Mètis N° 11/2013 : Mères et maternités en Grèce ancienne
Bonnard Jean-Baptiste ; Gherchanoc Florence
EHESS
40,00 €
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EAN :9782713224126
Qu'est ce que devenir mère dans la Grèce ancienne? Le dossier aborde cette question, que ce soit dans ses aspects démographiques, avec l'épineuse question du contrôle des naissances pour le bien de l'oikos, dans ses aspects physiologiques et médicaux en posant la question des liens entre maternité et santé, ainsi que dans ses composantes religieuses en analysant le rôle de divinités dans le processus d'engendrement. Il porte également sur la maternité des mortelles et sur celle des déesses, en se demandant dans quelle mesure devenir mère est un changement de statut social ou l'accomplissement d'un telos bénéfique et souhaité pour la communauté, mais non sans risque. L'ensemble offre un panorama éclairant qui témoigne de la difficulté de devenir mère à partir d'une réflexion qui lie les realia à l'imaginaire des Grecs.
Nombre de pages
366
Date de parution
18/11/2013
Poids
754g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713224126
Titre
Mètis N° 11/2013 : Mères et maternités en Grèce ancienne
Auteur
Bonnard Jean-Baptiste ; Gherchanoc Florence
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
754
Date de parution
20131118
Nombre de pages
366,00 €
Disponibilité
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Les notions grecques et romaines, telles que oikos, oikia, familia, domus, que nous traduisons par "famille" ou "maisonnée", sont polysémiques et désignent un groupe de personnes réunies sous une même autorité, liées entre elles essentiellement par des relations de parenté ou des rapports de dépendance, et partageant au quotidien la même résidence et des activités communes ; dès lors, ces mêmes notions peuvent également désigner la composante matérielle de ce groupe, son patrimoine et son habitat. Considérée par les Anciens eux-mêmes comme l'unité primordiale de toute société, cette "famille" est perçue comme la cellule sociale et économique de base, susceptible de répondre aux besoins élémentaires de ses membres. Elle assure ainsi, d'un point de vue économique, les fonctions de production, d'échange et de consommation, d'un point de vue social, les fonctions de reproduction, de socialisation, d'assistance et de transmission. En Grèce et en Italie, la maisonnée se construit aussi au travers d'un ensemble de cultes, pratiques rituelles et croyances associées au cycle de la vie familiale. Ce sont ces multiples dimensions que cet ouvrage se donne pour objet de présenter, dans une démarche que nous avons souhaitée interdisciplinaire, comparative et didactique, soucieuse de mettre en évidence la diversité des sources disponibles ainsi que les directions prises aujourd'hui par les recherches pour en rendre compte.
Gomez de la Serna Ramon ; Cassou Jean ; Bonnard Pi
« L'auteur a fait ce livre sans y penser et par jeu, comme une sorte de jonglerie avec les brefs ivoires des seins : il a fait des seins le motif de ses divertissements de style, les a modelés de son verbe et de son imagination comme de leur propre céramique idéale. Le style eût pu être sans doute plus alambiqué, plus distillé, mais la vie nous presse toujours, malgré tout le temps que nous avons pu employer à prendre des notes et à méditer les thèmes que nous nous étions proposés. »
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.