Comment concilier la nécessaire solitude du créateur et le besoin de construire une communauté d'esprits que rapprochent des exigences voisines ? Le partage est bien le sens, pour Yves Bonnefoy, de l'expérience poétique, à ses yeux différente de la simple littérature. Un des moments en est celui de l'écriture d'une lettre. L'édition de sa Correspondance associe, dans la mesure du possible, les lettres qu'il a écrites à celles qu'il a reçues. Elle fait affleurer ainsi le tissu d'une vie d'homme et de poète, avec ses réseaux d'amitiés, constantes ou mobiles au gré des hasards, des froissements et des séparations. Ce premier volume, commencé avec la collaboration d'Yves Bonnefoy, rassemble plus de neuf cents lettres échangées à partir de la seconde moitié du XXe siècle, auxquelles s'ajoutent quelques courriels. Les dialogues, avec quarante-neuf correspondants, s'ordonnent autour de deux axes : d'une part, les liens venus du surréalisme - André Breton, Pierre Alechinsky, Christian Dotremont, Georges Henein, Raoul Ubac, Jacqueline Lamba, André Pieyre de Mandiargues, Hans Bellmer, Jean Brun ; d'autre part, les amitiés qui au bout d'une quinzaine d'années ont mené à la création de L'Ephémère (1967-1972), la magnifique revue publiée par les éditions Maeght : André du Bouchet, Jacques Dupin, Gaëtan Picon, Louis-René des Forets et Paul Celan. Les autres auteurs des lettres ne sont en rien des personnages secondaires, ni en eux-mêmes, ni par la place qu'ils ont occupée dans l'univers de Bonnefoy : Gaston Bachelard, Jean Wahl et André Chastel, ses maîtres ; puis Gilbert Lely, Salah Stétié, Pierre Jean Jouve, Gabriel Bounoure, François Augiéras, Christiane Martin du Gard, Philippe Jaccottet, Boris de Schloezer, André Frénaud, Michel Butor, Emil Cioran, Monique Wittig, Paul Bénichou, Jean-Pierre Richard ou Henry Corbin, pour ne citer qu'eux. On trouvera ici quantité d'informations sur le travail du poète et sur la sensibilité d'une époque, avec des notes enrichies d'extraits de la Chronologie de l'écrivain par lui-même, elle aussi inédite.
Nombre de pages
1156
Date de parution
09/03/2018
Poids
1 005g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782251447483
Titre
Correspondance. Tome 1
Auteur
Bonnefoy Yves ; Bombarde Odile ; Labarthe Patrick
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
155
Poids
1005
Date de parution
20180309
Nombre de pages
1 156,00 €
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Yves Bonnefoy, qui fut un ami de l'artiste, se propose dans cette étude d'examiner les divers aspects de la création de Giacometti : la sculpture d'abord, la peinture, le dessin qui fut le centre de tout travail, et aussi les lithographies qui comptent parmi les plus belles du siècle. En s'attachant à l'oeuvre plutôt qu'aux faits de la vie, mais en prenant appui sur les écrits et déclarations de Giacometti, l'auteur dégage le contexte psychologique et intellectuel de sa création, et fournit nombre d'interprétations nouvelles de ses tableaux et sculptures. L'ouvrage évoque non seulement les oeuvres, mais l'environnement, lieux d'enfance, ateliers, oeuvres qui comptèrent pour l'artiste. Accompagné d'une bibliographie et d'une chronologie détaillée, rassemblant de nombreuses oeuvres longtemps inaccessibles, l'ouvrage constitua un événement lors de sa sortie. Il est encore aujourd'hui le livre de référence incontesté sur Giacometti.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine