Par ses références textuelles et iconographiques, cet ouvrage nous invite à découvrir ou à revisiter l'?uvre novatrice de Joël Bonnemaison, grand spécialiste de l'Océanie. Accessible à un large public, il peut se lire comme une introduction à l'?uvre et à la pensée de celui que l'on peut considérer comme l'un des refondateurs de la géographie culturelle. Pour Joël Bonnemaison, les paysages observables ne sont pas dissociables des modes de pensées dont ils dépendent et qu'ils donnent à voir. Le géographe doit donc pénétrer cet univers mental, dans une approche qui requiert un engagement intime et une transformation personnelle. Relier et fondre deux démarches, la saisie de l'espace et de l'expérience des représentations, telle a été la tâche accomplie par l'auteur dans l'oeuvre magistrale qu'il a consacrée au Vanuatu.
Dans ce premier volume de l'ouvrage " Le territoire, lien ou frontière ", les auteurs, géographes, anthropologues et sociologues, explorent à différentes échelles, à travers la planète, les relations entre territoire et identité. Le territoire est ici l'espace d'appartenance des sociétés humaines qui ont tissé avec lui les liens vitaux, symboliques et affectifs.
Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.