En cette année particulière, le Top 14 s'offrit un champ d'honneur unique, le majestueux Camp Non de Barcelone. Et le Racing 93 v arracha un bouclier de Brennus qui sortait tout autant de l'ordinaire, grâce à une force de caractère incroyable, montrée en finale comme sur l'ensemble d'une phase éliminatoire attaquée à bout de forces, mais surmontée avec courage, talent et, il faut bien l'admettre, ce brin de chance qui sourit aux audacieux. Les Franciliens firent reverdir leur légende, en jachère depuis le titre des joyeux drilles du "Showbizz", en 1990, et firent fructifier l'investissement de leur président jacks Lorenzetti, patient bâtisseur pendant une décennie d'un club qui . s'était longtemps contenté de survivre. Les Ciel et Blanc firent perdre quelques couleurs aux Rouge et Noir de Toulon, leurs victimes en Catalogne. En leur subtilisant d'abord une star, Dan Carter, l'incomparable All Black, capital dans l'aventure et à la hauteur de son statut de meilleur joueur du monde. En les privant ensuite d'un titre, pour la première fois depuis 2012, an moment même où leur entraîneur et mentor, Bernard Laporte, décidait de s'éloigner du rectangle vert pour viser les sphères fédérales. Comme pour mieux laisser prospérer le Racing ? Pas sûr. Car Montpellier, solide, prouva que la greffe sud-africaine pouvait prendre sur les pelouses du Top 14, pendant que la culture de Clermont restait bien vivace. Toujours plus touffu, le championnat de France ne laissa certes pas Agen ou Oyonnax prendre racine, mais les belles plantes, avec Toulouse, Castres ou Bordeaux, y abondèrent. Promettant une rude concurrence pour le futur. Surtout, à l'échelon supérieur, le Racing trouva un maître : les Saracens, rois d'Europe, qui le matèrent en finale. Le rugby anglais attendait ce rayon de soleil depuis 2007. Et ce titre continental pour un club confirma que ce qui avait pris des allures de terre brûlée après la catastrophe de la Coupe du monde 301 était, un an plus tard, en train de faire éclore un phénomène. Car, pendant l'hiver, avec presque les mêmes hommes - qui, l'année précédente, avaient été la risée de leur pays, mais avec un entraîneur différent, Eddie joues, le XV de la Rose s'épanouit pour décrocher un Grand Cheleui lors d'un dernier duel contre la France. Dure leçon lors d'un Tournoi en deux temps pour les Bleus, d'abord portés par l'espoir d'une floraison express, puis rappelés à la dure réalité d'une cinquième place : le chantier de Guy Novés, sur la friche héritée de Philippe Saint-André, réclamerait du temps. Longtemps guide malin d'une incomparable pépinière de talents, le Toulousain découvrit donc l'ampleur de la tâche qui l'attendait. Même si l'étrange tournée estivale en Argentine, sans les représentants des quatre demi-finalistes, sema in extremis quelques graines d'espoir. Tucumàn s'annonçait hostile. Et si, finalement, le XV de France y avait entrevu nue génération fertile ?
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Date de parution
31/08/2016
Poids
786g
Largeur
220mm
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EAN
9782702160411
Titre
L'année du rugby 2016
Auteur
Bonnot Pierre Michel;Bouisset Aurélien
Editeur
CALMANN-LEVY
Largeur
220
Poids
786
Date de parution
20160831
Nombre de pages
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Biographie de l'auteur Pierre Michel Bonnot est entré à L’Équipe en 1978. Prix Antoine- Blondin du Tour de France et auteur de nombreux ouvrages sur le golf et le tennis, c’est un grand spécialiste du rugby. Il a ainsi couvert tous les Tournois depuis 1980 et toutes les éditions de la Coupe du monde depuis sa création, en 1987, et accompagné l’équipe de France sur plus de deux cents test-matches en Europe et lors de tournées dans l’hémis - phère Sud.
