Le bonhomme que j'ai découvert m'avait démontré très tôt qu'il avait une destinée exceptionnelle. Yann était différent en ce sens qu'il avait une vraie ambition. Pas de celles qui relèvent presque de la com'. Il n'en parlait pas, mais, à chaque seconde, je pouvais la ressentir. Il l'avait dans les tripes. Et je pense que l'éducation formidable qu'il a reçue de ses parents et sa rencontre avec Arthur Ashe l'ont littéralement inspiré.Ses entraînements, c'était des démonstrations de force. Il n'était pas du genre à jouer cinq minutes et discuter un quart d'heure! En match, sur certaines balles, j'avais vraiment peur qu'il se blesse, mais, c'était plus fort que lui, il fallait qu'il aille les chercher, même quand n'importe qui d'autre aurait juste dit: «Bien joué!» C'était sa façon d'exprimer qu'il n'avait pas de limites. C'est là-dedans qu'il puisait sa confiance. Il ne s'est jamais plaint, alors que la vie ne l'a pas toujours épargné. C'était hyper facile de l'entraîner et, en même temps, il avait besoin de rencontrer des gens ailleurs que dans le tennis. Il était très curieux de nature, doté d'une grande intelligence qui le poussait à la découverte de milieux très différents. Il avait aussi besoin d'évacuer des choses, de soulever la soupape de la cocotte-minute, de s'échapper. Il fallait le recentrer sur ses objectifs. Yannick n'est pas quelqu'un qu'on peut enguirlander. En revanche, on peut le convaincre: «Yannick, tu sais ce que tu dois faire si tu veux réaliser les objectifs que tu t'es toi-même fixés.» Au bout d'un moment, il m'appelait: «Allez, on y va!» Yann, il ne faut pas l'abreuver de paroles, faut juste faire tilt.Il avait aussi ses moments de doutes, des moments de blues, mais son ambition finissait toujours par le ramener sur le bon chemin.Il voulait être un champion, il voulait gagner Roland-Garros. C'est ce qui le rendait si combatif. Je me souviens de l'amour qu'il portait à la boxe, de son admiration pour Mohamed Ali. Encore cette notion de combat, bien plus importante que la technique et tout le reste. À New York, il allait dans des salles où les gars se tapaient dessus, ça sentait la sueur, et, toujours, l'absence de limites.Quand il est devenu capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis, tout ce qu'on avait appris ensemble, depuis l'âge de 17 ans, il l'a ressorti. Il a aussi beaucoup lu. Il est allé rencontrer de grands coaches, tel que Phil Jackson (ex-entraîneur des Bulls). Et avec tout ça, il a fait sa petite mayonnaise. Et, année après année, il a transmis son expérience. Avec ses mots à lui, ça a eu encore plus d'impact.Parce qu'en fait, Yann, il parle avec son coeur. Et quand tu as quelqu'un qui te parle avec son coeur, tu es obligé répondre avec ton coeur. Il possède cette force que donne le fait d'aimer vraiment les gens. Il peut jouer la corde sensible, parce qu'il sait très bien qui tu es. Il te perce très vite à jour. Quand il avait des convictions, les discussions étaient parfois plus serrées qu'un match de tennis avec un joueur. Il restait deux heures en face à face, il en ressortait lessivé. Parce que, dans tout ce qu'il fait, il donne. On n'imagine pas tout ce qu'il fait, parce que évidemment, il n'en parle jamais. Il ne donne pas que de l'argent, même s'il en donne énormément, mais il donne quand il parle, il donne quand il joue, quand il entraîne, quand 0 encourage, quand il court, quand il aime, quand il chante, quand il croise un inconnu dans la rue... Il te transcende, il t'embarque, 0 te fait passer un courant électrique.«Yannick a toujours cherché à créer de la difficulté. Parce que les belles choses se gagnent dans la difficulté. Parce qu'il s'est lui-même construit dans la difficulté.»En stage de Coupe Davis, tout d'un coup, il réveillait tout le monde super tôt pour partir ensemble faire un footing avant le petit déj. Le plus fort, c'est que les mecs appréciaient vraiment.Pour lui, c'est comme ça qu'on fait la différence. Les gros trucs, ça se joue sur un point, et lui, il a sa manière de te le faire gagner. Par le travail, par l'attitude, par des actes. Il disait à ses joueurs: «Il faut que tu fasses ce que tu n'as pas envie de faire, ça va t'aider à gagner.» Il a toujours cherché à créer de la difficulté. Parce que les belles choses se gagnent dans la difficulté.Parce qu'il s'est lui-même construit dans la difficulté.
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Nombre de pages
155
Date de parution
08/05/2013
Poids
1 160g
Largeur
225mm
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EAN
9782363470300
ISBN
2363470303
Auteur
Bonnot Dominique
Editeur
EQUIPE
Largeur
225
Date de parution
20130508
Nombre de pages
155,00 €
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J'ouvre mon armoire à maillots., Empilées comme des souvenirs, ces tuniques pliées me disent toutes quelque chose d'aujourd'hui, d'autrefois, de moi aujourd'hui, de moi autrefois. Elles me parlent, comme à tous les amoureux du foot, de stades, de villes et de pays que j'ai fréquentés assidûment, ou simplement traversés, ou rêvés - ce qui est peut-être encore mieux. Elles me racontent des histoires vécues, lues, apprises ou imaginées. Je les touche, ces cotons épais, ces nylons satinés, ces cols boutonnés ou ficelés, ces écussons brodés ou floqués, ces numéros cousus ou décollés. Je regrette presque qu'aucune tache de boue n'ait résisté"aux lavages ou qu'aucun brin d'herbe ne soit resté accroché au coude. Car tous ces maillots me rappellent que, sur un poste de télévision, j'ai vu Matthews porté en triomphe par, Yachine. Ou que, dans les stades cette fois, j'ai vu Pelé marquer un penalty, de Gaulle rendre le ballon aux joueurs de Lyon et de Sochaux en 1967. J'ai même vu Barthez et Zidane avec des cheveux...""