CONSCIENCES EN LIBERTE, ITINERAIRES D'ECCLESIASTIQUES CONVERTIS AU PROTESTANTISME (1631-1760)
BOISSON DIDIER
CHAMPION
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EAN :9782745317735
Qu'elle soit obtenue par la force et la violence (missions, dragonnades), ou qu'elle soit le simple résultat de la controverse entre catholiques et protestants, la conversion, en tant que changement de confession, est une donnée essentielle des relations entre les deux confessions: chaque conversion est souvent ressentie comme une victoire pour le camp qui accueille le nouveau converti et une défaite pour l'autre. Le combat n'est plus, comme pendant les guerres de religion, sur le champ de bataille, mais dans la volonté de convertir "l'autre". Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, si la population réformée du royaume de France est en constante diminution, le calvinisme demeure attractif. Même après la Révocation de l'édit de Nantes, des catholiques se convertissent à la Réforme protestante. Parmi ces nouveaux adhérents, on trouve des ecclésiastiques. Ce changement de confession est très minoritaire au sein de l'Église catholique, mais il illustre très bien que la frontière religieuse continue d'être "poreuse, perméable". Cet ouvrage se propose d'étudier quelque quatre cent cinquante ecclésiastiques qui ont abjuré, certains célèbres (l'abbé Prévost, Jean de Labadie), la plupart anonymes, et d'essayer de comprendre tout particulièrement les motivations de leur conversion et les itinéraires professionnels et religieux de ces hommes.
Date de parution
26/02/2009
Poids
1 160g
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EAN
9782745317735
Titre
CONSCIENCES EN LIBERTE, ITINERAIRES D'ECCLESIASTIQUES CONVERTIS AU PROTESTANTISME (1631-1760)
Auteur
BOISSON DIDIER
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CHAMPION
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1160
Date de parution
20090226
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Cet ouvrage se propose d'étudier les protestants de l'ancien colloque du Berry de la Révocation de l'édit de Nantes à la fin de l'Ancien Régime. Les huguenots de cette région sont minoritaires et très dispersés dans des communautés qui couvrent la Marche (Aubusson), le Bas-Berry (Argenton-sur-Creuse et Issoudun), le Haut-Berry (Blet, Asnières-les-Bourges et Henrichemont), le Nivernais et le Morvan (Corbigny et Château-Chinon), le Gâtinais (Châtillon-Coligny) et surtout le Val de Loire (La Charité-sur-Loire, Sancerre, Châtillon-sur-Loire et Gien). Dans les années qui précèdent la Révocation, de nombreux protestants résistent aux persécutions. Mais la répression continue après 1685 et s'abat sur les Nouveaux Convertis jusqu'à la veille de la Révolution. Les intendants de Bourges et d'Orléans, qui appliquent la politique royale et le clergé catholique, qui recherche la conversion sincère des protestants, sont les principaux acteurs des persécutions. Des huguenots préfèrent fuir leur ville d'origine, certains rejoignent l'étranger et d'autres se dispersent dans le royaume, en particulier dans des villes comme Orléans et surtout Paris. Au cours du XVIIIe siècle, si la plupart des communautés protestantes disparaissent, trois réussissent à se maintenir : Sancerre, Châtillon-sur-Loire et Asnières-les-Bourges. Le culte réformé continue là où le calvinisme s'est ancré parmi les éléments populaires, vignerons et artisans. Et quand l'édit de 1787 est promulgué, la tolérance n'est pas encore admise par toute la population du Berry.
Inspecteur du collège de La Flèche de 1764 à 1776, Stanislas Dupont de La Motte est l'auteur d'un Journal qu'il rédige du 1er octobre 1771 au 30 septembre 1776. Après le départ des jésuites en 1762, l'établissement devient à partir de 1764 un collège préparatoire à l'Ecole militaire de Paris. Il doit accueillir 250 jeunes nobles censés poursuivre ensuite une carrière militaire. Nommé par le secrétaire d'Etat à la Guerre, Dupont de La Motte rend compte dans son journal tout d'abord de la vie à l'intérieur de l'établissement. Il évoque longuement les comportements des élèves à travers surtout leurs problèmes de santé, comme l'inoculation contre la variole, et la question de la discipline. L'attitude des enseignants et de l'administration est minutieusement décrite et critiquée. La gestion du collège (travaux, approvisionnements...), dont il est directement responsable, est analysée. L'inspecteur dresse aussi un tableau de la société fléchoise qu'il dépeint en des termes souvent acerbes, tout en cherchant à être admis parmi les " barons ". Il insiste sur les liens étroits qui unissent la ville et le collège. Enfin, lors de la dernière année, Dupont de La Motte condamne la disparition de l'établissement comme école préparatoire et la dispersion des élèves qui sont désormais confiés à des bénédictins, des oratoriens ou des minimes. Le Journal de Dupont de La Motte est donc un témoignage précieux et original de la vie d'un prestigieux établissement dans une petite ville de province.
Recueil d'études consacrées à des témoignages de voyageurs de l'Ancien Régime (nobles, compagnons, missionnaires, pèlerins, etc.), faisant part des difficultés rencontrées lors de leur périple : problèmes d'argent, de transport, d'hébergement, piraterie, maladies, etc.
Près de quatre cent cinquante ans après le massacre de la Saint-Barthélemy (1572), la question de l'accueil des réfugiés en Europe et les attentats survenus en France, en Allemagne, en Belgique, au Royaume Uni et dans d'autres pays depuis janvier 2015 ont profondément ému les opinions publiques. Ils ont conduit les sociétés européennes à s'interroger sur les raisons immédiates d'une telle violence et sur les faits passés qui pourraient contribuer à l'expliquer. Dans l'Europe moderne qui connaît tant de violences religieuses entre confessions chrétiennes ou entre chrétiens, juifs et musulmans, les questions de la tolérance et de l'intolérance des religions sont déjà au coeur des débats politiques et religieux. C'est sur ce thème qu'a été organisé un colloque à l'Université d'Angers les 29 et 30 septembre 2016 autour de la question de la Tolérance et [l']intolérance des religions à l'époque moderne. Comment est pensée la tolérance au moment de l'Édit de Nantes ? Quelles sont les raisons de préférer la tolérance actuellement comme au 16e siècle ? Quelles sont les limites de la tolérance ?