Le corps gracieux et roide de Mme Fullerton avait été découvert par Ian Ridell, au sommet du plus imposant des terrils du carreau de Whifflet, à dix kilomètres à l'est de Glasgow. Je m'étais rendu sur place vers huit heures en compagnie du chief constable, Dougal Buchanan, échalas aimable et rouquin. McEvans, son adjoint, venait de nous rejoindre. Selon le légiste, la mort par hémorragie était survenue quelques minutes après les coups de feu, la veille entre vingt heures et minuit." Le détective Joe Hackney n'a qu'une envie: retourner à Londres pour le "Yard", quitte à laisser dans la brume écossaise sa compagne du moment. Mais quand on retrouve le corps d'une femme de la bourgeoisie sur le haut d'un terril, qu'on soupçonne son amant, chef du syndicat des mineurs, d'avoir commis ce crime atroce, et que cinq cadavres carbonisés sont découverts dans les restes d'une église, le détective comprend qu'il ne s'agit pas d'affaires isolées, et que son départ devra attendre...Entre les grèves minières et les secrets d'alcôve, les lambris des puissantes loges franc-maçonnes et la fournaise des fonderies, Joe Hackney cherche une vérité qui semble dériver depuis les salons chics de la haute société, jusqu'aux bas-fonds de la grise capitale. Serial killer, machination ou règlements de comptes sanglants? Gilles Bornais nous mène avec virtuosité dans les rues sales et bruineuses du Glasgow de 1889 et dresse un portrait grinçant de la société écossaise.
Nombre de pages
371
Date de parution
06/04/2005
Poids
424g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782246680413
Titre
Le bûcher de Saint-Enoch
Auteur
Bornais Gilles
Editeur
GRASSET
Largeur
130
Poids
424
Date de parution
20050406
Nombre de pages
371,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Un simple message laissé sur la table de cuisine. "Je ne rentrerai pas". Pour Jean-Baptiste. c'est insensé. Injuste. Mylène ne peut pas avoir mis fin à plus de vingt ans d'un amour sans nuages aussi brutalement, sans explication. Détective improvisé, le voilà qui traîne de Paris à l'odeur partout où Mylène aimait aller, paye à boire à ses collègues, lit ses e-mails, examine ses comptes bancaires. Mais même après de si longues années de vie commune, nul ne plonge impunément dans l'intimité d'autrui. Et il se pourrait que ces investigations en révèlent bien plus sur Jean-Baptiste que sur sa femme... Celles et ceux qui veulent percer le mystère des contradictions masculines, entre grandes déclarations et petites lâchetés, auront à apprendre de cette saisissante autopsie d'un couple ordinaire.
Manuel est de retour dans son village natal après vingt-quatre ans d'absence. Personne ne le reconnaît. Il trouve à s'employer dans une ferme, chez des paysans dont l'économie de paroles sert de pudeur à la bienveillance. Manuel parvient à y faire embaucher Flavien, surnommé Petit Père, qu'il est allé attendre à sa sortie de prison. Petit Père y était enfermé depuis vingtquatre ans. Que s'est-il passé entre les deux hommes un quart de siècle auparavant ? Et depuis ? A quoi Manuel et Petit Père, mais aussi les gens du village, auront-ils employé toutes ces années ? Au pardon ? A l'oubli ? Ou à veiller les secrets, les mauvais souvenirs et les rancoeurs ? Dans la France rurale des années 1960, entre l'humanité muette de quelques-uns et les préjugés bavards de beaucoup d'autres, Gilles Bornais trace le portrait poignant d'un homme simple qui tente de faire la paix avec son passé.
A moi qui pourrais être leur père, ils ont fait manger une lame de rasoir. Les doigts du pompier l'ont retirée de ma bouche et sa voix grave m'a demandé:" Comment vous appelez-vous, monsieur? "Je n'ai pas mal. Juste peur d'articuler, et une amertume de ferraille sur la langue. Ce doit être la lame, ma couronne en argent, ou peut-être le goût du sang." Ainsi parle Ali sur son lit d'hôpital, où il rêve de l'Atlas, du dédale de Marrakech et du grand désert marocain. Il en a vu, dans son épicerie de Clichy, des voleurs à la tire et des petites frappes. Mais cette fois-ci, c'est autre chose. Quelqu'un en veut à Ali. Quelqu'un veut l'effrayer. En pleine période électorale, les politiciens de tous bords essaient de récupérer ce drame à leur profit et de gagner les voix dés petits commerçants. Ali, l'épicier arabe, devient un héros... et un enjeu. Dans ces pages émouvantes, parfois cruelles, on croise une faune mélangée, un directeur de campagne véreux, des voisins silencieux, des policiers bornés, des enfants grandis trop vite, et, bien sûr, quelques journalistes...
L'enquête est confiée à Joe Hackney, petit, boiteux, taciturne, cynique, vivant chez sa mère dans l'East End londonien, et qui n'a pas complètement renié le petit malfrat qu'il fut. Les premières investigations révèlent que Fergus Millow était peintre mais surtout un homme particulièrement discret que personne ne semblait connaître...
A chaque jour son crime. Ils nous parlent, nous touchent, nous troublent, nous révèlent. J'ai voulu rassembler, sous la forme d'un almanach, ce que je sais, ce que j'ai découvert de 314 tueurs en séries, 193 autres types d'assassins et de plus de 5 700 meurtres. Serial Krimes ? Des articles de fond sur des tueurs en série français comme Landru ou Claude Lastennet, une évocation de crimes célèbres qui ont défrayé la chronique à Hollywood, l'histoire de criminels sexuels tels que Léger, Menesclou ou Soleilland, ou encore des enquêtes réalisées par des voyants. Vous lirez des reportages tirés de la presse de l'époque et le récit de certaines pratiques judiciaires oubliées. La réalité dépasse souvent la fiction, ce qui n'a pas empêché de nombreux auteurs ou scénaristes de s'inspirer des meurtres atroces que vous vous apprêtez à découvrir", S. B.
Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
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