Québéqueer. Le queer dans les productions littéraires, artistiques et médiatiques québécois
Boisclair Isabelle ; Landry Jean-Luc ; Poirier Gir
PU MONTREAL
40,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782760640689
En plus d'offrir un portrait des productions culturelles queer au Québec tant francophones qu'anglophones, dont certaines autochtones, cet ouvrage s'attarde à révéler le caractère queer de celles qui ne le sont pas de facto. Il se présente comme un manuel de référence sur le sujet, avec des essais critiques — qui portent autant sur la littérature et le monde du spectacle que sur les arts médiatiques ou la presse gay — et des textes expérimentaux — fictions, dessins, récits autobiographiques. Plus de 27 oeuvres de fiction publiées entre 1965 et 2017 y sont analysées sous différents aspects, avec des méthodologies diverses, mais toujours sous l'éclairage queer (un terme à la nature instable, paradoxale, que calque la forme éclatée de l'ouvrage). Du polyamour à l'inceste, en passant par le racisme, l'urbanité, le suicide, le non-désir d'enfant, l'alimentation ou les processus de production, le queer met en scène des personnages hétéros ou homosexuels, intersexués, cis, trans, travailleur.euse.s du sexe, gros et plusieurs autres... Cette juxtaposition d'états, de genres, de thèmes, de formes et de pratiques constitue l'une des forces de ce livre qui intéressera bien sûr un lectorat d'intellectuel.le.s et de personnes issues des communautés LGBTQIA2S+, mais pas seulement. Il deviendra, sans nul doute, une ressource indispensable pour l'enseignement de nouvelles perspectives dans le cadre des sciences humaines et sociales.
Nombre de pages
509
Date de parution
03/09/2020
Poids
670g
Largeur
139mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782760640689
Titre
Québéqueer. Le queer dans les productions littéraires, artistiques et médiatiques québécois
Auteur
Boisclair Isabelle ; Landry Jean-Luc ; Poirier Gir
Editeur
PU MONTREAL
Largeur
139
Poids
670
Date de parution
20200903
Nombre de pages
509,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Qu'en est-il du masculin et du féminin dans la production littéraire contemporaine? Que permettent d'apprendre sur les textes du passé les hypothèses actuelles quant au caractère culturel du dispositif de la différence des sexes? Cette mise en question de l'identité de genre est-elle présente dans la littérature? Autant de questions qui peuvent être soulevées au moment d'interroger les textes, en recourant aux notions de détermination et d'indétermination, de brouillage et de glissement du genre, qui sont reliées de près à celle de l'identité sexuelle. Chaque texte littéraire recèle une vision du genre sexuel et constitue à ce titre un lieu de médiation où il est possible de reproduire ce dispositif ou de le subvertir. Aborder la question du genre vient ouvrir, en quelque sorte, celle du féminin et poser, à ses côtés, celle du masculin, et, plus globalement, celle de la division du monde.
On s'est beaucoup intéressé à Nelly Arcan comme figure médiatique ou comme symbole de la féminité contemporaine. Ce livre invite à se recentrer sur son travail d'écrivaine. Ici, chercheur.e.s, lecteurs et lectrices se penchent sur son oeuvre et suggèrent des pistes pour comprendre ce qu'elle ébranle, pour saisir ce que cette écriture, qui a un si fort potentiel performatif, a changé dans la littérature, comment elle agit encore maintenant. Entre autofiction et mascarade, entre nihilisme et critique sociale, cette oeuvre de contrastes, portée par une voix impitoyable, continue de poser des questions. Comment se défaire des rôles qui nous aliènent ? Comment déjouer les désirs scriptés, tout en continuant de jouer ensemble ? Que peut la littérature dans ce jeu ? Des textes de Marie-Andrée Bergeron, Isabelle Boisclair, Jorge Calderón, Christina Chung, Nicole Côté, Martine Delvaux, Guillaume Girard, Pascale Joubi, Andrea Oberhuber, Patrie O'Green, Joëlle Papillon, Kristopher Poulin-Thibault, Karin Rosso, Corrie Scott et Métlssa Thériault.
