Atout risques. Des territoires exposés se réinventent
Bonnet Frédéric ; Morel Jean-François ; Reuillard
PARENTHESES
22,00 €
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EAN :9782863642443
Inondations, incendies, effondrements, explosions industrielles... bien des territoires sont marqués par des aléas naturels ou technologiques qui conditionnent leur développement. Mais ces contraintes sont aussi des ressources, témoins de l'identité fluviale, minière, littorale des lieux. Lorsque le projet de territoire intègre l'aléa comme élément fondateur on s'aperçoit que la difficulté est souvent une chance, un levier de transformation. Les ateliers nationaux ont esquissé ce nouveau regard sur sept sites sensibles avec une équipe d'architectes, urbanistes, paysagistes sous la direction de Frédéric Bonnet (Grand Prix de l'urbanisme 2014) : Val de l'Oise, Vallées de Lorraine, Vallées de l'Orne, Vallées de la Fensch, Val de Tours, Val de Marne et Val d'Argens. L'échelle de réflexion change - la nature ne s'arrête pas aux périmètres administratifs -, on identifie mieux les solidarités entre les territoires et leurs vocations, intégrant à la vision urbaine agriculture et milieux naturels. Les solutions pour un habitat ou des activités résilientes moins vulnérables à l'aléa sont architecturales, mais aussi et surtout urbaines et paysagères, à la mesure du quartier et des infrastructures de transport. Penser la ville avec l'aléa nous conduit à être plus inventifs, à proposer des espaces urbains moins génériques, mieux ancrés sur leur sol. Ceci facilite le décloisonnement des certitudes et des métiers ? ; la règle et le projet collaborent très en amont, les services de l'Etat apportent leur expertise aux élus, et non plus la seule vision régalienne. In fine, cela profite à tous. A l'exemple des fleuves, qui ont été d'abord de féconds bienfaiteurs, offrant eau, connexions et paysages aux villes qu'ils traversent, l'aléa devient un atout. L'ouvrage réunit à la fois des textes et des illustrations de Frédéric Bonnet sur sa démarche de concepteur, des éclairages d'experts et des témoignages d'acteurs locaux.
Nombre de pages
173
Date de parution
14/04/2016
Poids
502g
Largeur
166mm
Plus d'informations
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EAN
9782863642443
Titre
Atout risques. Des territoires exposés se réinventent
Auteur
Bonnet Frédéric ; Morel Jean-François ; Reuillard
Editeur
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166
Poids
502
Date de parution
20160414
Nombre de pages
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Tous urbains. La mondialisation contemporaine, celle qui s'accorde aux nouvelles technologies et déplace les sites industriels hors d'Europe, ne se résume pas à la seule mondialisation économique. Elle correspond également aussi à une mondialisation urbaine : entamée au XXe siècle, fort visible sur les cartes, celle-ci est très rapide et souvent douloureuse. Ce dont témoignent la croissance endogène dans les grandes mégapoles d'Amérique latine et les flux migratoires qui font passer de la campagne vers la ville en Asie et en Afrique. Tous urbains. L'urbanisation contemporaine ne signifie pas que la Terre entière est une gigantesque construction mais que les m'urs urbaines se diffusent dans l'ensemble des territoires et affectent tous les paysages. Instituée historiquement à côté de la campagne, face à la forêt et au désert, l'urbanisation est désormais sortie de ses gonds, elle s'est retournée sur elle-même et pénètre tous les espaces. Il faut dès lors réinventer un univers urbain susceptible de " faire monde " comme la ville a pu le faire à une époque où elle marquait encore des limites. Habiter se décline pour tous à toutes les échelles et à toutes les vitesses. Tous urbains. Les entités urbaines ne sont plus autonomes, toutes subissent la pression de flux qui sont techniques, migratoires, économiques et naturels. Le global est partout dans le local, le devenir urbain passe par l'interconnexion matérielle et immatérielle : dans ces conditions le repli dans le local et le retour au village sont des illusions. Il n'y aura de mondialisation urbaine habitable et soutenable que celle qui associe le global et le local. Après l'urbanisme industriel, saura-t-on inventer un urbanisme susceptible d'accompagner ces transformations dans les pays émergents ou ré-émergents ? Tous urbains. C'est rappeler que l'esprit de la ville est celui de la cité et de la démocratie. L'urbs et la civitas (l'urbain est un citoyen qui vote dans sa commune) allaient de pair en Europe, mais la tendance se renverse au bénéfice d'inégalités et de démarcations sociales et de murs urbains. La démocratie politique ne peut pas soustraire aux exigences de la démocratie sociale et de la démocratie urbaine. ONU Habitat annonce à grands renforts de trompettes que le XXIe siècle sera le siècle des villes? Mais de quelle ville veut-on vraiment parler ...
Une revue critique semestrielle pour la réflexion urbaine La mondialisation contemporaine ne se résume pas à une simple mondialisation économique. Elle correspond aussi à une mondialisation urbaine. L'urbanisation contemporaine signifie que les m'urs urbaines se diffusent dans l'ensemble des territoires et affectent tous les paysages. Habiter se décline pour tous, à toutes les échelles et à toutes les vitesses. Le global est partout dans le local, le devenir urbain passe par l'interconnexion matérielle et immatérielle. Il n'y aura de mondialisation urbaine habitable et soutenable que celle qui associe le global et le local. L'esprit de la ville est celui de la cité et de la démocratie. La démocratie politique ne peut pas se soustraire aux exigences de la démocratie sociale et de la démocratie urbaine. Face au danger du repli sur soi, Tous urbains ? choisit de prendre part au débat en prenant en compte des points de vues différents et de participer à une réflexion sur l'urbanité en question. Le numéro 34 L'année 2021 est consacrée au thème du logement au travers de 2 numéros. Le n° 34, le second volet, aborde le thème avec l'angle de l'économie du logement : quels sont les modèles économiques qui sous-tendent les opérations de logements ? Quels sont les freins à l'innovation constructive face au prix des matières premières ? L'idée du logement comme produit conditionne-t-il l'évolution typologique des logements ?
Une revue critique semestrielle pour la réflexion urbaine La mondialisation contemporaine ne se résume pas à une simple mondialisation économique. Elle correspond aussi à une mondialisation urbaine. L'urbanisation contemporaine signifie que les m'urs urbaines se diffusent dans l'ensemble des territoires et affectent tous les paysages. Habiter se décline pour tous, à toutes les échelles et à toutes les vitesses. Le global est partout dans le local, le devenir urbain passe par l'interconnexion matérielle et immatérielle. Il n'y aura de mondialisation urbaine habitable et soutenable que celle qui associe le global et le local. L'esprit de la ville est celui de la cité et de la démocratie. La démocratie politique ne peut pas se soustraire aux exigences de la démocratie sociale et de la démocratie urbaine. Face au danger du repli sur soi, Tous urbains ? choisit de prendre part au débat en prenant en compte des points de vues différents et de participer à une réflexion sur l'urbanité en question. Le numéro 34 L'année 2021 est consacrée au thème du logement au travers de 2 numéros. Le n° 34, le second volet, aborde le thème avec l'angle de l'économie du logement : quels sont les modèles économiques qui sous-tendent les opérations de logements ? Quels sont les freins à l'innovation constructive face au prix des matières premières ? L'idée du logement comme produit conditionne-t-il l'évolution typologique des logements ?
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?