Les Passagers du RER. Chaque jour, ils font le plus politique des voyages en France
Boirat Lucas ; Buffat Maryne ; Davezies Laurent ;
ARENES
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EAN :9782711201051
Pour ceux qui le prennent, et ils sont plus de 3 millions chaque jour, le RER est un grand sujet de discussion. Il raconte aussi la France. Filant d'une banlieue à une autre, il longe les maisons de campagne impeccables, les camps de Roms, le béton, les friches, la verdure, les façades chics, voyage de la bourgeoisie au prolétariat. Et au beau milieu : la capitale la plus touristique du monde. Quel train offre une traversée aussi rapide de ce millefeuille social, même si elle paraît trop lente et pénible à ceux qui s'y trouvent ? Pour rendre compte de ce voyage, il fallait un livre qui rassemble des voix complémentaires. Les archives du Monde (articles, témoignages, lettres de lecteurs) retracent la formidable promesse du RER, lancé dans les années 1960, et, au fil du temps, la désillusion des banlieusards livrés à des vies transportées. Quatre chercheurs - une urbaniste, un sociologue, un économiste, un ethnologue - nous donnent des clés sur le RER d'aujourd'hui, sa réalité et son imaginaire. Et des photos, des poèmes, des extraits de chansons et de romans nous font entendre les sons du sous-sol.
Favilli Elena ; Cavallo Francesca ; Shapiro Jessic
PLUS DE 100 DESTINS DE FEMMES HEROÏQUES DU MONDE ENTIER, D'HIER ET D'AUJOURD'HUI. Mieux que tous les livres de contes de fées : elles sont pirates, scientifiques, espionnes, sportives, chanteuses, guerrières, reines, romancières... 100 femmes aux vies extraordinaires qui brisent les stéréotypes et encouragent filles et garçons à suivre leurs rêves. Ce livre a été un immense succès dans tous les pays où il est paru : n° 1 des albums jeunesse aux Etats-Unis et en Angleterre, n° 1 des livres en Italie. Déjà plus d'1 million d'exemplaires vendus... Voilà les histoires que nous devrions lire à nos filles... et à nos garçons !
Les évènements racontés dans ce livre se déroulent sur plus de vingt ans. Pendant toutes ces années, je me suis tu. Aujourd'hui, j'écris en pensant à toutes celles et ceux, des centaines de milliers, peut-être des millions, qui souffrent en silence du même mal."
Italie, 1940. Mussolini entraîne son pays dans une guerre dont il ne mesure ni l'ampleur ni le chaos qu'elle provoquera. Tandis que ses troupes, mal préparées, s'enlisent sur tous les fronts - Afrique, Balkans, Russie -, le régime fasciste vacille. A Rome, le Duce s'enferme dans l'illusion du pouvoir, tiraillé entre les exigences d'Hitler, les manoeuvres de ses proches et sa liaison avec Clara Petacci. Dans ce quatrième volet magistral, Antonio Scurati mêle archives et fiction pour raconter l'effondrement d'un pouvoir déconnecté du réel. Une fresque implacable où l'horreur des combats répond à la décomposition morale d'un régime à l'agonie. TRADUIT DE L'ITALIEN PAR NATHALIE BAUER
Imaginons que Dieu s'obstine à vouloir penser qu'il a créé le monde et que Darwin s'efforce de le convaincre que ce n'est pas vrai. Comment Dieu pourrait-il lui expliquer que le travail ait été parfois à ce point bâclé ? Le bernard-l'ermite doit se débrouiller sans coquille, l'élan d'Irlande n'a pas survécu, les paons sont vraiment trop voyants. Sans compter toutes ces bizarreries : des wombats qui défèquent des cubes, des gazelles qui cabriolent en présence du lion, des rats qui font des avances aux chats, des ornithorynques qui semblent avoir mélangé les espèces ou des plantes carnivores qui s'acoquinent avec des chauves-souris. Sans compter tous ces comportements franchement contraires à la morale, les mensonges, les ruses, les vols et bien d'autres turpitudes. Et si toutes ces créatures témoignaient de l'invraisemblable inventivité de la vie, qui essaye, qui risque, qui rate, qui réussit, qui recommence. Narrant toutes ces histoires qui ont constitué autant d'énigmes pour les biologistes, Vinciane Despret et Pierre Kroll s'inclinent, avec autant d'humour que d'admiration, devant la richesse et la très grande diversité des expérimentations dont font montre tous les êtres vivants dans la longue aventure de l'évolution.
