Or d'Automne et Pointe d'Argent. Conversations avec Victor Koulbak
Bokov Nicolas ; Jurgenson Luba ; Koulbak Victor
NOIR BLANC
25,36 €
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EAN :9782882501684
A l'automne de leur vie, deux amis, l'un peintre, l'autre écrivain, devisent à bâtons rompus. Ils se sont connus à Vienne, première station de leur exil, en 1975, se sont perdus de vue et se retrouvent trente ans après à Paris. Cette causerie agréable est pour eux l'occasion de revenir sur leur parcours et sur l'histoire troublée de leur patrie russe. Ils évoquent les mutilations laissées par le communisme. Ils traquent les traces de la culture russe. De l'idée d'une société de justice qu'aurait pu développer la Russie, il reste bien peu de chose. La chute du mur de Berlin, loin d'améliorer la situation n'a fait qu'en accélérer l'évolution. Dans le monde entier, le progrès à tout prix lamine tout sur son passage. Rien ou presque ne résiste à l'appât du gain, aux enrichissements sauvages, surtout pas la culture. C'est à un véritable feu d'artifice que nous convient Nicolas Bokov et Victor Koulbak, tant leurs références culturelles sont vastes, leurs connaissances étendues, de l'Italie au japon, des Etats-Unis à la France, de l'éthologie à la littérature, à la musique ou à l'histoire de l'art. humour est toujours présent et donne un ton de connivence agréable aux entretiens. C'est à une résistance pacifique que veulent nous inciter le peintre et l'écrivain. Il est important de savoir marquer une pause pour savourer l'instant fugitif. Qu'un tableau exceptionnel ou l'éclat d'une femme nous émeuve, c'est un peu de notre âme qui rencontre un sursis d'humanité. Cela peut être aussi le germe d'une ?uvre future, tableau ou roman. Mais cette immortelle fleur du beau est d'une fragilité extrême, exposée qu'elle est sans cesse à la standardisation prônée par la machinerie commerciale. Il faut veiller sur elle avec soin. Ce livre est une ode à la contemplation, à l'importance de la flânerie et du regard.
Nombre de pages
211
Date de parution
04/11/2005
Poids
668g
Largeur
187mm
Plus d'informations
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EAN
9782882501684
Titre
OR D AUTOMNE ET POINTE D ARGENT CONVERSATIONSAVEC VICTOR KOULBAK
Auteur
Bokov Nicolas ; Jurgenson Luba ; Koulbak Victor
Editeur
NOIR BLANC
Largeur
187
Poids
668
Date de parution
20051104
Nombre de pages
211,00 €
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Singulier destin que celui de Nicolas Bokov. Écrivain doué dont La Tête de Lénine a contribué par sa mordante satire à l'écroulement du château de cartes soviétique, il se retrouve en 1988 SDF dans les rues de Paris. S'il n'a pas de domicile, l'auteur a cependant un atout de taille: sa profonde foi chrétienne qui lui permet de trouver dans l'inhumanité du quotidien des instants fugitifs de bonheur et d'espoir. Le livre que vous tenez entre vos mains témoigne du courage et de la sensibilité hors du commun de Nicolas Bokov, homme de lettres avant tout et malgré tout.
Riga. Trois hommes en noir prennent place dans une voiture, noire. Une Volga. Le monument à Lénine tend son bras vers l'Est, quand tout l'occident se tourne du même mouvement vers l'Ouest. Bruits étouffés, paroles chuchotées. Ne pas laisser de traces. Jamais. C'est comme vouloir regarder le monde à travers la vitre d'un train de banlieue. Dans les années soixante-dix, la Russie n'offrait guère que le visage haineux ou résigné des soviétiques. Silences. La Baltique comme un fragment usé d'ambre jaune. Un paysage désert dans lequel les êtres ne se rencontrent pas, ou furtivement. Nicolas Bokov ramasse des lambeaux de sa vie, d'une écriture rêche, presque frustre. Il découpe des scènes infimes dans un théâtre d'ombres. Les animent sans ostentation. Les contours d'un homme assis, ses gestes minuscules pour survivre. Les formes s'éclairent tour à tour, qu'il commande d'une voix lasse, comme un montreur désabusé. Puis les silhouettes s'immobilisent, figées dans le mémorial de ses souvenirs. Derniers instants du dissident avant l'exil. La femme qu'il aime. Une poétique de l'effacement. De son inscription dans l'écriture même, attentive aux détails les plus humbles. Sans tenter jamais d'ajouter autre chose au ciel plombé d'angoisse des appartements moscovites. On se rappelle l'ouvrage poignant qu'il écrivit en 1998 : Dans la rue à Paris. Il relatait alors son expérience de SDF, avec cette force étrange de l'être acculé. Nicolas Bokov vit toujours à Paris, et continue d'écrire.--Joël Jégouzo--
En 1991, Nicola Bokov entreprend de retourner à Marburg, où, en 1982, s?est produit l? « événement », l?expérience forte et douloureuse qui a conduit à sa conversion à la foi chrétienne. De la Grande-Chartreuse en passant par la Suisse, la plaine du Rhin, l?Alsace, il se déplace à pied sans bagages et sans ressources. Ce dénuement (dont on sent qu?il est partiellement voulu, ou au moins accepté) le pousse par nécessité vers les autres. Dans ce récit, il décrit avec une grande sensibilité les lieux traversés, souvent l?occasion de digressions inspirées par une culture étendue, mais aussi et surtout les rencontres, les contacts humains. En 1991, c?est avec émotion qu?il retrouve Marbourg: la vue de la maison où vécut Pasternak le ramène à son passé de dissident et à l?« esprit de libération » ressenti à sa lecture clandestine: il évoque l?école de Marburg où Pasternak étudia la philosophie, ses propres études à l?université de Moscou dans les années 60. En 1982, il habitait un village tout proche. Son mariage s?était défait. L?état de sa fille handicapée le préoccupait. La femme avec qui il partageait sa vie était sur le point de partir avec un autre. C?est alors, dans sa maison vide, qu?a lieu l?expérience qui va changer sa vie. Il décrit simplement et avec précision les visions, la voix, la douleur physique. Après quoi rien n?est plus pareil. En état de « détresse spirituelle », il cherche refuge dans les monastères de Bretagne. Après une période de grande souffrance, il se fait baptiser. Les difficultés demeurent, mais elle prennent un autre sens. Elles portent en elles un message d?espoir (peut-être est-ce là le véritable sens de cette « conversion »).
