Le livre est une sorte de journal de bord, suite de petits chapitres rapportant des épisodes vécus au sein de sa permanence de député à Saint-Sever, Landes. Autant de portraits de gens ordinaires - garagiste, fromager, agriculteur, chômeuse, etc. -, remarquables par ce qu'ils ont de non remarquable, et qui sont mis en perspective en tant que tels, comme autant de représentant du peuple, de la France des territoires et des terroirs. D'une belle qualité littéraire, le livre relate une succession de menues anecdotes et de rencontres diverses, dans un récit chargé d'une émotion qui se transmet au lecteur. Avec un remarquable talent de portraitiste, attentif au détail, et sans jamais perdre de vue la dimension politique, l'auteur compose en même temps un autoportrait en creux - empathie, souci d'aider efficacement, goût de l'action politique mise au service des gens, perception des contradictions, par exemple, entre traditions de la ruralité et écologisme "abstrait" -, etc. C'est aussi un tableau de la France des campagnes qui a tendance à se tourner vers le Rassemblement national à défaut de se sentir entendue par les élites traditionnelles. Evitant à la fois la politique compassionnelle et l'imprécation indignée, le livre compose un témoignage touchant sur une manière très humaine de concevoir la politique, qui s'inscrit dans une tradition humaniste du PS et qui force le respect en illustrant une idée du politique soucieux de la vie concrète de ses concitoyens et de leurs difficultés. Peut-être veut-il aussi attirer les suffrages, en illustrant ce que pourrait être un exercice du pouvoir moins parisien et moins élitaire ...
Nombre de pages
160
Date de parution
02/10/2024
Poids
180g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782415009489
Titre
En permanence. Ces vies que je fais miennes
Auteur
Vallaud Boris
Editeur
JACOB
Largeur
140
Poids
180
Date de parution
20241002
Nombre de pages
160,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Puisque dans le confinement nous nous sommes tant manqués, retrouvons-nous. Le néolibéralisme, dans ce qu'il porte intrinsèquement d'injustices, d'inégalités, de relégation, nous a pulvérisés au sens propre, réduits à l'état de poussière d'individus excessivement enfermés dans leurs singularités. Contre lui, faisons masse. Voilà une façon de répondre à l'enjeu central de nos démocraties fragilisées : faire corps, " faire peuple ", c'est-à-dire créer et partager du commun, de l'universel, des solidarités, de l'intérêt général, des désirs et des rêves. Jamais les mots du pari de Pascal n'ont résonné aussi fortement qu'aujourd'hui : nous sommes "embarqués ". La question n'est plus de savoir quel est notre devoir, mais de l'accomplir. Nous avons perdu le contrôle, reprenons-le. B. V.
Démarchandiser.Et si le mot qui peut changer nos vies était sous nos yeux depuis toujours? Il peut surprendre. Il dit pourtant l'essentiel.Depuis quarante ans, la logique du marché s'est imposée comme l'horizon indépassable de nos sociétés : se loger, se soigner, apprendre, travailler, boire, vieillir, mourir, tout semble devenu affaire de prix. Pourtant, jamais l'aspiration à la dignité, à la justice et à la fraternité n'a été aussi forte. Face à l'épuisement du modèle néolibéral, une question s'impose : que devons-nous arracher au marché pour rendre à chacun le pouvoir de vivre pleinement ? Notre histoire politique porte une réponse. Elle tient en un principe simple et radical : protéger le vivant, les liens humains, les biens communs.Démarchandiser, c'est refuser que nos existences soient réduites à des transactions. C'est reconstruire des droits, des services publics, des solidarités. C'est reprendre la main sur nos démocraties et notre destin collectif.Dans ce livre, Boris Vallaud trace un chemin de résistance et de refondation pour la gauche, mais surtout un horizon pour le pays : refaire de nos vies autre chose que des marchandises. Boris Vallaud est député des Landes et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.
En quelques années, nous pourrions mettre fin à l'extrême misère : qu'attendons-nous ? " Chacun d'entre nous a intérêt à vivre dans un monde sûr, où la richesse est justement répartie. Nous pourrions y être. Nous n'y sommes pas. Nous avons les moyens d'y être dans dix ans, nous n'en prenons pas le chemin. L'aide au développement est aujourd'hui notre unique instrument de redistribution planétaire des ressources publiques. Mérite-t-elle les critiques, les caricatures, les procès en inefficacité, gaspillage, détournement, assistanat, néocolonialisme et j'en passe ? Qu'attend-on pour aider les Français à y voir plus clair, pour pousser les gouvernements à revoir leurs ambitions à la hausse ? Ce livre s'adresse à ceux qui veulent comprendre, réfléchir, et agir. N. V. -B.