Créateur des célèbres concepts de la "ville du quart d'heure" et du "territoire de la demi-heure ", Carlos Moreno a fait de la proximité le coeur battant d'un urbanisme du soin et du bien-être. Des ruelles de Tokyo aux Utopías de Mexico, de Saint-Hilaire-de-Brethmas, dans le Gard, à Busan, en Corée, il nous emmène dans un voyage mondial au contact d'initiatives concrètes qui réinventent nos manières d'habiter. Nourri de quinze années de recherches et d'expérimentations aux quatre coins du monde, l'urbaniste nous révèle une vérité essentielle : le bien-être n'est pas un luxe réservé aux métropoles privilégiées, mais un droit accessible à tous, à condition de repenser nos espaces à l'échelle humaine. Des infrastructures sociales aux services de santé, de l'alimentation locale aux mobilités douces, il trace les contours d'une nouvelle urbanité fondée sur le lien, la solidarité et la proximité heureuse.
Une vision biomimétique de l'architecture et de l'urbanisme Selon un avis largement partagé, notre avenir est apocalyptique. En quête d'un antidote, et pour contrebalancer ces dystopies préjudiciables, j'ai pris le parti d'imaginer des futurs souhaitables. Je me suis autorisé à rêver de villes où l'on ne craint plus de respirer à fond, rendant la place aux parfums des plantes, aux chants des oiseaux, aux potagers et aux méandres des rivières. Mon travail utopique a trouvé un ferment dans les recherches biomimétiques. S'inspirer du Vivant pour innover m'a donné une indispensable assise dans le réel et m'a permis d'affermir mon imaginaire dans un contexte crédible. Grâce à mon métier d'architecte, j'ai tout d'abord dessiné des bâtiments destinés à voir le jour dans un temps proche, puis, conscient que toute réalisation commence par un plan, un dessin, j'ai cherché à concevoir, pour un futur lointain, un monde désirable et biomimétique, un avenir très différent de celui qui s'annonce. Par mes dessins, je propose de diluer la frontière entre l'artificiel et le naturel et de réconcilier l'Humain et son environnement dans une vaste relation d'interdépendance et de respect. - Luc Schuiten
Sitte Camillo ; Wieczorek Daniel ; Choay Françoise
L'Art de bâtir les villes (Der Städtebau nach seinen hünstlerischen Grundsätzen), publié par Camillo Sitte en 1889, demeure aujourd'hui 1er passage obligé de toute réflexion sur la ville. Il enregistre le début d'une mutation qui achève de s'accomplir sous nos yeux: la disparition de l'ancien statut de la ville comme entité isolable. D'autre part, il explore la dimension esthétique de l'urbanisme. Constatant sa laideur, il se demande s'il est possible de créer aujourd'hui un bel environnement urbain, et il interroge les "villes historiques" pour y chercher non des configurations déterminées mais des règles d'organisation, des relations constantes liant les pleins et les vides qui constituent le tissu urbain: affirmation des différences entre édifices, petits et grands, publics et privés, savants et populaires; articulation de tous les éléments bâtis, clôture des vides, jeu des échelles... Ce livre peut ainsi concourir, en cette époque où la ville est menacée, à recréer les conditions d'une réflexion sur ce que pourraient être aujourd'hui sa beauté et sa convivialité.