Le nouveau monde numérique. Le cas des revues universitaires
Boismenu Gérard ; Beaudry Guylaine
LA DECOUVERTE
16,00 €
Epuisé
EAN :9782707138934
Avec la montée en puissance d'Internet, les conditions de circulation de la connaissance sont en train de changer radicalement: la possibilité de publier et de diffuser "en ligne" élargit considérablement l'audience des travaux scientifiques, et permet d'enrichir et d'accélérer les échanges qu'ils suscitent. Ce processus est maintenant bien établi dans les sciences exactes, alors qu'il est beaucoup plus récent pour les sciences humaines et sociales. D'où l'intérêt d'étudier le cas du basculement progressif des revues universitaires de ce domaine vers le support électronique, révélateur à plus d'un titre des formes que prend la dernière génération du "nouveau monde numérique". Tel est l'objet de ce livre: ses auteurs, s'appuyant sur leur propre expérience en la matière (projet Érudit et réalisation d'un portail de revues francophones) et sur l'étude des expériences internationales, présentent les aspects conceptuels, économiques, techniques et organisationnels de cette mutation. Ils montrent notamment les enjeux considérables de ces nouvelles formes de diffusion des résultats de la recherche pour le monde universitaire francophone: face à la domination de l'anglais dans l'espace mondial de production de connaissances, elles peuvent lui redonner toute sa place, pour autant que les bons choix - techniques, scientifiques et économiques - soient opérés. Un petit livre indispensable à tous les professionnels de la documentation, et bien sûr aux chercheurs en sciences humaines et sociales confrontés aux défis de la numérisation du savoir. Biographie de l'auteur Guylaine Beaudry, directrice de la division Traitement de l'information des services informatiques de l'université de Montréal, est chef du projet de plate-forme de diffusion de revues Érudit (www.erudit.org). Elle est responsable du programme de production numérique des thèses de son institution et a coordonné la mise en place de Cyberthèses (www.cybertheses.org).Gérard Boismenu, professeur et directeur du département de science politique à l'université de Montréal, est directeur scientifique des Presses de l'université de Montréal (1994-2002). Il est l'un des principaux responsables de la plate-forme Érudit.
Nombre de pages
178
Date de parution
07/11/2002
Poids
222g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782707138934
Titre
Le nouveau monde numérique. Le cas des revues universitaires
Auteur
Boismenu Gérard ; Beaudry Guylaine
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
137
Poids
222
Date de parution
20021107
Nombre de pages
178,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.