A la racine des inégalités de notre organisation sociale, il y a cette idée qu'une femme, c'est toujours un peu moins légitime, compétent, important qu'un homme. Voilà pourquoi on craint, à chaque soubresaut de l'histoire, que ne se réalise la prédiction de Simone de Beauvoir : "Il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question." De fait, la parole d'expertise et de pouvoir des hommes a repris le dessus durant la crise, alors môme que nous redécouvrions que le vaste peuple, aussi indispensable qu'invisible, des travailleurs qui prennent soin des autres était massivement constitué de femmes. De sorte que le combat féministe pour l'égalité peut s'identifier à la défense d'un projet de société qui, au nom de notre vulnérabilité commune, reconnaisse enfin une valeur au travail du soin et à la contribution de chacun plutôt qu'au pouvoir de quelques-uns. Telle est l'éthique démocratique du care.
André Christophe ; Légeron Patrick ; Pelissolo Ant
Trac, timidité, phobie sociale, obsession du rougissement : nos peurs des autres sont aujourd'hui plus fréquentes et plus douloureuses que jamais. Le télétravail et les rencontres virtuelles ont poussé les plus fragiles à privilégier les écrans et à réduire les échanges réels ; les réseaux sociaux ont facilité le harcèlement ; le culte de l'image de soi a renforcé les doutes et les complexes qui poussent à fuir les regards des autres.Vous trouverez dans cet ouvrage tout ce qu'il faut pour comprendre les mécanismes des peurs sociales, et surtout tous les moyens (travail sur soi, médicaments ou psychothérapies) pour réussir peu à peu à vous en libérer.Un livre majeur, écrit par trois experts reconnus, pour comprendre et surmonter toutes les peurs des autres.Notes Biographiques : Christophe André, psychiatre, ancien praticien à l'hôpital Sainte-Anne à Paris, est un auteur lu et reconnu dans le monde entier, notamment pour Imparfaits, libres et heureux et L'Estime de soi, qui sont des best-sellers. Antoine Pelissolo est psychiatre, chef de service au CHU Henri-Mondor à Créteil et professeur de médecine à l'université Paris-Est Créteil. Il a notamment écrit Ne plus rougir et Accepter le regard des autres, un livre important. Patrick Légeron, psychiatre, fondateur du cabinet Stimulus, expert de la santé psychologique au travail, enseignant à Sciences Po Paris, est l'auteur d'un grand succès : Le Stress au travail. Un enjeu de santé.
Ce livre parle de l'homme de Néandertal, mais il est d'une portée plus vaste, car c'est de l'homme qu'il est question. Depuis la découverte initiale, en 1856 dans la vallée de Neander (près de Düsseldorf en Allemagne), puis la reconnaissance de l'existence d'humains d'une autre espèce que la nôtre, l'étonnement a cédé la place à l'envie de connaître. Ludovic Slimak, sur la base d'un savoir déjà élargi, se livre à une enquête essentiellement archéologique sur une humanité autre. Son ambition est de comprendre qui était vraiment l'homme de Néandertal. En effet, si Sapiens est aujourd'hui unique en son genre, il n'en a pas toujours été ainsi : il y a eu d'autres espèces du genre Homo (apparu il y a plus de 2 millions d'années - bien avant sapiens), et certaines ont coexisté avec nous pendant des millénaires. Si proches que nous nous sommes hybridés, et les populations actuelles portent encore une part des gènes de ces espèces disparues. Qu'avaient-elles de commun avec nous ? Néandertal, qui a vécu jusqu'à une période d'il y a environ 30 000 ans est sans doute la plus connue d'entre elles. Il pourrait sembler familier, du fait de représentations anciennes devenues des stéréotypes : Ludovic Slimak s'efforce de les démystifier et d'écarter anachronismes et anthropocentrisme pour en revenir aux faits. Ainsi l'essentiel du livre est une enquête passionnante qui emmène le lecteur sur les traces de Néandertal, dans les entrailles de la terre et du temps, aux côtés du chercheur qui lui fait partager ses expéditions dans les immensités polaires, mais aussi ses explorations fécondes des collections de musées, ses questionnements, ses doutes, ses hypothèses, et la fièvre passionnée qui l'habite. Néandertal n'est pas la brute préhistorique mal dégrossie qu'on a cru déceler derrière son épaisse arcade sourcilière et son crâne jugé simien. Est-il pour autant un frère en humanité ? Si oui, c'est d'une fraternité peut-être mortelle, car il se pourrait que Sapiens n'ait pas été pour rien dans la disparition de Néandertal... Un livre remarquable, où le récit des voyages et du travail du chercheur est mis au service du propos scientifique et déroule une quête archéo-anthropologique à la fois savante et palpitante, qui ne laissera personne indifférent.