Une narratrice hantée par un récit commun aux multiples diffractions, confrontée à l'image d'une certaine Éléonore, tel un double avec qui elle est confondue et qui, avant de mourir, a écrit, sous le couteau, une oeuvre sublime. À l'instar d'Éléonore, la narratrice se met à rédiger le récit de sa future exécution. Stupeur de trouver un jour sur le trottoir un roman magnifique, écrit par elle-même vingt ans auparavant... La nuit est toi est un récit sur le temps où le temps, atomisé, amalgame autant qu'il la désarticule une dyade mystique où exultent la sensualité, la violence et l'amour, jusqu'au point d'émergence d'une figure de résurrection. Avec ce récit dense, enfiévré, Claire Boitel, à la quintessence de son art littéraire, plonge en pleine maîtrise le lecteur dans les méandres envoûtants demystérieuses variations organiques, quasi intuitives, où l'incarnation mélancolique et cruelle des êtres bégaie, se dédouble et se fond, questionnant la réalité de l'identité, éprouvant la stabilité supposée du sol sous nos corps.
Nombre de pages
96
Date de parution
03/04/2022
Poids
180g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782493872005
Titre
La nuit est toi
Auteur
Boitel Claire
Editeur
FABLES FERTILES
Largeur
148
Poids
180
Date de parution
20220403
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
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Claire Boitel est l'auteur de deux recueils de poèmes: Le Chirurgien des braises, 1997; Les Os voyeurs, 2000. Elle figure aussi dans une dizaine d'anthologies de la poésie française. Ses contes pour enfants, illustrés par Marion Peeters, sont d'autre part en cours de publication. Avec Au nom des incandescences, elle signe son premier ouvrage aux Editions Edilivre.
Une jeune fille solitaire, plongée dans le monde des livres, fait la connaissance, à sa sortie de pension, d'un étrange jeune homme. Est-ce l'univers de la magie noire qui s'empare d'elle ou est-elle sujette à des hallucinations ? Attirée dans l'observatoire de cristal d'un Dracula tout-puissant et raffiné, elle se livre à lui, mais pas totalement. Celui-ci la répudie et c'est alors qu'elle découvre, dans la galerie des Glaces du château de Versailles, une femme étonnante.
Dehors, la nuit flotte encore. Fuir. Franchir la ligne rouge ; atteindre au désert, à l'eau libre, disponible. Il paraît qu'il y a eu une guerre autour de la Cité, mais les rêves sont sans prix. Une jeep conquise et la ligne rouge franchie, Mat et Théo se lancent dans une quête haletante à travers le désert, loin de la Cité, loin de cette unique mégapole ayant survécu à une sécheresse et à une guerre planétaires ; loin de son insoutenable bonheur fictionnel qui raréfie les rêves ; les assèche, cloître les désirs, d'une emprise totale. A l'ouest, toute, où se trouve un canyon au-delà duquel gronde, tel un mythe intercesseur qui ouvre aux destinées, l'Océan. Mat et Théo savent le but : en bas, où couve la révolte, évolue la fabuleuse Eurydice, faiseuse d'oracles. Doris et Phèdre, qui ont rejoint Mat et Théo, ressentent elles aussi, confusément mais sûrement, les effluves enivrants d'un point ultime à gagner. Cependant, ils sont là, tout proches, à leurs trousses. Le canyon sera rallié en fin de compte, et la liberté - ou sa fragile présomption, telle une fragrance puissante et inquiétante. Ralliés, oui, jusqu'à ce que tout bascule... Avec échec, et Mat, Galien Sarde signe un premier récit éblouissant, fabuleux, onirique, qui tient autant du Road trip enfiévré que de l'épopée, et où le chant résonne telle une ode amoureuse célébrant l'inénarrable pouvoir de la littérature. "Aprés la lumière, l'ombre : on roule, en plein jour, dans la nuit, au fond d'un lit sombre. En haut, la lumière nous escorte, fondue dans le ciel, inaccessible, où volent les condors. Toujours seuls sur terre, sans personne".
« Le présent étréci relevait de la même imposture : je ne dors pas vraiment, laisse-moi rêver. » Tout autre chose que la nuit est un ensemble de six récits qui chahutent l'imposture, élargissent le monde, le transmuent de vues qui dévoilent, comme le démiurge muerait la grenouille en ruisseau afin d'attester, simplement, de ce Tout en nous, en tout. Joëlle Pétillot nous offre à lire un ensemble de textes de l'ordre d'une respiration, laquelle vient soulager le lecteur du monde subverti, étriqué. Les voyages que déroule l'auteur nous ouvrent ainsi à des consciences qui se transforment, et l'on se sent tout aussi subrepticement que sûrement happé par ces univers d'êtres traversés, traversants, éveillés à leur intimité ? à la nôtre, d'âme en résonance. Le ton, les évènements, y sont graves... ; non, légers... ; non, tristes... ; non, joyeux, facétieux. Joëlle Pétillot, tour à tour, nous enveloppe doucement, nous chamboule gentiment ? relie, toujours. L'auteur s'y entend comme peu pour développer cet art subtil visant à éclairer les vivants de nouvelles lueurs, d'une écriture qui s'élabore toujours et plus que jamais finement, vibre d'émotions, tel ce chant attestant que « la magie existe en ce monde ».
Le Voleur De Feu ? Dib rencontre Deleuze ? est un récit qui bouscule les codes du genre ? d'un genre ? en proposant une relecture inédite de l'oeuvre protéiforme de Mohammed Dib, considéré comme l'un des plus grands écrivains algériens. Adoptant une dynamique de création poétique et politique, Karim Nait Ouslimane convoque une réflexion profonde sur l'écriture de Mohammed Dib qui permet une rencontre, fertile, entre l'écriture de Mohammed Dib et la pensée de Gilles Deleuze. Le Voleur De Feu échappe à toute rigidité formelle et ouvre une formidable voie d'accès à une oeuvre habituellement réputée comme étant réservée à des initiés.
L'esprit, redoutable, sait composer avec les normes, ou peut parfois les subir cruellement, pour peu que les Monstres se soient invités et qu'il les ait laissés entrer. Il peut vite s'enfoncer alors dans d'insondables méandres, sauf à recourir, comme les Monuments s'y emploient, à la décompensation poétique, ou mieux encore à avoir su entrer en intimité avec une Elfe. Monstrueuse féérie est le premier volet de trois d'un conte insolite et fascinant tout entier parcouru d'un imaginaire de luttes sublimées visant à "se tenir debout face aux vivants" . La monstrueuse beauté de tout un univers halluciné nous hèle puissamment pour une fugue hypnotique, admirable. Avec ce récit, Laurent Pépin nous tend un miroir d'ombres fabuleuses, particulièrement attachantes, qui attestent de la fragilité de l'entendement et nous invitent à nous départir d'une Normalité trop souvent déployée tel un drapeau magistral, arrogant.