Fin 2002, Philippe Bohelay, qui connaît bien la Russie et le Caucase, et le photographe Olivier Daubard prennent à Moscou le train pour les camps de réfugiés tchétchènes en Ingouchie. De leur séjour, ils ont rapporté, l'un des clichés en noir et blanc, l'autre une lettre prêtée à Ramzan, jeune kamikaze en puissance. " Il est une voix, une image de synthèse. Les événements qu'il raconte se sont réellement produits " : le pétrole qui pollue tout, les cadavres qui hantent, l'armée russe qui terrorise, les tortures avant les disparitions, parfois un geste de tendresse. " À travers Ramzan, nous avons approché cette énergie qui portait ces jeunes à rejoindre la guérilla armée, cette fascination pour la mort héroïque qui les gagnait peu à peu. " À moins qu'il ne s'agisse de " ce Mal qui naît si souvent sur l'écume de la bave de l'ange qui combat le dragon "... Car Philippe Bohelay ne cède pas au manichéisme. Ni dans la lettre de Ramzan ni dans son récit des voyages aller et retour, occasions de rencontres, de rappels historiques et de pensées, sombres, sur le jeu trouble des chefs tchétchènes et des oligarques, sur la Russie qui se suicide en Tchétchénie. Restent les visages et les paysages gris et blancs saisis dans ces camps qui se vident à présent de gré ou de force.
Nombre de pages
75
Date de parution
24/03/2004
Poids
234g
Largeur
171mm
Plus d'informations
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EAN
9782912019271
Titre
Lettre de Tchétchénie
Auteur
Bohelay Philippe ; Daubard Olivier ; Sebbar Leïla
Editeur
BLEU AUTOUR
Largeur
171
Poids
234
Date de parution
20040324
Nombre de pages
75,00 €
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Brunner-Traut Emma ; Charrak Gabrielle ; Farout Do
Notre connaissance de l'antique Egypte a donc subi deux révolutions coperniciennes. La première en 1822 avec Jean-François Champollion à qui nous devons l'ouverture de la porte des hiéroglyphes. La seconde en cours depuis 1963 à la suite d'Emma Brunner-Traut dont la diffusion demeure trop lente aujourd'hui." Christophe Barbotin, conservateur général au département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre. L'aspective, miroir inversé de la perspective, est une nouvelle grammaire qui emprunte à la philosophie pour lire des images symboliques, à commencer par celles de l'Egypte antique. Son introduction en 1963, par l'égyptologue allemande Emma Brunner-Traut, a pu être interprétée comme la seconde "révolution copernicienne" de l'égyptologie, après le déchiffrement des hiéroglyphes par Champollion. Propre à accélérer la diffusion de cette révolution, la première traduction en français de Die Aspektive est assortie d'un appareil critique et d'une riche iconographie commentée - où des images de l'Egypte antique côtoient des dessins de la grotte Chauves, des oeuvres grecques, romaines et chrétiennes, une peinture chinoise ou un portrait cubiste de Picasso par Juan Gris. De quoi mettre en pratique et à l'épreuve la méthode aspective de lecture d'images qui dépasse le champ de l'égyptologie dont elle émane.
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Après Pierre Loti dessinateur (2009), voici Pierre Loti photographe. Une autre facette de cet artiste aux multiples talents. Un nouveau carnet de voyages, inspiré et largement inédit. Des voyages en Orient au fil desquels Loti, marin, promeneur, a composé, de 1894 à 1907, une ?uvre d?un millier de clichés, dont plus de la moitié, les meilleurs, figurent ici.Chronologiquement?: la Terre sainte?; l?Inde et la Perse, d?où il rapporte deux saisissantes séries?; la Chine, la Corée et l?Indochine?; puis, avant l?Égypte, son cher Istanbul, dont il donne un foisonnement d?images, parmi les plus vivantes?; sans oublier des portraits de marins et de proches qu?il capte chez lui, à Rochefort et au Pays basque.Des bords du Gange aux rives du Bosphore ou de la Bidassoa, de Jérusalem à Ispahan, le reporter Pierre Loti cède souvent le pas au romantique. Pénétré de l?évanescence des choses, il se hâte de les fixer de son regard d?artiste et d?enfant saisi par la magie de la photographie. Et il révèle du monde une vision pleine d?humanité, émerveillée.4e de couverture : Après Pierre Loti dessinateur (2009), voici Pierre Loti photographe. Une autre facette de cet artiste aux multiples talents. Un nouveau carnet de voyages, inspiré et largement inédit. Des voyages en Orient au fil desquels Loti, marin, promeneur, a composé, de 1894 à 1907, une ?uvre d?un millier de clichés, dont plus de la moitié, les meilleurs, figurent ici.Chronologiquement?: la Terre sainte?; l?Inde et la Perse, d?où il rapporte deux saisissantes séries?; la Chine, la Corée et l?Indochine?; puis, avant l?Égypte, son cher Istanbul, dont il donne un foisonnement d?images, parmi les plus vivantes?; sans oublier des portraits de marins et de proches qu?il capte chez lui, à Rochefort et au Pays basque.Des bords du Gange aux rives du Bosphore ou de la Bidassoa, de Jérusalem à Ispahan, le reporter Pierre Loti cède souvent le pas au romantique. Pénétré de l?évanescence des choses, il se hâte de les fixer de son regard d?artiste et d?enfant saisi par la magie de la photographie. Et il révèle du monde une vision pleine d?humanité, émerveillée.