La terreur des droits de l'homme. Les républicains de Thomas Paine et le moment thermidorien
Bosc Yannick
KIME
26,00 €
Épuisé
EAN :9782841747450
En 1795, les principes que Thomas Paine a exposés trois ans plus tôt dans Droits de l'homme, ouvrage grâce auquel il obtient la citoyenneté française, sont dénoncés par la Convention qui les juge désormais terroristes, anarchistes et démagogiques. Depuis 1792, le contexte a changé : le gouvernement révolutionnaire a été institué, puis condamné, les "robespierristes" exécutés et les derniers Montagnards arrêtés. Au cours du moment thermidorien, les valeurs incarnées par Paine, auxquelles la Révolution française s'était identifiée depuis 1789, sont donc remises en cause. Les principes du droit naturel ? les droits de l'homme? ne sont plus considérés comme les fondements de la liberté mais comme un arsenal pour les anarchistes et les niveleurs qui a produit la Terreur. Pour ceux qui leur sont alors hostiles, ces principes ne garantissent pas l'individualisme bourgeois contrairement à ce que nous avons appris. Portés par Robespierre, ils sont au contraire la terreur des possédants et pour cette raison rejetés par des figures tutélaires du libéralisme économique naissant, tels Jean-Baptiste Say et Jeremy Bentham. Les tribulations de Paine au lendemain de thermidor nous engagent ainsi à reconsidérer l'interprétation commune de la Révolution française et nous aident à libérer les possibles que ce récit standard a entravés.
Nombre de pages
297
Date de parution
11/03/2016
Poids
386g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841747450
Titre
La terreur des droits de l'homme. Les républicains de Thomas Paine et le moment thermidorien
Auteur
Bosc Yannick
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
386
Date de parution
20160311
Nombre de pages
297,00 €
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Les événements politiques récents ont démontré que pour le plus grand nombre les questions de justice sociale sont indissociablement liées à l'idée de démocratie. Dans ce nouveau contexte les notions de peuple, de souveraineté et de représentation sont plus que jamais l'objet d'une lutte aussi bien dans les discours que dans la rue. Comme le montre cet essai, ces questions et ces combats sont, en France, à l'origine même du principe de République. Spécialiste de la Révolution française, Yannick Bosc nous explique l'action de Robespierre, et plus largement celle de la Montagne, pour ce qu'elle est, c'est-à-dire une oeuvre politique en acte visant à fonder des rapports sociaux et de pouvoir à la mesure de la déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen. L'auteur analyse ainsi comment les événements de 1789-1794 firent émerger deux visions : une république élitiste contre une république populaire.
Résumé : Cet ouvrage pluridisciplinaire aborde les cultures des républicanismes sous l'angle de la circulation des pratiques, des représentations et des concepts dans le temps, dans l'espace, mais également entre champs académiques. Le républicanisme doit être entendu au sens large d'une culture de la chose publique et du bien commun - ce qui renvoie à l'étymologie - et non exclusivement au sens étroit et usuel d'une forme de gouvernement définie par opposition à la monarchie. Au-delà des valeurs que partagent les cultures républicaines, ce recueil rend compte de la variété des expériences historiques mais aussi du rôle des constructions théoriques à partir desquelles ces expériences sont qualifiées de républicaines et classées en différents types de républicanismes. Il porte l'accent sur la perméabilité des traditions républicaines, jusnaturalistes et socialistes alors que ces trois cultures du politique sont dissociées par l'approche standard qui a fixé les cultures interprétatives aujourd'hui dominantes. Il se penche sur l'émergence des catégories politiques républicaines dans les contextes révolutionnaires des XVIIe et XVIIIe siècles et sur les modèles politiques qui se constituent dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il en montre les traductions, les adaptations, les usages, jusqu'aux actuelles théories néo-républicaines qui envisagent les problématiques du républicanisme comme des outils efficaces pour déterminer des normes politiques à partir desquelles refonder nos sociétés en crise. Il explore également les contours d'une économie politique républicaine critique de l'emprise de l'économique sur le politique.
Après Condition de l'homme moderne et La crise de la culture, l'essai De la révolution (1963) est le troisième ouvrage d'une série dans laquelle Hannah Arendt expose le nouveau paradigme du politique qu'elle entend développer ainsi qu'un nouveau paradigme de la révolution. Dans un contexte de Guerre froide, elle propose de tirer les leçons de l'histoire en opposant ce qu'elle nomme le "désastre" de la Révolution française aux leçons d'une révolution supposée réussie, incarnée par la "Déclaration des droits" américaine. Les contributions des historiens et philosophes réunies dans ce volume, analysent la manière dont Arendt instrumentalise l'histoire des Révolutions américaine et française et se détermine par rapport à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Elles étudient également la place qu'Arendt attribue au peuple au cours de ces processus et dans quel esprit elle se réfère, dans le dernier chapitre de son essai de 1963, aux "conseils" révolutionnaires. La formule arendtienne du "droit à avoir des droits" amorce-t-elle, comme certains le soutiennent aujourd'hui, un tournant politique dans la considération des droits de l'homme ? Ne représente-t-elle pas plutôt une machine de guerre contre la notion même de droit naturel, qui se trouve au fondement de ces droits ? Dès lors, que reste-t-il de l'idée d'humanité dans la perspective construite par Arendt ?
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations (d')après Flaubert.