Résumé : Enfin, ils ont imposé leur marque noire sur la planète ovale. Jusqu'à cette édition anglaise, la Nouvelle-Zélande, c'était un peu "je t'aime, moi non plus" avec la Coupe du monde, l'éternel favori souvent surpris, la meilleure équipe plus d'une fois déçue. Elle avait bien conquis deux fois le trophée mais c'était chez elle, dans son Eden Park, en 1987 comme en 2011. Cette fois, les All Blacks étaient là où tout le monde les attendait, seuls sur le tôt du monde, dans une compétition qu'ils ont dominée avec éclat, joueurs quand on le leur permet, féroces quand il le faut, impitoyables, toujours. Avec une génération incomparable qui tire là sa révérence internationale des monstres désormais sacrés comme le capitaine Richie McCaw, le cerveau Dan Carter ou le monstrueux Ma'a Nonu, et de riches promesses, avec les jeune ; Aaron Smith, Brodie Retallick ou Nehe Milner-Skudder, voilà la Nouvelle. Zélande seule nation sacrée trois fois championne du monde. Et déjà lancé vers le Mondial 2019, au Japon, avec un temps d'avance sur tout le monde. Ces All Blacks-là ont redéfini le rugby, et, dans leur sillage, on a vu d nombreuses équipes chercher à jouer, à se faire plaisir : l'Australie, bien sûr, la finaliste malheureuse, elle aussi portée vers le grand large, l'Argentine toujours plus vive, mais aussi ce surprenant Japon sans complexes, cette petit Namibie qui ose, cette vaillante Géorgie qui donne tout... A l'opposé, pour la France, cette campagne aura été la pire depuis 1991, avec une sortie en quarts de finale. Elle aura surtout consacré quatre ans d'échecs au cours desquels Philippe Saint-André et son staff ne sont pas parvenus à donner aux Bleus une identité, et souligné que le projet de jeu, établi dans l'urgence quelques mois avant la Coupe du monde ? une ode déplacée à h préparation physique, un hymne restrictif à la puissance ? était anachronique Avec, en point d'orgue, cette mémorable démission contre la Nouvelle-Zélande où la France, dépassée, s'est laissé marcher dessus. Reste que le rugby français, en cette année noire, possède toujours ses clubs pour retrouver un semblant de sourire. Car, encore une fois ? la troisième consécutive ?, Toulon a régné en maître sur la Coupe d'Europe. Le RCT et son modèle unique de stars chevronnées, rompues à toutes les victoires mais toujours portées vers l'excellence, ont eux aussi, dans leur genre, créé un nouveau standard. Les Varois n'ont pu réitérer leur doublé de l'année précédente, mais, en enlevant le Top 14, le Stade Français a fait souffler un vent d'air frais sur le Brennus. Les hommes de Gonzalo Quesada ont lutté en phase régulière, pour devenir de plus en plus irrésistibles au fur et à mesure que le rendez-vous du Stade de France se rapprochait. En finale, ils ont fait la même victime que Toulon, Clermont-Ferrand. Des Auvergnats présents sur tous les fronts, mais qui durent se contenter des places d'honneur, rappelant que, si le rugby mondial a consacré cette année un vainqueur charismatique, il peut aussi laisser vivre un perdant magnifique.
Résumé : Toutes les chroniques jubilatoires de Pierre Michel Bonnot sur le golf. Depuis vingt ans, Pierre Michel Bonnot tient chronique dans Le Journal du Golf, l'un des titres du groupe L'Equipe. Sa plume drôle et acerbe de passionné et de joueur n'a jamais lassé les lecteurs qui sont nombreux à en redemander. Dans la lignée d'Antoine Blondin, Bonnot voyage entre les splendeurs et les misères du joueur de golf, qu'il s'appelle Tiger Woods ou le Colonel Molle, l'un de ses héros récurrents du club imaginaire du Old Fart GC. Dans ce truculent voyage en absurdie, il est question de télémètre, de swing ou de club house, magnifique inventaire à la Prévert du sport le plus ingrat et pourtant le addictif qui soit. Pour golfeurs avertis !
Pierre Michel Bonnot est entré à L?Équipe en 1978. Prix Antoine- Blondin du Tour de France et auteur de nombreux ouvrages sur le golf et le tennis, c?est un grand spécialiste du rugby. Il a ainsi couvert tous les Tournois depuis 1980 et toutes les éditions de la Coupe du monde depuis sa création, en 1987, et accompagné l?équipe de France sur plus de deux cents test-matches en Europe et lors de tournées dans l?hémis - phère Sud.
