Génération perdue. Le mouvement d'envoi des jeunes instruits à la campagne en Chine, 1968-1980
Bonnin Michel
EHESS
39,00 €
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EAN :9782713220166
Entre 1968 et 1980, près de 17 millions de jeunes Chinois des villes ont été envoyés autoritairement à la campagne à la fin de leurs études secondaires. Ces " jeunes instruits " devaient se transformer en paysans pour le reste de leurs jours. S'appuyant sur un riche corpus de statistiques dispersées dans des publications chinoises peu accessibles, Michel Bonnin montre qu'il n'est plus possible d'expliquer le lancement et le maintien de cette expérience unique dans l'histoire mondiale par de simples raisons socio-économiques. Loin d'avoir été seulement un système de gestion de la main-d'?uvre urbaine excédentaire, ce mouvement a d'abord répondu à des préoccupations idéologiques et politiques. Mao a voulu rééduquer les jeunes intellectuels, les obliger à s'unir aux masses afin d'empêcher qu'ils ne trahissent sa révolution. L'analyse concrète, fondée sur un grand nombre de témoignages et d'?uvres littéraires, met en évidence l'échec total de cette tentative de transformation des jeunes citadins en " paysans socialistes d'un type nouveau ". Déviance, corruption, résistance passive puis active ont eu finalement raison de cette politique, trois ans après la mort de Mao. Ce mouvement a entraîné la formation d'une génération très spécifique : " génération perdue ", car elle a perdu ses illusions ainsi que la possibilité de faire des études, mais aussi génération " réfléchie ", riche d'une expérience sociale et politique exceptionnelle qui continue d'influer sur la Chine d'aujourd'hui.
Nombre de pages
491
Date de parution
02/09/2004
Poids
800g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713220166
Titre
Génération perdue. Le mouvement d'envoi des jeunes instruits à la campagne en Chine, 1968-1980
Auteur
Bonnin Michel
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
800
Date de parution
20040902
Nombre de pages
491,00 €
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Publié à l'occasion du 20e anniversaire du Prix Fondation d'entreprise Ricard, cet ouvrage se présente comme un panorama de la scène artistique française depuis 1999. Une célébration non pas autocentrée mais pleinement inscrite dans cette scène au développement de laquelle la Fondation s'est donné comme mission d'activement contribuer. Livre d'images avant tout, rassemblant un vaste corpus de vues d'exposition, cette histoire, riche et diverse, rend sensibles les lignes de force et les mutations d'une création contemporaine telle que l'auront portée plusieurs générations d'artistes en ce début du XXIe siècle.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.