En 1943, tandis que les Américains et les Anglais débarquent dans un petit village de Sicile, des jeunes garçons du pays continuent de jouer à leurs propres jeux. C'est la chasse aux vipères, l'enterrement d'un chat, le sacrifice rituel d'une chèvre dans la montagne... Et pendant ce temps, les derniers fascistes attendent en vain les secours des Allemands et essaient en toute hâte d'organiser une défense qui se révèle bientôt ridicule. Le narrateur, un garçon de treize ans, participe à ces jeux dangereux et à ces cérémonies païennes avcc un mélange d'effroi et d'excitation. Pour lui, comme pour ses compagnons, la guerre n'est qu'une fête, une fête sanglante et fascinante. Ce livre remarquable où les héros sont des enfants n'a rien d'un récit de guerre. L'événement est sans cesse intégré dans le milieu naturel et surnaturel de la Sicile, dans son climat et son folklore. Ce qui n'exclut pas l'ironie et le comique d'observation, ces adultes froussards ou superstitieux étant toujours jugés par des yeux enfantins et tournés en dérision.
Nombre de pages
192
Date de parution
05/11/1976
Poids
240g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782207223031
Titre
FLEUVE DE PIERRE
Auteur
Bonaviri Giuseppe
Editeur
DENOEL
Largeur
140
Poids
240
Date de parution
19761105
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il y a une grâce XVIIIème siècle dans cette histoire d'un tailleur et de sa famille qui nous vient d'un village des monts Erei en Sicile orientale de l'intérieur, province de Catane. Quelque chose d'un XVIIIème siècle populaire, bien entendu, et précisément d'un type entre le primitif et l'arcadien, à savoir ingénu et de coloration brute mais également mignarde, forme sous laquelle se présentent les statues de bois ou de céramique de bien des saints dans les églises de Sicile. La valeur poétique du roman réside cependant en quelque chose de plus profond : dans le sens délicatement cosmique avec lequel l'auteur représente le petit monde local dont il nous entretient, trouvant jusque dans les herbes et les animaux, les pierres, la poussière, la clarté de la lune ou du soleil un mouvement ou un cri de participation aux pauvres vicissitudes du tailleur et des siens.
Zéphir a épousé Martedina. Il exerce ses fonctions de médecin dans un hôpital. Mais ni sa vie conjugale ni sa vie professionnelle ne lui donnent satisfaction. Une annonce de journal demandant un volontaire pour les étoiles lui fournit l'occasion de fuir. Fort loin de la terre, dont la nostalgie le poigne, et dans le tourbillon des phénomènes interstellaires. De cette incroyable aventure naïvement racontée dans le premier volet du livre (Martedina) naissent les poèmes du second volet (Le Dire Céleste) - admirable exemple de lyrisme cosmique. La prose de Bonaviri a le charme familier et comique du conte populaire. Ses vers ont l'accent incantatoire d'un créateur de mondes.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...