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Ce qui m'appartient
Bortoluci José Henrique ; Barbosa Keylla ; Marlièr
GRASSET
18,60 €
Épuisé
EAN :9782246837862
José, alias Didi, est chauffeur de poids lourd à la retraite. Lorsqu'on lui diagnostique un cancer, son fils décide de recueillir ses paroles pour mettre à l'écrit sa vie, celle d'un père qui a contribué à construire le Brésil moderne en arpentant les routes du pays. Né en 1940 dans une famille d'origine italienne, il a grandi au milieu d'une fratrie de neuf enfants. Il devient routier à l'âge de 20 ans et va traverser toute la seconde moitié du XXème siècle au volant de son camion : les dictatures militaires, l'explosion économique du Brésil, mais aussi la destruction progressive de l'Amazonie. Sur la route il y a la grande solitude, la camaraderie, les dangers de la fatigue, et puis les siens qu'on abandonne pendant des semaines entières. Chez lui, l'attendent sa femme et son fils - José Henrique. En entrelaçant le récit ému d'un fils inquiet par la maladie de son père et les histoires d'un chauffeur transportant les marchandises nécessaires à la modernisation du Brésil, l'auteur de Ce qui m'appartient nous livre un témoignage bouleversant sur son père et son pays. En partant d'un projet intime, c'est en réalité à un voyage beaucoup plus ample que nous assistons - le difficile ascenseur social dans un régime autoritaire et raciste, la violence faite aux forêts ainsi qu'aux peuples autochtones, et puis le cancer. Ce qui m'appartient est la déclaration d'amour d'un fils, d'un citoyen, un magnifique récit en cours de traduction dans le monde entier. Traduit du portugais (Brésil) par Keylla Barbosa et Pierre Marlière
La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
Chaque année Sorj Chalandon nous dit qu’il n’écrira plus de livre sur son père, et pourtant, chaque année il y revient. Cette fois il touche le sujet en plein cœur, puisqu’il décrit son errance dans les rues de Paris lors de sa fugue à 17 ans. Il y conte l’adolescence, la rage contre l’injustice, l’engagement, les coups durs et surtout, les belles rencontres salvatrices. Cette fois encore Chalandon m’a émue par sa sincérité et la qualité de sa plume.
Résumé : En 1988, l'année où fut publié L'Alchimiste, Paulo Coelho et son épouse, Chris, entament un voyage de quarante jours dans le désert de Mojave, en Californie. Là, ils font la rencontre de Vahalla, la première des Valkyries - mystérieuse bande de femmes sillonnant le désert à cheval. Suivant son exemple, Paulo Coelho affronte les démons de son passé, cherche son ange gardien et s'interroge : sommes-nous condamnés à détruire ce que nous aimons le plus ? Comment, à force d'amour et de volonté, pouvons-nous changer notre destin et celui de nos semblables ? Captivant voyage initiatique, Les Valkyries est le récit d'une quête mystique et bouleversante, celle d'un homme qui lutte contre le doute et la peur, animé par le désir ardent de croire à une renaissance.
A l'étranger tout est étrange", c'est la conclusion à laquelle sont arrivés les sept enfants de la famille lorsqu'ils ont emménagé à Rome. Le père de l'auteur a été nommé professeur à l'université de cette ville dans les années 1950, et toute la famille a quitté Rio en paquebot. Le gamin a 9 ans, il étudie dans une école américaine et apprend l'italien "à l'oreille" avec le fils de l'épicier du coin, les chansons et les gros titres des kiosques à journaux. Les autres élèves sont des fils de fonctionnaires des Etats-Unis, ils vont à l'école dans de belles voitures avec chauffeur et jouent au base-ball, ne connaissent pas le football. Lui, il adore le foot, la ville est son terrain d'aventures et il l'explore en slalomant entre les voitures sur son vélo, sans les mains ! L'auteur se tient en équilibre entre les souvenirs et l'imagination et nous laisse entrevoir, avec toujours dans le regard une nuance qui déplace la réalité selon une logique inattendue, ses relations avec sa famille et les expériences formatrices de cette enfance ailleurs, dans ce texte teinté d'ironie tendre et d'un charme délicieux.
Résumé : Journal intime magistral, Livre(s) de l'inquiétude est le "livre de la vie" de Fernando Pessoa. Teresa Rita Lopes, spécialiste de l'écrivain portugais, a consacré de nombreuses années à étudier les manuscrits de l'oeuvre maîtresse de Pessoa, publiée par ailleurs sous le titre de Livre de l'intranquillité, afin de proposer cette version audacieuse de son magnum opus. Celle-ci est composée à partir de trois auteurs parfaitement différenciés, des doubles fictifs menant chacun leur propre vie, conformément au souhait de Pessoa lui-même. Aux côtés des fragments de Vicente Guedes et de Bernardo Soares s'alignent ainsi ceux du baron de Teive. Chaque voix possède sa musique, qui la distingue et la caractérise : la "prose" et le style recherché chez Guedes, la retenue voire l'austère pudeur chez Teive, les divagations ironiques chez Bernardo Soares. Par le biais de ces trois auteurs nous plongeons dans le monde intérieur multiple de Fernando Pessoa, ce chantre de la mélancolie qui affirmait : "Je suis plusieurs." Un des ouvrages les plus profonds et les plus perturbants de la littérature du XXe siècle.