Depuis le XIXe siècle, le médicament est au centre de notre système moderne de santé. Substance d'origine chimique ou biologique, le médicament est délivré sous les formes les plus diverses, des potions aux pilules et des comprimés aux collutoires. Cet objet à la fois familier et singulier fait se rencontrer différents mondes : celui du médecin qui prescrit le médicament, du pharmacien qui le prépare, du scientifique qui le conçoit au laboratoire, du clinicien qui en fait l'essai, de l'agent de l'État qui en autorise la vente, de l'industriel qui le fabrique en masse. Et finalement, du patient qui le consomme, l'adopte ou le rejette. Dans cet ouvrage à plusieurs voix, des historiens de la médecine et de la pharmacie, de l'économie et de la culture, rendent compte des pérégrinations du médicament entre ces différents mondes. Ils mettent en valeur les transformations qui ont, depuis deux siècles, sur la scène française, façonné cet objet au cœur de notre quotidien et vecteur des imaginaires les plus contrastés : pierre de touche des aspirations de tous à la vie en bonne santé, le médicament est aussi le symbole même des risques sanitaires, des difficultés économiques de nos systèmes de protection sociale et de l'inégalité de l'accès aux soins sur le marché international.
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Nombre de pages
271
Date de parution
02/08/2005
Poids
300g
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EAN
9782911119590
Titre
Histoire et médicament. Aux XIXe et XXe siècles
Auteur
Bonah Christian ; Rasmussen Anne
Editeur
GLYPHE
Largeur
0
Poids
300
Date de parution
20050802
Nombre de pages
271,00 €
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Un an après l'invasion de la France par la Wehrmacht, le camp de concentration de Natzweiler, en Alsace annexée, est ouvert en mai 1941 sur ordre du Reichsführer-SS Heinrich Himmler. En marge de travaux forcés au service du Reich, des médecins de la Reichsuniversität de Strasbourg y conduisent des expériences sur les détenus. Comme dans d'autres camps, les expérimentations médicales nazies ont des objectifs multiples : purifier et préserver la "race" aryenne, tester de nouveaux produits - vaccins, antibiotiques, antidotes aux gaz de combat - en exposant sciemment les détenus à une issue fatale. Au KL Natzweiler, les tests à l'ypérite, au phosgène et de vaccins contre le typhus font plusieurs centaines de victimes. Le professeur d'anatomie August Hirt fait assassiner 86 personnes juives par gazage dans une chambre construite à des fins expérimentales. Les restes humains sont conservés dans les caves de l'université... où ils sont découverts par les services de recherche sur les crimes de guerre en décembre 1944. Cet ouvrage est le fruit d'années de recherches franco-allemandes sur la Reichsuniversität. Après de nombreuses décennies de non-dits, de vérités étouffées et d'enfouissement de faits que l'on ne voulait pas voir, les stigmates laissés par le nazisme en Alsace annexée deviennent toujours plus évidents.
Résumé : La représentation publique de l'expérimentation humaine oscille entre demande de tentatives thérapeutiques audacieuses et crainte d'abus médicaux. La profession médicale et les scientifiques n'utilisent quasiment jamais le terme d'" expérimentation humaine ". La loi encadre la pratique expérimentale et le tribunal peut être saisi en cas de dommages. Habituellement, les détails concrets de l'expérimentation humaine restent invisibles, indicibles et inaccessibles. Ici, le détour historique peut jouer un rôle essentiel : rendre visible des pratiques mettant en jeu des expériences sur l'homme. A travers une analyse des discours et des pratiques en France entre 1900 et 1940, cet ouvrage établit que les trois représentations - publique, médicale et juridique - sans forcément s'opposer, témoignent de décalages et contradictions significatifs. Jusqu'à la promulgation de la loi Huriet-Serusclat en 1988, juristes, médecins et public souscrivent en théorie au principe d'une distinction claire entre une expérimentation thérapeutique (avec bénéfice direct) admissible et une expérimentation non-thérapeutique (sans bénéfice direct) répréhensible. Toutefois, en pratique, la notion de " thérapeutique " se révèle d'une plasticité extrême. Entre une vision de la " science faite " - universelle, éprouvée et sûre - et celle d'une science toujours " à faire " - fragmentaire, instable et réfutable - le statut et le degré de certitude que les uns et les autres attribuent à " la science " varient. Dans ce cas, comment distinguer entre expérimentation et traitement ? Comment encadrer une science toujours à faire ?
Bonah Christian ; Mouillie Jean-Marc ; Penchaud An
Cet ouvrage pluridisciplinaire est destiné à accompagner l'enseignement de sciences humaines et sociales au sein de la formation médicale et des formations en santé. Il s'adresse aux étudiants et à tous ceux qui s'engagent dans les métiers du soin ou qui s'intéressent aux questions épistémologiques, éthiques et sociales impliquées par la médecine contemporaine. Il est principalement l'émanation du Collège des enseignants de sciences humaines et sociales en faculté de médecine et en santé fondé en 2008, qui réunit les enseignants, médecins et non médecins en charge de cet enseignement en France, avec le concours de chercheurs étrangers spécialistes des thématiques abordées.
Le conflit de Syrie a de multiples facettes dont la plupart ne sont jamais évoquées. On peut recenser une quinzaine de guerres concernant 120 pays (gouvernements, armées, agents spéciaux, milices...). Au-delà des objectifs stratégiques, économiques et religieux, deux visions de l'ordre mondial s'opposent. Cette tragédie, qui a fait des centaines de milliers de morts, des millions de réfugiés, est difficile à éteindre, aucun belligérant n'ayant déclaré la guerre. Les enjeux réels, les acteurs, restent inconnus du public, une dont est victime la Syrie. L'issue annoncée de la guerre rendra peut-être justice au peuple syrien, martyrisé, mais résilient.
A la mort de son épouse, Samuel, un ingénieur agronome, entame le voyage de ses rêves le long du fleuve Solimões. Il débarque à Acará. Le touriste berlinois y posera ses bagages, sur fond de liesse populaire pour la troisième Coupe du monde gagnée par le Brésil. Ballotté par le destin, il redonnera un sens à sa vie en participant à l'essor de cette terre amazonienne aussi démunie que luxuriante. Avec un fin esprit d'analyse, ce lecteur de Platon documente la faune, la flore, la gastronomie et les coutumes locales, mais aussi les diverses "pestes" qui y sévissent : les maladies épidémiques, qui finiront par être endiguées, et les failles criantes de la nature humaine, capable des pires turpitudes comme de l'altruisme le plus total.