Enfin, ils ont imposé leur marque noire sur la planète ovale. Jusqu'à cette édition anglaise, la Nouvelle-Zélande, c'était un peu "je t'aime, moi non plus" avec la Coupe du monde, l'éternel favori souvent surpris, la meilleure équipe plus d'une fois déçue. Elle avait bien conquis deux fois le trophée mais c'était chez elle, dans son Eden Park, en 1987 comme en 2011. Cette fois, les All Blacks étaient là où tout le monde les attendait, seuls sur le tôt du monde, dans une compétition qu'ils ont dominée avec éclat, joueurs quand on le leur permet, féroces quand il le faut, impitoyables, toujours. Avec une génération incomparable qui tire là sa révérence internationale des monstres désormais sacrés comme le capitaine Richie McCaw, le cerveau Dan Carter ou le monstrueux Ma'a Nonu, et de riches promesses, avec les jeune ; Aaron Smith, Brodie Retallick ou Nehe Milner-Skudder, voilà la Nouvelle. Zélande seule nation sacrée trois fois championne du monde. Et déjà lancé vers le Mondial 2019, au Japon, avec un temps d'avance sur tout le monde. Ces All Blacks-là ont redéfini le rugby, et, dans leur sillage, on a vu d nombreuses équipes chercher à jouer, à se faire plaisir : l'Australie, bien sûr, la finaliste malheureuse, elle aussi portée vers le grand large, l'Argentine toujours plus vive, mais aussi ce surprenant Japon sans complexes, cette petit Namibie qui ose, cette vaillante Géorgie qui donne tout... A l'opposé, pour la France, cette campagne aura été la pire depuis 1991, avec une sortie en quarts de finale. Elle aura surtout consacré quatre ans d'échecs au cours desquels Philippe Saint-André et son staff ne sont pas parvenus à donner aux Bleus une identité, et souligné que le projet de jeu, établi dans l'urgence quelques mois avant la Coupe du monde ? une ode déplacée à h préparation physique, un hymne restrictif à la puissance ? était anachronique Avec, en point d'orgue, cette mémorable démission contre la Nouvelle-Zélande où la France, dépassée, s'est laissé marcher dessus. Reste que le rugby français, en cette année noire, possède toujours ses clubs pour retrouver un semblant de sourire. Car, encore une fois ? la troisième consécutive ?, Toulon a régné en maître sur la Coupe d'Europe. Le RCT et son modèle unique de stars chevronnées, rompues à toutes les victoires mais toujours portées vers l'excellence, ont eux aussi, dans leur genre, créé un nouveau standard. Les Varois n'ont pu réitérer leur doublé de l'année précédente, mais, en enlevant le Top 14, le Stade Français a fait souffler un vent d'air frais sur le Brennus. Les hommes de Gonzalo Quesada ont lutté en phase régulière, pour devenir de plus en plus irrésistibles au fur et à mesure que le rendez-vous du Stade de France se rapprochait. En finale, ils ont fait la même victime que Toulon, Clermont-Ferrand. Des Auvergnats présents sur tous les fronts, mais qui durent se contenter des places d'honneur, rappelant que, si le rugby mondial a consacré cette année un vainqueur charismatique, il peut aussi laisser vivre un perdant magnifique.
Nombre de pages
120
Date de parution
25/11/2015
Poids
802g
Largeur
225mm
Plus d'informations
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EAN
9782702158166
Titre
L'année du rugby 2015
Auteur
Bonnot Pierre-Michel ; Bouisset Aurélien
Editeur
CALMANN-LEVY
Largeur
225
Poids
802
Date de parution
20151125
Nombre de pages
120,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pierre Michel Bonnot est entré à L?Équipe en 1978. Prix Antoine- Blondin du Tour de France et auteur de nombreux ouvrages sur le golf et le tennis, c'est un grand spécialiste du rugby. Il a ainsi couvert tous les Tournois depuis 1980 et toutes les éditions de la Coupe du monde depuis sa création, en 1987, et accompagné l?équipe de France sur plus de deux cents test-matches en Europe et lors de tournées dans l'hémis - phère Sud.
