Odyssées est un travail photographique qui a reçu le Prix Caritas Photo Sociale en 2020. L'odyssée d'Homère raconte l'histoire d'un retour qui n'en finit pas. Le retour d'Ulysse à Ithaque après vingt longues années d'absence. Ce travail est un écho à ce récit de voyage originel. J'ai suivi plusieurs personnes en situation d'exil, demandeurs d'asile ou réfugiés, le plus souvent en attente de statut. La plupart d'entre eux vivent dans des centres d'hébergement en attendant la réponse de l'administration. L'attente est souvent longue et douloureuse. Elle les isole du réel et les enferme dans un espace mental en suspens. A travers cette succession de portraits et de paysages, j'ai voulu créer une correspondance entre cet espace émotionnel et les paysages dans lesquels ces personnes évoluent afin de rendre perceptible ce sentiment d'exil. Je les ai photographié dans leurs lieux de vie, dans leur territoire quotidien. Leurs regards se perdent à travers les fenêtres. Ils sont dans le flou.
Nombre de pages
48
Date de parution
17/11/2020
Poids
443g
Largeur
240mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782350465142
Titre
Odyssées
ISBN
2350465144
Auteur
Bory Aglaé ; Poivert Michel
Editeur
FILIGRANES
Largeur
240
Poids
443
Date de parution
20201117
Nombre de pages
48,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Loin d'être réductibles à un classique duo mère fille fermé sur une relation fusionnelle, les photographies d'Aglaé Bory nous font interférer dans la relation, créent un lien avec nous, qui observons le quotidien de ce couple. Donner à voir l'intime n'est pas nouveau en photographie. Les regards se cherchent ou se fuient, la mélancolie et la douceur se répondent ou se décalent, tout pourtant se rassemble dans le lieu photographique. Les images réalisées en extérieur, cadrées plus largement nous montrent, forts de leur ressemblance et de leur différence, deux êtres prêts à affronter les tumultes de l'existence et les temps à venir, ensemble ou séparées. "Le temps de cette femme avec cet enfant; Le temps des femmes".
Aurélien Bory aime la géométrie mais pas les lignes droites. Du Bauhaus à l'acrobatie marocaine, du Tangram à la métaphysique des chapiteaux, du flamenco à Georges Perec, l'éclectisme de son inspiration fait de chacun de ses spectacles un monde en soi. Confrontant ses acteurs danseurs et acrobates à de troublantes scénographies, curieux des accidents du hasard qu'elles suscitent au plateau, l'artiste invente une physique du théâtre qui met l'espèce dans l'espace. Marcher dans les hauteurs, danser dans une forêt de fils, lutter avec un robot de l'industrie automobile, chuter d'un mur vertigineux : ses créations plongent le spectateur dans un univers de sensations et d'images, une boîte noire où des êtres humains font l'expérience de notre condition bancale et sublime. Catherine Blondeau
Depuis la fin des années 1990, les entreprises ont développé des formes internalisées d'action « éthique ». D'abord promues à travers la reconnaissance et la prise en charge d'une « responsabilité sociale des entreprises » (RSE) en matière de conditions de travail de leurs sous-traitants ou d'interventions sur des questions de société, ces formes d'action se sont ensuite diversifiées. Les années 2000 et suivantes ont en effet vu se multiplier les politiques d'égalité professionnelle, de diversité, de mécénat de compétences, de bénévolat d'entreprise ou d'intégration des enjeux environnementaux. Ce sont finalement autant d'objectifs éthiques qui ont été intégrés au management des firmes et se sont vus pris en charge par des dispositifs de gestion cherchant à les contrôler, les mesurer, les optimiser, les afficher. La particularité de ce management de l'éthique est d'incorporer la morale dans le modèle économique des entreprises, tout en continuant à revendiquer la recherche de profit. Ce numéro interroge les dispositifs qui font exister cette équivalence entre morale et profit, en partant de celles et ceux qui les mettent en ?uvre : s'agit-il, pour ces professionnels, de « moraliser » le capitalisme, de capitaliser sur la morale ou d'articuler ? et dans quelles conditions ? recherche du profit et quête de la vertu ... Les articles rassemblés montrent le travail effectué par ces travailleurs et travailleuses de la vertu, aux propriétés sociales particulières, pour faire tenir ensemble des éthiques opposées, dont l'équivalence n'est pas donnée. Ils permettent également de comprendre comment cette évolution du capitalisme contribue à transformer les causes morales que celui-ci endosse.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.