Résumé : Un enfant dans la campagne russe, en proie à une étrange terreur... Un jeune homme interné dans un hôpital de Sibérie, rêvant d'amour et de liberté... Un père reconnaissant dans l'infirmité de sa fille le pendant de ses propres souffrances morales... Un SDF sauvé par une voix intérieure... Un pèlerin attendant à Athènes que son billet pour la Terre sainte lui soit accordé de manière divine, c'est-à-dire inattendue... Revenant sur divers épisodes de sa vie, une vie riche d'expériences - dont celle de la rue -, de révoltes, de rencontres et de coïncidences, l'auteur constate qu'il n'y a pas de réponse claire aux grandes questions de la destinée humaine. " Mais, dit-il, il existe une zone de réponse: il faut entrer à l'intérieur et attendre. La réponse se formera d'elle-même dans l'âme, et ne s'exprimera pas toujours par des mots. Parfois, elle restera tout à fait informulée, ce qui ne lui enlèvera nullement son efficacité. " On retrouve dans ces huit récits, le sens aigu du détail, l'humour et tout ce qui fait l'originalité du style de Nicolas Bokov. De la part de l'homme et du philosophe, c'est peut-être aussi une ouverture vers un chemin de sérénité.
Dans une petite ville du Donbass, au moment de l'invasion russe, Marianna se meurt. Surnommée "la Dame Blanche", mi-magicienne, mi-gardienne des lieux, elle a dirigé la blanchisserie de la mine de charbon, consacrant sa vie à laver, blanchir, assainir le linge. Sa fille, Janna, se demande si elle devra reprendre cette mission purificatrice. C'est alors que réapparaît Valet, le voisin, qui s'est engagé dans les forces de l'ordre russes. Réprouvé par la population ukrainienne et hanté par un désir de vengeance, Valet attend son heure. Dans ce roman puissant, parfois terrifiant, Sergueï Lebedev scrute la vie quotidienne dans le Donbass lors de l'invasion russe. Il dénonce avec force la mainmise de la Russie sur l'Ukraine et les habitudes soviétiques qui perdurent. La mine de charbon, qui a une voix propre dans le récit, cache un terrible secret : lors de la Seconde Guerre mondiale, des milliers de Juifs y ont été ensevelis par les Allemands. C'est au-dessus de ces lieux maudits que, un jour de juillet 2014, un avion de ligne est abattu par un missile russe... Serguei Lebedev, connu pour examiner sans complaisance les maux de l'Histoire, met en lumière le point de rencontre du nazisme et du communisme soviétique, qui a donné naissance au nouveau totalitarisme de la Russie d'aujourd'hui.
Plongez dans une ambiance semblable à celle des films d’Emir Kusturica. Le décor est celui de la Croatie et de la Bosnie voisine, le ton est enjoué et burlesque. Un couple d’Autrichiens atterrit dans un petit village croate pour assister à la fête de Sainte Marguerite, connue pour venir en aide aux couples en mal d’enfants. S’ensuit une série de situations cocasses, sous la plume irrévérencieuse d’Ante Tomic.
Résumé : Notre guerre quotidienne est la suite du Journal d'une invasion, la chronique de l'invasion russe tenue par l'écrivain ukrainien Andreï Kourkov. D'août 2022 à février 2024, il raconte de l'intérieur le combat des Ukrainiens pour sauver leur pays. Dix ans après l'annexion de la Crimée, deux ans après l'invasion de l'Ukraine, Kourkov se remémore les tentatives de la Russie, depuis plusieurs siècles déjà, pour détruire la culture ukrainienne, c'est- à-dire la culture d'un peuple résolument tourné vers l'Europe. Qu'il évoque le stress extrême des habitants face aux raids aériens, la déportation des citoyens des régions occupées, la corruption éhontée de certains membres du gouvernement ukrainien, le rôle de Zelensky, les financements participatifs pour soutenir l'armée ou les festivités de Halloween, Kourkov nous donne à voir le quotidien d'un peuple en guerre. Un quotidien parfois absurde, marqué par la résistance, la solidarité et une détermination sans faille. Ecrit sur un ton tour à tour mordant, tragique ou humoristique, toujours sincère, Notre guerre quotidienne nous permet de mieux comprendre les enjeux du conflit ? mais aussi la manière dont il est vécu, au jour le jour, par la population.