De Madagascar à la Mélanésie, Joël Bonnemaison fut l'homme des îles, ces mondes à la fois clos et ouverts où s'exprime l'essentiel de notre condition terrestre. Ce qu'il a su en dire a refondé la géographie culturelle. Joël Bonnemaison voyait dans les structures concrètes et l'organisation matérielle de l'espace la mise en forme d'un imaginaire peuplé de symboles, de visions et de rêves. Pour lui, les paysages observables n'étaient pas dissociables des modes de pensée dont ils dépendent et qu'ils donnent à voir. Le géographe doit donc pénétrer cet univers mental, dans une approche qui requiert un engagement intime et une transformation personnelle. Relier et fondre deux démarches, la saisie de l'espace et l'expérience des représentations, telle a été la tâche accomplie par Joël Bonnemaison dans l'?uvre magistrale qu'il a consacrée au Vanuatu. De cette réussite, il a ensuite enseigné à des étudiants enthousiastes les fondements théoriques, les références scientifiques et les moyens méthodologiques. C'est l'objet de ce bref traité de Géographie culturelle, que deux fidèles auditrices ont tiré de leurs notes de cours.
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Nombre de pages
152
Date de parution
10/01/2001
Poids
179g
Largeur
122mm
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EAN
9782735504589
Titre
La géographie culturelle. Cours de l'université Paris IV - Sorbonne, 1994-1997
Dans ce premier volume de l'ouvrage Le territoire, lien ou frontière, les auteurs, géographes, anthropologues et sociologues, explorent à différentes échelles, à travers la planète, les relations entre territoire et identité. Le territoire est ici l'espace d'appartenance des sociétés humaines qui ont tissé avec lui des liens vitaux, symboliques et affectifs. Les territoires de l'identité se laissent découvrir de plusieurs points de vue : celui du paysage, traduisant à la fois l'enracinement identitaire et l'inscription territoriale ; celui des discours, mettant en jeu un ou des territoires pour affirmer, consolider ou reconquérir une identité ; celui des pratiques sociales qui, en deçà ou au-delà des frontières nationales, conjuguent ancrage et mobilité. Autant de constructions identitaires, autant de réponses des sociétés quant au devenir de leur identité confrontée aux incertitudes, aux déstructurations et aux recompositions des territoires.
Ce second volume issu d'une réflexion collective sur Le territoire, lien ou frontière ? s'interroge sur le rôle et la place de la territorialité dans la construction (ou la reconstruction) de la nation. Dans le foisonnement d'observations recueillies aux quatre coins du monde, le lecteur mesurera combien le concept de nation peut être instrumentalisé et comment le territoire est diversement sollicité pour lui donner une réalité concrète. Mais, si la Nation reste une idée à géographie variable c'est qu'elle se reconstruit constamment en puisant dans l'indissoluble relation qui existe entre culture et territoire. Dans ce florilège d'exemples on perçoit ce que chaque discipline peut apporter à une meilleure compréhension des rapports au territoire que se construisent les sociétés humaines. Dire quels sont ces rapports c'est donc porter un regard sur ce qui relève à la fois du matériel et du concret - c'est l'espace comme support physique de notre existence - mais aussi sur ce qui renvoie au subjectif, à l'affectif et à l'abstraction - c'est la signification symbolique que la société attribue au territoire, son essence mythique. Chacun établira à sa convenance la distinction entre les Etats-nations, les nations en quête d'un Etat, et les Etats sans nation. Là pourrait d'ailleurs commencer la polémique si cet ouvrage n'apportait pas la démonstration qu'un débat sur le concept de nation n'a de chance d'aboutir que s'il est accompagné d'un examen attentif des rapports des sociétés humaines à leur territoire.
Ce nouvel opus de l'auteur Joël Bonnemaison, nous em-mène une fois encore au sein de la Vendée... et des in-trigues de deux familles, mêlées à l'Histoire de France, sur fond de haines et de passions.
Le présent travail a pour objet l'étude des restes humains adultes provenant de la grotte de La Chaise, abri Bourgeois-Delaunay, en Charente et mis au jour entre 1967 et 1975. La plupart des restes osseux humains recueillis dans l'abri Bourgeois-Delaunay se trouvaient scellés dans un plancher stalagmitique daté du stade isotopique de l'oxygène 5e. Les fossiles humains provenant de l'abri de Bourgeois-Delaunay correspondent à 23 restes fossiles appartenant à des adultes et des enfants. Ces restes humains correspondent à une calotte crânienne, un os zygomatique, un os temporal, un os occipital, une mandibule avec sa série complète de dents, un fragment de maxillaire portant les trois molaires, une scapula, un fémur et des fragments de côtes. Les fossiles de l'abri Bourgeois-Delaunay ont été mis au jour dans un très faible espace n'ayant livré aucun outil et ces fossiles semblent donc, exclus de tout complexe d'habitat. A travers l'examen des fossiles de La Chaise, cet ouvrage permet de suivre et de retracer les diverses étapes conduisant aux Néandertaliens. Sur la base de leurs caractères anatomiques et métriques détaillés au long de ce livre, les fossiles de Bourgeois-Delaunay sont à rattacher indiscutablement aux Néandertaliens, desquels ils ne se différencient parfois que bien peu. Certains os du squelette sont si spécialisés dans le sens des Néandertaliens qu'en absence de données chronologiques et stratigraphiques il aurait été difficile d'envisager pour ces fossiles de l'abri Bourgeois-Delaunay un âge pré-würmien.