Tour à tour sacralisé, transformé, utilisé ou violé, le corps des femmes incarne lidée même de désir : le fétiche de la représentation, nous dit la philosophe Judith Butler. Comment casser la triade sexe, genre et désir qui fait de lhomme lunique sujet désirant et de la femme, léternel objet désiré ? Est-il possible de penser le désir hors des identités sexuelles ? Pour sortir de cette impasse politique, symbolique et narrative, il faut rompre avec cette équation qui domine lespace des représentations de la sexualité. En revoyant les scripts sexuels à loeuvre dans notre imaginaire, du Petit Chaperon rouge à Merveilleuse Angélique, les articles rassemblés ici réfléchissent à la question des femmes qui désirent et agissent, tout en examinant ses figurations dans les images et les textes contemporains. Loccasion dexplorer de manière critique le désir féminin au plan de la production artistique, de la réception et de linterprétation symbolique. Au final, y a-t-il même un authentique désir à désirer , loin des représentations dominantes ? Des textes de Karine Bellerive, Isabelle Boisclair, Nicole Côté, Wendy Delorme, Martine Delvaux, Philippe Dumaine, Catherine Dussault Frenette, Karen Ferreira-Meyers, Stéphanie Kunert, Jonathan Lamy, Vincent Landry, Audrey Laurin, Julie Lavigne, Sabrina Maiorano, Joëlle Papillon, Lori Saint-Martin, Julie Silveira et Nathanaël Wadbled.
Résumé : La mine, c'est à la fois le crayon, l'expression et le potentiel explosif. Nous disons mines de rien, parce qu'il s'agit de petites choses, ces petits riens souvent passés sous silence, et qui, pourtant, nous minent. Trois professeures de lettres délaissent les formes académiques pour se donner le plaisir des billets d'humeur, de l'archéologie du quotidien, en solidarité avec toutes celles qui subissent les humiliations invisibles. Têtues, critiques, moqueuses ou graves, elles s'entendent sur un point: si le monde a beaucoup changé, si l'égalité semble à portée de main, le sexisme demeure bien vivace partout. Mines de rien, ce sont trois féministes qui mettent en commun leurs plumes grinçantes pour dépeindre nos travers avec des lunettes pas vraiment roses. Du marketing aux toilettes publiques, en passant par les médias sociaux, la culture du viol, l'instinct maternel ou la masturbation, leurs chroniques s'indignent de l'ordinaire sexiste, et prouvent qu'il est aussi arbitraire qu'anachronique. Ici la conscience aiguë du phallocentrisme n'est pas un poids, mais un moteur. Mieux vaut, paraît-il, en rire. Mieux vaut surtout s'en indigner.
Les débats sur l'utilité des organisations internationales pendant la pandémie de COVID-19 ou la guerre en Ukraine illustrent le poids des attentes qui reposent sur ces institutions, malgré leur affirmation de ne pas intervenir dans le champ politique. Cet ouvrage prend cette revendication au sérieux et étudie la manière dont ces organisations s'efforcent de "dépolitiser le monde". S'appuyant sur divers cas d'étude, de la gestion de la crise environnementale à la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU, les autrices analysent de façon précise les pratiques d'expertise, les prétentions à la neutralité et le jeu sur la temporalité des négociations qui mènent à la dépolitisation. Elles mettent au jour trois grandes logiques qui la sous-tendent : le pragmatisme, les stratégies de légitimation et les tactiques d'évitement de la responsabilité. Tout en éclairant la complexité et la crise de légitimité du multilatéralisme contemporain, elles montrent en définitive qu'il est impossible de réduire ces organisations à de simples mécanismes apolitiques établis uniquement pour faciliter la coopération internationale.
L'administration Trump (2017-2021) a représenté un "point de rupture" dans les relations canado-américaines, dont les effets ont continué à se faire sentir pendant la présidence de Joe Biden, et qui encourage les élus américains à protéger les intérêts des Etats-Unis par tous les moyens, même si cela déplaît parfois au Canada. C'est du moins ce que soutiennent les auteurs de cet ouvrage qui retrace l'évolution de ces relations pendant le premier mandat du célèbre milliardaire, en s'attardant à trois grands domaines d'intérêt : l'économie, l'environnement et la gestion de la frontière canado-américaine. L'importance accrue accordée à cette relation aux Etats-Unis résulte des sentiments négatifs de Trump à l'égard du Canada, sentiments que des politiciens américains aux convictions semblables ont ensuite adoptés. Aucun ouvrage en français n'examine autant en profondeur l'influence de Donald Trump sur les nombreux liens tissés entre les deux nations. La diversité des cas ici à l'étude permet de brosser un portrait éloquent, et précis, de la situation actuelle susceptible de durer, et ce, quels que soient les résultats des prochaines élections américaines.
Depuis plus de 75 ans, le cinéma nous met en garde contre les armes nucléaires. Tous ces cauchemars sur pellicule expriment symboliquement la pire angoisse qui hante notre imaginaire collectif : l'anéantissement du monde tel qu'on le connaît. A travers un découpage historique et thématique, cet essai analyse plus de 40 oeuvres cinématographiques en mettant l'accent sur les appréhensions générées par la puissance nucléaire. L'étude se penche donc sur l'évolution des doctrines stratégiques nationales ainsi que sur les perceptions qui en découlent. En se prêtant à une lecture allégorique ou sociologique, ces films jettent un éclairage révélateur sur la place qu'occupe le cinéma dans notre représentation des grands enjeux militaropolitiques depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.