MME FÊLÉE ET M. BARJOTZouzouille et Bijou n'ont pas bougé et se tiennent toujours attablés devant le piano.BIJOU - Mais je ne dis pas que tu as tort, Zouzouille, ce que j'essaie simplement de formuler avec mes pauvres petits mots en lambeaux...ZOUZOUILLE (l'interrompant) - Bijou! Bijou, je t'en supplie, écoute-moi! Alors là, pour le coup, c'est trop important!BIJOU - Mais bien sûr que c'est important - verse-moi du thé - Zouzouille adoré!ZOUZOUILLE - On ne peut pas laisser s'enfuir un malentendu pareil sans craindre de le voir revenir pour tout assombrir.BIJOU (en confidence à un de ses ongles) - J'adore comme cet homme s'exprime!ZOUZOUILLE (sans quitter Bijou des yeux, il verse donc le thé à côté de la tasse) - Il faut à tout prix, tu m'entends, il faut à tout prix...BIJOU - Pas trop sur la nappe s'il te plaît, merci!ZOUZOUILLE - Il faut à tout prix que nous soyons du même avis.BIJOU - C'est un ordre, mon chéri, ou c'est un souhait?
Nombre de pages
96
Date de parution
05/07/2008
Poids
108g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782351050439
Titre
Rappelez-moi le titre déjà ?
Auteur
Bois Jean
Editeur
OEIL DU PRINCE
Largeur
130
Poids
108
Date de parution
20080705
Nombre de pages
96,00 €
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A l'issue d'une soirée mondaine et costumée, dans un de ces moments flous où les sourires las font planer comme un léger redoux, à l'heure où les cernes se creusent, où les paupières vacillent, lorsque l'on fait mine de tomber en extase devant n'importe quel bibelot afin de mieux pouvoir bâiller en paix, quand on ne se souvient plus si l'on est arrivé avec ou sans manteau, bref! à l'heure fatale où l'on ne tient plus à savoir l'heure qu'il est, le regard d'une certaine femme - pourtant accompagnée - vient à croiser par hasard le regard d'un certain homme - pourtant marié -, et aussitôt leurs vies volent en éclats, sans que ni l'un ni l'autre ne semble s'émouvoir le moins du monde de l'étendue des dégâts.
L'Europe moderne renonçant à la vieille idée de monarchie universelle, pontificale ou impériale, naît au temps des fractures religieuses, politiques et militaires qui accompagnent l'apparition des monarchies nationales. La réflexion sur l'idée d'Europe est alors renvoyée à l'abstraction. Mais si, du modèle utopique de Thomas More au projet de paix perpétuelle de l'abbé de Saint Pierre, les chimères ne manquent pas - Sully ou Henri IV, Eméric Crucé, Comenius, Leibniz ou William Penn -, elles posent déjà la vraie question du fédéralisme et des institutions supranationalesEn même temps, se développent une pensée juridique issue de Grotius et l'aspiration cosmopolite à une fraternité universelle. Non sans pragmatisme, une diplomatie de plus en plus structurée et active impose, au gré des congrès qui, à partir de 1648, rythment les grandes guerres européennes, une forme d'accord entre puissances, première ébauche d'une Europe qui récuse l'unité par la conquête tentée par la France révolutionnaire, puis impériale, au profit d'une entente négociée dont les institutions restent encore à mettre en ?uvre en 1815
Un chirurgien parisien du XVIIe siècle imaginait qu'on pourrait prolonger indéfiniment l'existence des vieillards en injectant dans leurs veines le sang d'un homme jeune. Mais l'espoir fut de courte durée et dans l'Europe classique il resta difficile de vieillir. En société, tout vieillard est alors " un Huron ". Molière ironise sur les duègnes et les barbons tandis que Corneille déplore cette " vieillesse ennemie ", dont Rembrandt et Frans Hals donnent une vision bien pessimiste. Au XVIIIe siècle, tout bascule. Greuze, Diderot et les préromantiques s'attendrissent sur les bons vieillards. Mieux soignés _ l'élixir de longue vie de Cagliostro n'y fut sans doute pas pour grand-chose _ ils sont aussi plus nombreux. Les catalogues de centenaires fleurissent. Finie l'époque des vieux repoussants. Les rôles sont maintenant inversés : les grands-mères racontent les sorcières aux enfants, les grands-pères deviennent des patriarches " sages et frais ". La Révolution, qui célèbre les vieillards dévoués à la patrie, élabore de beaux projets de pensions de retraite, mais ils n'aboutissent pas. Au même moment, le médecin du roi de Prusse s'intéresse à La Macrobiotique ou l'art de prolonger la vie de l'homme. Et en effet, l'espérance de vie commence à s'allonger, sans que Malthus en devine les conséquences. Car au XIXe siècle, la vieillesse part à la conquête de l'Europe. Les têtes grises triomphent à la tête des Etats : Louis-Philippe, Victoria, Metternich, François-Joseph, les présidents de la IIIe République... Charcot fonde une véritable médecine de la vieillesse. En France, comme en Angleterre ou en Allemagne, se met enfin en place une politique sociale en faveur des vieux. Certes l'éclatement de la famille entraîne pour beaucoup une nouvelle solitude, mais ils acquièrent un petit revenu en même temps qu'un statut social. Et le plus célèbre d'entre eux, Hugo, " le grand-père sans mesure ", donne à la vieillesse sa plus belle dimension symbolique. Jean-Pierre Bois, né en 1945, est ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de l'Enseignement Technique, agrégé d'Histoire et docteur ès Lettres. Il est actuellement professeur à l'Université de Nantes.
?Un building. Une entreprise. 13 étáges. 32 employés. Une journée. Hôtesses, comptables, agents d'entretien, cadres, directeurs des ressources humaines, chargés de communication s'agitent, déjeunent, coachent, prospectent ou brainstorment au rythme intempestif des crashs d'oiseaux contre leurs baies vitrées. Une ascension vers la chute...