Lorsque Elizabeth Gilbert rencontre Rayya Elias, à New York, au début des années 2000, elle est immédiatement frappée par la verve de cette femme affranchie qui devient sa con dente et amie. Mais en 2016, lorsque Rayya apprend qu'elle est atteinte d'un cancer incurable, leur amour s'impose comme une évidence. Toutefois, la relation - certes, magnifique et passionnée - est loin d'être un conte de fées, et fait ressortir des comportements toxiques qui mettent leur couple à rude épreuve. Après la mort de Rayya en 2018, Gilbert, bouleversée, doit surmonter ce deuil et reconstruire sa vie. Avec Jusqu'à la rivière, Elizabeth Gilbert nous rappelle qu'entre l'amour et la mort, le chagrin et l'espoir, il existe un chemin sinueux vers la lumière.
Il s'est passé quelque chose. Quelque chose qui t'a volé ta sensibilité, ta tendresse, ton coeur, et qui t'a transformé en ce pauvre petit paquet de mépris, d'arrogance et de préjugés pour lequel tu te fais désormais passer". Gregory et Terence sont frères, mais ils sont radicalement opposés. Au premier, la fortune, le prestige et une assurance teintée d'arrogance semblent ouvrir toutes les portes, tandis que le second, marqué par une blessure d'enfance, accumule échecs professionnels et déceptions sentimentales. Issus de la même éducation, ils n'en poursuivent pas moins des chemins divergents, guidés par des valeurs et une vision du monde irréconciliables. C'est pourtant la même femme qui les captive et devient le catalyseur de cette tragi-comédie littéraire. Récit à deux voix, l'histoire se déploie tantôt sous le regard de Gregory, tantôt sous celui de Terence, dévoilant peu à peu la violence de leur rivalité au point de bouleverser l'image qu'on croyait avoir d'eux. Avec sa verve caustique et sa lucidité implacable, Martin Amis dissèque ici nos travers les plus sombres, offrant une fresque cruelle et jubilatoire.
Je l'imagine, flottant au-dessus des prairies, dansant au coeur des clairières. Je me raconte des histoires parce qu'elle en est devenue une elle-même". Un soir de neige, un couple se dispute dans sa voiture. Les enfants dorment sur la banquette arrière. Après vingt ans de complicité, Marie a trompé Julien. Le ton monte. Marie descend, claque la portière. Julien feint de poursuivre sa route, mais il fait nuit, c'est la tempête, alors il rebrousse chemin. La forêt s'étend, impénétrable. Julien ratisse les environs pendant des heures : aucune trace de Marie. Une enquête est lancée ; elle ne donnera rien. Sept ans s'écoulent, sept ans pendant lesquels Julien et les enfants doivent apprendre à vivre avec le mystère absolu de cette disparition. Jusqu'à ce qu'un soir, on frappe à la porte... Un monde sur le point de basculer, des enjeux intimes bouleversants... Fabrice Colin se penche avec délicatesse sur ceux qui restent, leur deuil impossible, leurs blessures, leurs amitiés, leurs amours. Au fond : leur humanité.
Philippe Torreton a passé quelques nuits avec le Samusocial. Des nuits de maraude dans Paris, aux côtés des infirmiers, des travailleurs sociaux et des gens qui vivent dans la rue. Les signalements, les déplacements en ambulance, les conversations : Philippe Torreton a tout enregistré, pour ne rien trahir, pour restituer au plus près ce qu'il a pris comme une claque. De ces heures transcrites, il tire un long poème en prose qui n'a rien d'emprunté ou d'artificiel. Il raconte au contraire avec une vivacité saisissante la misère, la spirale infernale, la folie parfois, ou l'exil, mais aussi l'engagement, l'espoir, l'amitié et l'impuissance de ceux qui se battent, la colère de ne pouvoir faire plus. L'inanité de la parole politique aussi. Un texte singulier qui nous met aux prises avec la réalité de la pauvreté, celle qu'on croise tous les jours sur les trottoirs.