Mai 2027. Bertrand Valquiez est élu président de la République. Sans perdre une seconde, il prend le sillon de ses voisins européens et ouvre avec eux l'ère du traité de Faro. Une conséquence brutale de l'arrivée progressive des partis nationalistes à la tête d'États et de gouvernements occidentaux.Ce traité de Faro est un ensemble de mesures autoritaires pour lutter contre les migrations non désirées, servies par un usage immodéré de l'IA, et censé soulager les peurs populaires. Il érige des barrières derrière lesquelles l'expression de la société est un totalitarisme progressif et sans limites. Le pire ? C'est que tout cela est démocratiquement accepté.Mais ce ne sera peut-être pas aussi simple...C'est ainsi que Le traité de Faro nous fait vivre l'odyssée poignante des Amani, l'échappée ? envers et contre tout ? de Mohamed Koné et la résistance à tous ces vents mauvais, incarnée par le MOLIP et sa cheffe ô combien charismatique : Mélanie Traoré.
Nombre de pages
262
Date de parution
01/02/2024
Poids
399g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336423258
Titre
Le traité de Faro
Auteur
Borderon Mathieu
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
399
Date de parution
20240201
Nombre de pages
262,00 €
Disponibilité
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Depuis le jour dont il ne se souvenait plus, lorsque la nuit plus longue venait à chaque fin de cycle plonger le pays de Tarsou dans le noir, Balto, dans sa quête, emportait avec lui quatre fioles. Fruit des connaissances héritées du passé, elles contenaient une potion de clairvoyance à la vapeur jaune-orangée ; une fois inhalée, elle donnait à son profond regard bleu le pouvoir de parcourir le monde et de le guider jusqu'aux quatre humains qui bénéficieraient de son fabuleux pouvoir de changer le destin.
Vu de l'extérieur, le secteur médico-social est sans doute l'un des environnements au sein duquel on s'attend le moins à trouver des distorsions néfastes pour les professionnels ainsi que pour la dynamique d'aide et d'accompagnement des personnes fragilisées accueillies. Parfois l'impact émanant de certains managers pervers est si prononcé qu'il vient s'immiscer et anéantir comme un poison nombre de personnes et de systèmes. Pour les femmes et les hommes qui le vivent, esquiver une fin dramatique et se relever tiennent alors parfois du miracle. La Bascule est un récit touchant mêlant à la fois humanité, originalité, fiction et réalisme. Dans ce quatrième livre, Olivier Borderon met en lumière ce qui bien trop souvent est passé sous silence pour éviter les vagues et ne pas ternir l'image institutionnelle.
Il faisait presque nuit. Au loin la brise marine éteignait une à une les dernières lanternes du soleil. Apaisé, Masaki emplit ses poumons d'une profonde bouffée d'air. Dans la fraîcheur du crépuscule c'était le temps des odeurs. Il en sentit de toutes sortes. Le fumet des sardines grillées par les pêcheurs sur le port, les relents de quelques ordures qui attendaient l'aube avant de disparaître, l'effluence du mariage de la brume et de la poussière et puis... et puis il y eut ce parfum à l'arôme si particulier. L'odeur était puissante , forçant l'odorat à se focaliser sur elle. Un mélange d'épices et de foin, de thym et de tabac. Il faisait nuit désormais. Seule de faibles rayons de lune offraient à Masaki le sentiment d'une sécurité - précaire. Il frissonna. Ne sachant quand Shabontama et Hachi allaient revenir il se réfugia dans la cabane, au niveau du recoin le plus éloigné de la porte.
Bien qu'il fasse encore très chaud, le début de l'automne se profilait. Au village, c'était lendemain de fête. Les humains insouciants avaient célébré la fin de l'été. Des cendres du grand feu autour duquel ils dansèrent s'envolaient les âmes de quelques grands arbres arrachés à leur famille. Dans les maisons chacun guettait l'arrivée des moines. Les ruelles débordaient d'offrandes toujours plus nombreuses qui les attendaient. Un bébé pleurait ; des chiens se mirent à aboyer. C'était le signal. La file des pèlerines vertes serpentait sur le chemin qui montait au village. Derrière leur clôture quelques vaches attirées par ce spectacle inattendu ruminaient quelques herbes ou pensées. "Et puis dans mon rêve, continua Marcelin, les moines passèrent la grande porte du village. Ils marchaient vite "."