Il y a trente ans, le French Flair triomphait à la dernière minute des All-Blacks à Auckland sous le nom d'Essai du bout du monde. Ce fut aussi le dernier de l'ère amateur et d'une certaine idée des tournées lointaines au parfum d'épopée. Il y a trente ans, une certaine idée du French Flair triomphait à la dernière minute des All Blacks à Auckland sous le nom d'essai du bout du monde, rejoignant dans la légende celui inscrit par Serge Blanco pour battre l'Australie en demi-finale de la Coupe du monde 1987 à Sydney. Cet essai, conclu par Jean-Luc Sadourny au terme d'une relance de la dernière chance initiée à quatre-vingts mètres de là par Philippe Saint-André, permettait à la France d'entrer dans le cercle très fermé des quatre équipes à avoir jusqu'alors triomphé des All Blacks sur leur sol dans une série de tests. Il est entré au panthéon des plus jolis tours de magie tricolores. Ce livre s'attache à retracer, par l'anecdote, l'esprit de cette épopée néo-zélandaise et de ce que furent les tournées avant le passage au professionnalisme en 1995 et l'importance qu'elles occupèrent dans la mythologie de ce jeu. Léger, il aborde avec humour l'évolution du jeu, les tourments de l'arbitrage " à la maison " mais aussi un dentier jeté dans une pinte de bière, les congés sans solde, un musée de la charrue, les tables de chevet sauvages, les courses d'escargot en peluche et, bien entendu, les tournées générales.
Toutes les chroniques jubilatoires de Pierre Michel Bonnot sur le golf. Depuis vingt ans, Pierre Michel Bonnot tient chronique dans Le Journal du Golf, l'un des titres du groupe L'Equipe. Sa plume drôle et acerbe de passionné et de joueur n'a jamais lassé les lecteurs qui sont nombreux à en redemander. Dans la lignée d'Antoine Blondin, Bonnot voyage entre les splendeurs et les misères du joueur de golf, qu'il s'appelle Tiger Woods ou le Colonel Molle, l'un de ses héros récurrents du club imaginaire du Old Fart GC. Dans ce truculent voyage en absurdie, il est question de télémètre, de swing ou de club house, magnifique inventaire à la Prévert du sport le plus ingrat et pourtant le addictif qui soit. Pour golfeurs avertis !
L'annuel de référence sur le rugby français et mondial. Toute la saison de rugby par le spécialiste de L'Equipe. Non, les All Blacks ne sont pas invincibles, et même plus tout à fait seuls au sommet du rugby mondial. La Coupe du monde 2019, qui s'est achevée le 2 novembre, l'a montré. Non seulement la Nouvelle-Zélande s'est inclinée en demi-finale face aux Anglais, mais ces mêmes Anglais ont subi la loi des Sud-Africains en finale. Avec cette troisième victoire en Coupe du monde après celle de 1995 et 2007, les Springboks rejoignent les Blacks au palmarès, marquant par-là, la fin d'une domination néozélandaise de près de quinze ans sur le rugby international. Comme un clin d'oeil à notre rugby hexagonal, qui finalement, après un Tournoi inquiétant, ne s'est pas si mal tiré d'affaire au Japon (défaite des Bleus en quarts face au pays de Galles après un match convainquant), Cheslin Kobe, l'ailier de poche du Stade Toulousain a marqué en finale l'un des plus beaux essais de la Coupe du monde. Ce lien avec le Stade Toulousain n'est pas qu'une coïncidence puisque, retrouvant l'allant des années Novès, le Stade a remporté son vingtième Bouclier de Brennus en pratiquant un jeu vif et en mouvement qu'on ne voyait plus guère au sein des clubs de Top 14. C'est ce formidable voyage autour de la planète rugby que vous propose ce Livre d'Or du rugby 2019 sous la plume du reporter de L'Equipe Pierre Michel Bonnot qui n'a manqué aucun match des Bleus et a été présent au Japon durant toute la Coupe du monde.
