Pierre de Boisdeffre descend, par son père, d'une famille de notables berrichons, les Néraud (Jules Néraud, dit Le Malgache, fut un grand ami de George Sand), et par sa mère du général de Boisdeffre, chef d'Etat-Major des armées au moment de l'Affaire Dreyfus et négociateur de l'alliance franco-russe. Enarque de la première génération, il poursuivit une carrière de haut fonctionnaire un peu atypique parce que, dès ses vingt ans, le jeune Boisdeffre était entré en littérature. Passé par l'Education nationale, les Beaux-Arts, les Affaires étrangères, l'ORTF, il terminera sa carrière de diplomate comme ambassadeur en Uruguay, en Colombie et auprès des Communautés européennes à Strasbourg. Subversif et polémique, Boisdeffre raconte ses expériences professionnelles et littéraires avec une grande liberté de ton. Il n'hésite pas à égratigner. Et comme il a rencontré "tout le monde"... du général de Gaulle à Malraux, de Mauriac à Claudel, toute une France politique et littéraire des années 50 à 70 revit dans ce livre provisoirement arrêté à la grande fracture de 1968.
Nombre de pages
600
Date de parution
12/10/1994
Poids
816g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782246452515
Titre
Contre le vent majeur. Mémoires 1368-1968
Auteur
Boisdeffre Pierre de
Editeur
GRASSET
Largeur
150
Poids
816
Date de parution
19941012
Nombre de pages
600,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
L'Eglise, fondée par Jésus-Christ voici deux mille ans, va-t-elle mourir ? Il y a de moins en moins d'hommes et de femmes pour croire en Jésus crucifié, de moins en moins de prêtres pour célébrer sa passion, de moins en moins de fidèles pour fréquenter son temple. Ce livre brûlant commence comme un pamphlet et s'achève en chant grégorien. D'abord, l'accusation ; aujourd'hui, le plus grand obstacle de l'évangélisation ne serait-il pas ce clergé vieilli, dépassé, qui a troqué l'enseignement éternel contre un assistanat social et un engagement politique ? Le vrai témoignage de la foi ne serait-il pas plutôt donné par les laïcs ? Erasme, défenseur incompris d'une Eglise encore à venir, Montalembert vouant sa vie, ses forces et sa fortune à une Eglise qui ne le paiera que d'ingratitude, Péguy, Claudel, Bernanos, Maritain, Mauriac, Clavel et quelques autres en sont les plus pertinents exemples. Dès lors Pierre de Boisdeffre prend le pari : les laïcs, hommes et femmes confondus, prendront la relève, conduiront l'Eglise au-delà du gué ; la résurrection passera par eux, autant que par les prêtres et, bien sûr, par les papes.
Résumé : Ni biographie, ni commentaire critique de l'?uvre, l'essai de Pierre de Boisdeffre est un portrait qui s'articule autour de deux idées-forces : la vie vécue comme combat permanent contre la mort, et la quête passionnée de l'immortalité. On y trouve de multiples vues, jusqu'ici peu connues, sur l'homme privé, sa relation avec la politique et avec " les hommes de l'histoire ", sa vie conjugale ou extra-conjugale, son vrai rapport avec le communisme, puis avec le gaullisme. Mais aussi une analyse, qui n'avait guère tenté la critique, des convictions profondes de Malraux, de ses réflexions métaphysiques et de son sens religieux. L'ensemble est illustré de nombreuses photos, souvent inédites. Un livre qui, certes, n'a rien d'hagiographique et qui, pour beaucoup, sera une révélation, au moment du vingtième anniversaire de la mort de l'écrivain et du transfert de sa dépouille au Panthéon.
Betty, résistante, a vingt et un ans lorsqu'elle est arrêtée à Bruges, en mars 1942, pour avoir dissimulé un poste émetteur clandestin. Elle est déportée au camp de Ravensbrück puis de Mauthausen. Joseph, juif et résistant, est arrêté quelques mois plus tard, Gare du Midi à Bruxelles, et déporté à Auschwitz-Birkenau. C'est après leur libération, à bord d'un train de la Croix-Rouge, que Betty et Joseph se rencontrent. Cinq enfants grandissent dans l'ombre de ce couple singulier, beau et meurtri. Cinq enfants pour reconstruire une famille décimée, celle de Joseph, dont le père et les quatre frères et soeurs ont été assassinés dans les camps. Petite, Myriam Spira écoutait ses parents raconter : la faim, le froid, les souffrances, la douleur des expériences médicales. Mais aussi leur combat pour la vie, l'espoir de retrouver une existence normale. Cet héritage douloureux imprègne l'âme des enfants qui connaîtront le mal-être existentiel, et la difficulté à devenir parents à leur tour. Autant de symptômes d'une transmission souvent indicible. Myriam Spira nous offre le récit rare d'une " deuxième génération ", l'histoire de sa vie déportée dans les souvenirs de ses parents, mais aussi de sa reconstruction : à quarante-six ans, grâce à une volonté féroce, elle obtient sa licence de pilote privé et part seule survoler les camps, pour comprendre, maintenant adulte. Et raconter à son tour. Un récit bouleversant.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.