De Madagascar à la Mélanésie, Joël Bonnemaison fut l'homme des îles, ces mondes à la fois clos et ouverts où s'exprime l'essentiel de notre condition terrestre. Ce qu'il a su en dire a refondé la géographie culturelle. Joël Bonnemaison voyait dans les structures concrètes et l'organisation matérielle de l'espace la mise en forme d'un imaginaire peuplé de symboles, de visions et de rêves. Pour lui, les paysages observables n'étaient pas dissociables des modes de pensée dont ils dépendent et qu'ils donnent à voir. Le géographe doit donc pénétrer cet univers mental, dans une approche qui requiert un engagement intime et une transformation personnelle. Relier et fondre deux démarches, la saisie de l'espace et l'expérience des représentations, telle a été la tâche accomplie par Joël Bonnemaison dans l'?uvre magistrale qu'il a consacrée au Vanuatu. De cette réussite, il a ensuite enseigné à des étudiants enthousiastes les fondements théoriques, les références scientifiques et les moyens méthodologiques. C'est l'objet de ce bref traité de Géographie culturelle, que deux fidèles auditrices ont tiré de leurs notes de cours.
Nombre de pages
152
Date de parution
10/01/2001
Poids
179g
Largeur
122mm
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EAN
9782735504589
Titre
La géographie culturelle. Cours de l'université Paris IV - Sorbonne, 1994-1997
On n'avait pas cru tout de suite la vieille mère Boulogne, du village des Épesses, lorsqu'elle affirma avoir vu, plusieurs nuits de suite, une silhouette de femme flottant au-dessus des douves du château du Puy-du-Fou... Puis, peu à peu, le pays de la " Butte du hêtre ", au coeur du Haut-Poitou, qu'on n'appelait pas encore la Vendée, se mit à croire au fantôme du Puy-du- Fou et la malédiction fut alors le lot quotidien des habitants et des familles de la contrée... Au coeur de la Vendée, deux familles, les Saintaignon et les Veyrac, se déchirent après des temps d'amitié et d'amour... Commençant à la Saint-Barthélemy pour s'achever à l'avènement d'Henri IV, hanté par des person- nages aussi truculents que célèbres (navarre, Agrippa d'Aubigné, Catherine de médicis, Henri III, nicolas Rapin ou Gilbert du Puy du Fou), ce roman historique exaltant plonge le lecteur dans l'époque mystérieuse de la fin de la Renaissance. Qu'adviendra-t-il de Renaud de Saintaignon et de Robin de Veyrac ? de leurs familles, de leurs amours ? Que restera-t-il de ces temps troublés de passions et de haines ...
Au Logis de l'Audonnière, en Vendée, à deux pas du logis du Puy-du-Fou, l'herbe a poussé depuis la mort de Renaud de Saintignon et de Robin de Veyrac (Le Fantôme du Puy-du-fou ) Seul, le lierre qui meurt où il s'attache, à continué de vivre sur les vieilles pierres du logis. Les enfants de Renaud et de Robin, sont eux à quelques lieues de l'Audonnière, les hôtes de l'évêché de Luçon, sous la protection de l'évêque, énigmatique, mystérieux, secret. Il s'appelle Armand du Plessis et le rouge est sa couleur. Le rouge dont rêve ce terrible évêque qui sera bientôt le cardinal de Richelieu. Avec « l'Homme rouge de Luçon » le lecteur connaîtra la suite du « Fantôme du Puy du Fou ».
Dans ce premier volume de l'ouvrage " Le territoire, lien ou frontière ", les auteurs, géographes, anthropologues et sociologues, explorent à différentes échelles, à travers la planète, les relations entre territoire et identité. Le territoire est ici l'espace d'appartenance des sociétés humaines qui ont tissé avec lui les liens vitaux, symboliques et affectifs.
Ce second volume issu d'une réflexion collective sur Le territoire, lien ou frontière ? s'interroge sur le rôle et la place de la territorialité dans la construction (ou la reconstruction) de la nation. Dans le foisonnement d'observations recueillies aux quatre coins du monde, le lecteur mesurera combien le concept de nation peut être instrumentalisé et comment le territoire est diversement sollicité pour lui donner une réalité concrète. Mais, si la Nation reste une idée à géographie variable c'est qu'elle se reconstruit constamment en puisant dans l'indissoluble relation qui existe entre culture et territoire. Dans ce florilège d'exemples on perçoit ce que chaque discipline peut apporter à une meilleure compréhension des rapports au territoire que se construisent les sociétés humaines. Dire quels sont ces rapports c'est donc porter un regard sur ce qui relève à la fois du matériel et du concret - c'est l'espace comme support physique de notre existence - mais aussi sur ce qui renvoie au subjectif, à l'affectif et à l'abstraction - c'est la signification symbolique que la société attribue au territoire, son essence mythique. Chacun établira à sa convenance la distinction entre les Etats-nations, les nations en quête d'un Etat, et les Etats sans nation. Là pourrait d'ailleurs commencer la polémique si cet ouvrage n'apportait pas la démonstration qu'un débat sur le concept de nation n'a de chance d'aboutir que s'il est accompagné d'un examen attentif des rapports des sociétés humaines à leur territoire.
Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.