Peut-on encore être européen ? Trop de scandales, comme l’embauche de José Manuel Durão Barroso, l’ancien président de la Commission, par la banque d’affaires Goldman Sachs. Trop de compromissions, comme l’élection de Jean-Claude Juncker à la tête de l’exécutif européen, lui qui a transformé son pays, le Luxembourg, en paradis fiscal. Trop d’échecs, de l’économie au contrôle des frontières extérieures en passant par le social ou la défense. Trop de libéralisme débridé. Et trop peu de démocratie.Il est facile de dresser un acte d’accusation implacable contre l’Union en dissimulant la responsabilité des gouvernements nationaux dans ces dérives. Les salauds de l’Europe, ce sont à la fois les États, les maîtres de l’Union, qui ont trahi le rêve des pères fondateurs, et les démagogues qui essayent de faire croire qu’un retour vers le passé résoudrait tous les problèmes. Il est temps de redire ce que l’Union nous a apporté à l’heure où elle n’a jamais paru aussi fragile, menacée de l’extérieur par la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump, et de l’intérieur par le Brexit et la montée des partis extrémistes.Dans ce livre percutant, l’un des meilleurs spécialistes de l’Europe reprend un à un les arguments de ses opposants en démêlant le vrai du faux et rappelle que la construction communautaire, aussi perfectible soit-elle, reste la dernière utopie pacifiste d’une planète au bord de l’abîme.
Arendt Hannah ; Fradier Georges ; Ricoeur Paul ; A
Comment l'humanité, qui était au sommet du progrès technique, a-t-elle pu se laisser happer par la barbarie totalitaire et finir par y sombrer ? Telle est la question de Condition de l'homme moderne. Cette faillite est la conséquence de l'oubli par l'homme moderne d'un monde de valeurs partagées et discutées en commun avec autrui, dès lors qu'il n'a plus envisagé les choses qu'au travers du prisme de leur utilité pour son bonheur privé. Indifférent aux autres, l'homme moderne ne forme plus avec eux qu'une foule d'individus sans lien véritable et sans défense contre la voracité des dictateurs et des leaders providentiels. Seule une " revalorisation de l'action ", nous dit Arendt, cette intervention consciente avec et en direction d'autrui, permettra à l'homme moderne d'échapper aux dangers qui pèsent toujours sur sa condition.
Quand le crime conspire contre l'innocence à Rouen au temps de Corneille. Rouen, 1632. Simon del Prado, jeune maître confiseur, est choisi par les édiles de la ville pour composer la création sucrée qui sera offerte au roi Louis XIII à l'occasion de sa visite prochaine en Normandie. Cette consécration ne manque pas d'exciter la jalousie d'Adrien de Mèchefeux, négociant influent, qui voit d'un mauvais oeil l'amitié que porte à Simon le premier échevin, dont il convoite la fille, Adeline. Simon n'a pas le temps de fêter son succès qu'il découvre que la cargaison de sucre en provenance du Nouveau Monde sur laquelle il comptait a été mystérieusement saccagée à son arrivée au port. Pour pouvoir exécuter sa commande, il lui faut s'approvisionner chez son ancien maître d'apprentissage, Salvador, un juif converti ayant fui les persécutions en Espagne, et qu'une cabale a relégué loin de Rouen. Démarche funeste, car elle va précipiter Simon, lui-même un converso, dans les griffes de l'Inquisition...
Normandie, terre de guerrières Vers 1115. Guillaume Capra, baron anglo-normand inconsolable de n'avoir pas eu un héritier mâle, a élevé sa fille Sibylle comme un chevalier. Celle-ci épouse Robert Burdet, petit seigneur de Normandie, et s'engage à ses côtés lorsqu'il part en Espagne pour participer à la croisade de Reconquête contre les Maures. Intrépide, avec la foi pour étendard, Sibylle est aux avant-postes. Elle entreprend même de former au combat les femmes des colons qui se sont joints à l'expédition. Mais Robert, bientôt élevé au rang de prince de Tarragone en récompense de ses exploits, cède au vertige de la gloire et de la richesse. N'ayant pour seul soutien que son fidèle Galtier, un orphelin, compagnon de son enfance, Sibylle va devoir lutter contre l'orgueil démesuré de son époux et les intrigues d'Agnès, sa concubine. Laquelle des deux femmes l'emportera ? La jeune guerrière ou la courtisane ? Car il ne peut y avoir deux princesses de Tarragone !