soulevées par ces livres sont plus brûlantes que jamais. Quelle est, aujourd'hui, la responsabilité particulière du designer face au monde contemporain ? Quelle peut être sa tâche, dans un monde non plus réel, mais fini ? Cet ouvrage est un recueil pratique pour puiser des ressources théoriques. Il y est question d'un design d'inventeurs ingénieux, de designers bricoleurs, de hackers et de makers. Il n'est pas exhaustif et encore moins objectif. C'est un outil engagé et discutable, qui s'adresse autant aux enseignants et aux étudiants qu'à celles et ceux qui cherchent à mieux comprendre comment le design peut penser son action dans un monde fini, en cultivant le sens du bien commun. Car il s'agit aujourd'hui de repenser notre manière de concevoir et de dessiner, de formuler, d'imaginer, de donner forme au monde lui-même.
Nombre de pages
182
Date de parution
16/05/2024
Poids
104g
Largeur
109mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782850612145
Titre
Design pour un monde fini
Auteur
Bosqué Camille
Editeur
1ER PARALLELE
Largeur
109
Poids
104
Date de parution
20240516
Nombre de pages
182,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les années 2000 ont été marquées le développement du mouvement maker (résultat de la convergence entre la culture numérique de l'open source et des savoir-faire artisanaux), du do it yourself et de la fabrication numérique à l'échelle individuelle, remettant en cause la frontière entre experts et citoyens ordinaires. En bousculant les codes traditionnels du travail, de la production et de l'esprit d'entreprise, le bourgeonnement de pratiques créatives collectives au sein de communautés d'amateurs (notamment par le biais des FabLabs) a entrainé une métamorphose du capitalisme industriel tel qu'il prévalait jusqu'alors. Les activités de création et de fabrication numérique entendues comme les expressions les plus avancées de nouvelles logiques de production ont engendré des schémas de travail qui ont redessiné peu à peu les contours d'une production revendiquée comme appartenant au courant de l'open design, plus "ouverte" , libre ou décentralisée. Plus qu'un état des lieux, l'enquête conduite par Camille Bosqué revient sur des objets ou projets emblématiques du mouvement maker qui ont contribué à renforcer l'importance de l'open design dans le développement de produits concrets, de machines et de systèmes spécifiques au moyen d'informations partagées par tous. Dès lors, ce livre propose d'envisager le design non pas comme une technique ou un métier au service de la rentabilité et de la production de l'industrie classique, mais davantage comme une manière de faire plus exploratoire, qui prend forme dans les marges et se situe historiquement au coeur de multiples contradictions et débats.
Menichinelli Massimo ; Bosqué Camille ; Troxler Pe
Cet ouvrage présente les ateliers de fabrication numérique à taille humaine, ce qui peut y être produit et les outils qu'ils mettent à disposition. Ce panorama est illustré par la présentation de 25 projets issus de ces centres de création.
Frédéric Bosqué nous dévoile dans ce livre les cinq clés fondamentales pour déconstruire, reconstruire et remettre la monnaie au service du bien commun et des libertés individuelles.
Le jour où Mathilde Ramadier, jeune Française expatriée à Berlin, reçoit dans sa boîte mail le "Welcome Kit" de la startup qui vient de l'embaucher, elle ouvre de grands yeux ronds. "Chère Mathilde, bienvenue chez The Base ! Tu trouveras ci-joint le Welcome Kit qui t'expliquera tout pour tes nouvelles aventures chez nous. Enjoy ;) ! A demain. Joanna." L'entreprise promet une vie cool, dans un environnement friendly parsemé de smileys. Un employé est en retard ? Il le paiera, le lendemain, en croissants chauds pour toute l'équipe - ou plutôt la "team". Une team dans laquelle on n'est jamais stagiaire, mais toujours manager de quelque chose. Un rêve éveillé ? Les habits neufs de la précarité, en vérité. Où le "management du bonheur" cache l'organisation d'une concurrence impitoyable entre des travailleurs jetables et sous-payés. De ses diverses expériences dans la Silicon Allee berlinoise, Mathilde Ramadier a rapporté un récit au vitriol. Elle y mêle anecdotes personnelles et analyse de cette novlangue abêtissante qui fait passer les employés du service clients pour des "réparateurs de bonne humeur". Ou comment toute une génération, ici comme ailleurs, se casse le nez en fonçant dans le mur de la nouvelle économie. "Bienvenue dans le nouveau monde", vous dit-on.
Dans les pas des anthropologues, des écrivains, des designers et des naturalistes du quotidien.Retrouver une sensibilité au monde, aux êtres et aux choses qui le composent, cultiver l'art d'observer. Cette invitation, aussi nécessaire que louable, est sur toutes les lèvres. Les manuels abondent, de la botanique à l'analyse de paysages en passant par l'anthropologie ou l'urbanisme. Mais dans ces ouvrages, les modalités d'observation tiennent en général en quelques pages de conseils ; comme si les manières de construire l'attention perceptive au monde étaient déjà acquises. Or, il s'agit là d'une capacité cognitive qui s'apprend, se cultive et se nourrit.Dès lors, comment faire concrètement ? Par où démarrer ? Avec quoi se lancer ? Ce livre répond à ces questions au moyen d'une série d'exercices inspirés des façons de faire des écrivains, des anthropologues, des ethnographes, des designers ou des artistes. Présenté sous la forme de consignes à mettre en pratique, ce livre-ressource invite le lecteur à devenir lui-même un explorateur de ce que Georges Perec appelait l'" infra-ordinaire ".
Donner à manger " : ce geste omniprésent et simple en apparence engage notre responsabilité la plus fondamentale, celle de maintenir l'autre en vie et de lui permettre de mener cette vie dignement. Simone Weil parlait d'une " obligation éternelle " ; avant la justice ou le respect, il y a le pain de l'autre. Pourtant, l'humanité est malade de son alimentation. Famine, malnutrition, obésité, nourriture dégradée : des millions de personnes meurent chaque année de ce qu'ils ne mangent pas, ou de ce qu'ils mangent trop. Dans cet essai qui conjugue philosophie et enquête sur nos modes de vie, Joëlle Zask observe l'environnement moral et matériel de situations concrètes, du biberon à la distribution alimentaire en passant par les cantines scolaires et les lieux de soin pour personnes dépendantes, mais aussi les modes de production agricole. Elle se demande comment nourrir sans empoisonner, aider sans asservir, concilier nécessité et liberté. Car trouver la bonne manière de nourrir autrui, avance-t-elle, c'est s'orienter vers une société à la fois plus juste et plus démocratique.