Bien que cette thématique d'action n'ait rien de véritablement nouveau, comme en témoigne l'histoire des relations entre art contemporain et sciences humaines ou celle du théâtre de sciences, on assiste actuellement à un développement significatif de projets qui mettent en prise artistes, scientifiques et ingénieurs, et dont l'énoncé articule les différentes façons d'associer les termes "art" et "science". Au-delà des aventures singulières, portées par des individus ou des collectifs de création et de recherche, un champ se structure, avec ses lieux, ses réseaux d'acteurs spécialisés, ses discours propres et ses modes d'action spécifiques. Les discours d'accompagnement de ce phénomène mettent en valeur les bénéfices réciproques de rencontres généralement présentées comme inédites et étonnantes, empruntant simultanément au vocabulaire de l'idéologie de la convergence et de l'innovation et à l'argumentaire du discours culturel lorsque celui-ci est centré sur la création. Que recouvrent les dispositifs qui cherchent à opérer ces rapprochements ? Comment s'articulent les stratégies des acteurs ? Quelles convergences et quelles divergences se produisent au cours des processus de coopération ? L'objet de ce numéro, qui envisage les relations entre arts, sciences et technologies dans toute leur variété, et non pas du seul point de vue de la coproduction simultanée entre artistes et scientifiques, est d'examiner les espaces et configurations qui désignent et abritent ces démarches exploratoires, par l'analyse des productions qui en résultent, de leurs processus de socialisation et de leurs enjeux communicationnels. En particulier, les auteurs analysent les formes culturelles de ces associations d'acteurs, telles que les résidences, les commandes institutionnelles, les nouveaux territoires de l'art que sont les "laboratoires" mixtes - scientifiques et artistiques, les festivals dédiés au thème "art et science", les restitutions techniques d'oeuvres anciennes et la conception d'interfaces technologiques. Ils mettent également en évidence le rôle des territoires dans la conception et l'inscription institutionnelle des projets ponctuels et des associations plus durables, ainsi que la place, souvent minorée au bénéfice d'une conception assez floue de la science dans les discours d'accompagnement, de la technologie.
Nombre de pages
220
Date de parution
04/07/2012
Poids
290g
Largeur
145mm
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EAN
9782330010164
Titre
Culture & Musées N° 19 : Entre arts et sciences
Auteur
Bordeaux Marie-Christine
Editeur
ACTES SUD
Largeur
145
Poids
290
Date de parution
20120704
Nombre de pages
220,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Bordeaux Marie-Christine ; Caune Jean ; Mervant-Ro
Entièrement consacré au théâtre tel qu?il est pratiqué en amateur, c?est-à-dire dans un cadre amateur, et organisé autour de la notion d?« art », l?ouvrage peut être présenté sous trois éclairages différents: il propose une approche originale d?un monde insuffisamment étudié, malgré les travaux pionniers réalisés depuis quelques années. Du fait de sa double dimension anthropologique etesthétique, il s?inscrit tout naturellement au coeur des réflexions actuelles sur la définition de l?« art ». Enfin, et peut-être surtout, l?ouvrage présente l?originalité d?être issu d?une longue collaboration (elle a duré plusieurs années), entre des animateurs de compagnies, d?associations et de fédérations d?amateurs d?une part, de chercheurs, d?universitaires et d?étudiants d?autre part.
En une trentaine d'années, l'éducation artistique et culturelle a été élevée, au moins dans les discours, au rang de cause majeure des politiques publiques. Avec une approche bien différente, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont proclamé qu'ils en feraient une des priorités de leur politique culturelle. Pourtant, depuis l'ambitieux plan Lang-Tasca, l'Etat ne semble plus en mesure d'apporter la continuité d'une généralisation de cette politique, faute de dégager des moyens véritablement incitatifs mais aussi en raison de pratiques et d'objectifs souvent divergents entre l'Education nationale et la Culture. Spécialistes reconnus du sujet, Marie-Christine Bordeaux et François Deschamps retracent la jeune et tumultueuse histoire de l'éducation artistique en pointant autant les avancées que les rendez-vous manqués entre l'Education nationale, la Culture, Jeunesse et Sports et l'Education populaire. Ils montrent comment, face à ces atermoiements, les collectivités territoriales ont pris l'initiative en développant des expériences cohérentes et innovantes. Ce livre a aussi le mérite de prendre en compte les enseignements artistiques, pan essentiel de la formation artistique des jeunes, pour les inscrire dans la réflexion sur l'éducation artistique et culturelle. Dans une revigorante dernière partie, les auteurs livrent des propositions pour un service public de l'éducation artistique et culturelle, en confiant un rôle majeur aux collectivités territoriales.
Bordeaux Marie-Christine ; Kerlan Alain ; Détrez C
Comment et pourquoi évaluer l'éducation artistique et culturelle ? C'est sur cette question, à la croisée de l'évaluation des politiques publiques et de la construction de l'éducation artistique et culturelle (EAC) comme objet scientifique, que se penche cet ouvrage. Le développement de politiques publiques d'EAC depuis plusieurs décennies, en France comme à l'étranger, s'accompagne d'une demande d'évaluation croissante (en fonction d'objectifs ou de résultats attendus), sans que celle-ci soit systématiquement assortie de l'insertion de protocoles de recherche dans les dispositifs eux-mêmes. Fruit d'une injonction politique de plus en plus prégnante, soutenue par des financements ciblés, cette demande d'évaluation peut même contrevenir à la définition d'objets de recherche, qui ne sauraient se réduire à la seule traduction des objectifs des acteurs institutionnels. Mobilisant un corpus international de travaux sur l'évaluation des effets de l'EAC, cet ouvrage interroge les attendus les plus fréquents de la demande d'évaluation et souligne les apports d'une recherche indépendante. Il revisite les méthodologies employées et leurs résultats, de même que les postures épistémologiques. Les fondements implicites des objets de recherche sont ainsi discutés, entre poids des définitions institutionnelles de l'EAC et des modèles d'action ou dispositifs afférents d'une part et représentations politiques des apports de l'art et de la culture pour le développement des individus d'autre part.
Bordeaux Pierre de ; Vignal-Souleyreau Marie-Cathe
Pierre de Bordeaux, sieur de La Sablonnière, en tant qu'exempt des Gardes du roi, servit Louis XIII de 1615 à 1638. Il note tout ce qu'il veut garder en mémoire, ne se voulant nullement chroniqueur épique, il collige, bien ou mal, ce qu'il voit et entend, ce qu'il relève, sans a priori, car il écrit pour lui-même, c'est là tout l'intérêt de ce document. Il ne se met pas au premier plan, ne se dessine pas en héros, avec lucidité, il reste à sa modeste place qui est un lieu d'observation privilégié. Il décrit la Maison du Roi de l'intérieur, les manigances des courtisans, les querelles de préséances, les roueries du menu personnel, et le roi luimême, comme un personnage impénétrable. Il fait le tableau de la guerre dans toutes ses dimensions, ses descriptions des sacs de Nègrepelisse et de Saint-Antonin, par leurs détails, sont un témoignage unique de la violence de la campagne de 1622, le journal du siège de La Rochelle de 1628 est impressionnant de réalisme. Il traite en toile de fond de l'ascension de Richelieu et de la lente professionnalisation de l'armée dont, en 1638, les e ectifs auront tellement grossi et le commandement tellement changé que le sieur La Sablonnière comprendra que son temps était alors révolu
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
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